Que dire de la justice, internationale en particulier ?
Que l’on se trompe ? On pense qu’il suffit de décider de quelque-chose, justice internationale, liberté de la presse, droit de vote pour tous… pour qu’un miracle se produise. Or, personne ne sait de quoi il s’agit. Il faut une longue jurisprudence pour arriver à mettre au point le concept, puis en faire un réglage permanent, de même que le code de la route n’arrête pas d’évoluer. La première chose que doit juger le jugement, c’est la justice.
Elle ne vise pas, non plus, à corriger un « coupable », le porteur du « mal ». C’est impossible et qui croit être le mal ? Mais d’assurer, ou de rétablir, la bonne marche de la société. En particulier, le jugement doit être une leçon pour elle. Ce n’est pas une question pour professionnel, mais un moment de réflexion collective – où rien ne va plus et où l’on réexamine de fond en comble nos lois et nos préjugés.
Et la justice internationale ? C’est une innovation. Un voeu pieu : et si l’on remplaçait la guerre, la loi du plus fort, par le jugement, l’exercice de la raison ?
Comment émergera-t-elle ? Crise de fin du monde, comme en 40, ou patient travail (de « conduite du changement ») ? En tout cas, il s’agit d’un bien commun à la Elinor Ostrom. Une inspiration ?
Une idée curieuse, pour finir. Si l’on rassemblait des représentants des différentes nations, en dehors de tout conflit, parviendraient-ils à se mettre d’accord sur de grands principes d’une justice internationale ? Les bases du « bien commun » précédent ?