
Qui était Witold Gombrowicz ? Lecture de Ferdydurke, son roman le plus célèbre semble-t-il.
Un mélange de Kafka et de Céline ? C’est une sorte de farce sinistre. Une charge effroyable contre la société polonaise. Du peuple aux nobles, personne ne réchappe au règlement de compte. Quatre mots reviennent sans cesse : cucul, forme, gueule, mollet. Cucul surtout : la Pologne réduit ses citoyens en enfance. En outre, ils adoptent des comportements stéréotypés (forme). Les affrontements, qui se succèdent, se font par la parole. Mettre une personne en contradiction avec ce qu’elle dit être, c’est la tuer. Toute la laideur de l’âme qui en résulte se traduit par la « gueule ». Les visages ne sont pas humains. Quant au mollet, c’est ce que nourrit l’homme.
La virtuosité de l’écrivain est confondante. Mais que signifie une telle haine ? Une tentative de corriger les moeurs ? Et comment a-t-il pu trouver des lecteurs ?








