De Jacques Guérin, j’en suis venu à Violette Leduc. Autre célébrité oubliée.
France culture a lu des lettres qu’elle adressait, principalement, à Simone de Beauvoir, qui fut la passion de sa vie. Une vie misérable. Mais beaucoup de talent.
De Jacques Guérin, j’en suis venu à Violette Leduc. Autre célébrité oubliée.
France culture a lu des lettres qu’elle adressait, principalement, à Simone de Beauvoir, qui fut la passion de sa vie. Une vie misérable. Mais beaucoup de talent.
Il y a quelques années, j’ai proposé à Dennis Meadows de participer à une séance de travail concernant son étude des « limites à la croissance ». Malheureusement, si mes souvenirs sont bons, il venait de passer en France et ne comptait pas y revenir de si tôt.
On était en 2012, un article venait de paraître qui montrait que les prévisions faites quarante ans plus tôt se vérifiaient : nous devrions connaître un choc violent sur la période 2030 – 2050. Il en résulterait une réduction significative de la population mondiale.

C’était un problème « systémique », disaient D.Meadows et son équipe : attaquer une conséquence ne faisait que renforcer la cause. (A titre d’exemple, la « transition climatique » a suscité une prolifération nucléaire sans précédent et les énergies propres sont de grosses consommatrices de produits miniers, avec désastre écologique à la clé.)
Ce qui m’avait, tout de même, donné l’occasion de lui demander comment se sauver. Il m’a répondu que la cause était perdue, et qu’il cherchait comment rendre l’humanité « résiliente » (capable d’encaisser ledit choc). Je pense qu’il a raison.
Encore un illustre inconnu. Jacques Guérin fut un riche parfumeur. Mais, surtout, il fut un grand bibliophile, un grand collectionneur. On lui doit d’avoir sauvé beaucoup d’originaux de Proust en particulier. Et d’avoir été le mécène de Genet. (France culture.)
Esprit mal placé ? Le monde des lettres de l’époque était à la fois minuscule et « massivement » homosexuel. De l’influence du milieu sur la sexualité ? De la sexualité sur le talent ?
Dans ma jeunesse, on s’inquiétait de l’anéantissement de l’humanité par une guerre nucléaire. Or, la prolifération nucléaire galope – avec la bénédiction des écologistes. Que feraient les seigneurs de la guerre d’une Russie disloquée, des centrales et des armes dont ils hériteraient ? Mais le nucléaire n’est pas la seule menace pour l’humanité. L’intelligence artificielle peut abattre internet, système nerveux de nos sociétés, ou provoquer une épidémie monstre. D’autres suggestions ?
Il y a quelques années, Nassim Taleb a écrit « Anti fragile ». La caractéristique du monde actuel est sans précédent : il est extraordinairement « fragile ».
Problème curieux : sans même parler de malveillance, sachant que le suicide est une « pathologie sociale », comment exercer sur l’humanité un contrôle assez fin pour qu’il évite à l’individu un geste malencontreux ?
On n’arrête pas de découvrir des applications à l’intelligence artificielle :
Gates says Trump inaction leaves world exposed to AI bioweapons
Billionaire Microsoft co-founder tells FT’s Future of AI Summit that AI could lead to pandemic ‘significantly worse than Covid’Financial Times du 4 novembre
Une personne pourrait désormais « inventer » un nouveau virus. Un virus bien plus redoutable que tout ce que nous avons connu. Pas besoin des ressources d’un Etat.
Ce n’est pas nouveau : ce blog dit, depuis longtemps, que le « biohacking » permet effectivement de produire de telles épidémies. Plus curieusement, l’IA semble avoir la capacité d’échapper à ses maîtres : ne pourrait-elle pas, de son propre chef, liquider l’humanité ?
Apparemment, le revers subi par D.Trump ne s’explique pas que par le coût de la vie :
‘The money didn’t work’: Big Tech’s $600mn midterm campaign falls flat
Elon Musk rebuked as anger at AI and Silicon Valley fuels support for DemocratsFinancial Times du 4 novembre
Effectivement, les data centres susciteraient la colère et, curieusement, pour un pays qui aime le succès entrepreneurial, le GAFA semple avoir pris l’apparence de ce que chez nous le Parti Communiste appelait « le grand capital »…
Lucien Bodard parle de la guerre d’Indochine, qu’il a suivie comme correspondant de guerre. J’apprends qu’il n’y a pas eu que Dien Bien Phu. La France a connu d’autres défaites. Il semble dire que son armée se comportait d’une manière peu rationnelle.
Aurait émergé, aussi, la figure du « para », surhomme inspiré par le courage, les tactiques et l’éthique des Viet Minh. On l’aurait retrouvé ensuite en Algérie.
Deux conséquences d’un même phénomène ? Une armée et une nation humiliées par une défaite honteuse ?
Madame d’Aulnoy appartient au groupe des femmes de lettres du 17ème siècle. Elle aurait inventé le conte de fée. Belle belle, que j’ai entendue, est effectivement une agréable histoire, dans la règle de l’art. Elle devrait plaire aux féministes modernes : son héroïne se fait passer pour un homme pour sauver son père.
Elles devraient aimer sa vie aussi, probablement. Elle a dénoncé son mari au roi, pour haute trahison. Malheureusement, la justice était plus efficace qu’on aurait pu l’attendre. Elle découvrit la supercherie. Et la baronne dû s’exiler. Elle ne revint en grâce qu’après avoir espionné la perfide Albion pour le compte de Louis XIV. La vie a aussi sa morale.
Roman inconnu de Georges Sand. Une sorte de conte de fée édifiant. Une histoire simple et sans drame, écrite dans un style qui est tout l’inverse du titre du roman. Elle se termine pour le mieux dans le meilleur des mondes. A tel point que ceux, ou plutôt celles, qui avaient tout pour être les méchants de l’affaire voient la lumière.
Car ce qui semble caractéristique d’une oeuvre littéraire féminine est que son héros est une héroïne et que l’incarnation du mal y est la femme ! Chez Mme d’Aulnoy elle est même infiniment pire que le dragon !
Un métier que j’ignorais. Editeur de musique. Raoul Breton en fut un. Fameux, apparemment. C’est le découvreur de Trénet, et de quelques autres. Dans ces débuts, les chanteurs de rue étaient une profession honnête et nombreuse. Ils vendaient le texte de la musique qu’ils chantaient. Une source de revenus pour auteur et éditeur qui a disparu.
Comme les éditeurs littéraires, son catalogue semble avoir été son oeuvre. Il recherchait le talent, pas le succès. Bien qu’il ait été dur en affaires. Lui-même était un autodidacte, un danseur mondain, qui s’était fait des relations dans le domaine de la chanson et avait compris qu’il lui manquait un intermédiaire.
En me renseignant, j’ai découvert que son entreprise existait toujours. Elle a été achetée par Aznavour. Il a réussi à en faire une affaire durable. Compte-tenu des bouleversements connus par le secteur, il serait intéressant de chercher à comprendre comment lui et ses successeurs sont parvenus à réussir un pareil exploit.