Ce qui me frappe, depuis la première élection de Trump, est à quel point Barack Obama fait profil bas. A tort ou à raison, il me semble qu’il pense être responsable de la situation actuelle des USA. D’ailleurs il fut un président impuissant. Il croyait avoir trouvé la panacée et il fut mis en échec. Il symbolise la fin d’une ère ? Celle de la raison et de l’élite. Celle-ci a pêché par « hybris ». Et elle a récolté la tempête ?
Que va-t-il arriver ? Le grand enseignement de la présidence Trump, et probablement de celle d’Hitler avant lui, est à quel point nous sommes incapables de penser. Notre éducation produit un carcan intellectuel. Pire : ce que nous appelons raisonner consiste, je le soupçonne, seulement à répéter l’opinion commune.
(Une anecdote. Il y a longtemps j’interviewais, dans le cadre d’une mission, le président d’un Comité économique et social régional. Je ne devais pas avoir l’attitude d’approbation habituelle, car il m’a demandé, à la fin de l’entretien, quasiment, s’il avait répondu correctement…)
Classique observation de systémique ? A force de vouloir forcer l’homme à « bien » penser, on ouvre en grand la porte au « mal » ? Et peut-être même qu’on le crée ? Jekyll et Hyde ?