Il y a quelques années, j’ai proposé à Dennis Meadows de participer à une séance de travail concernant son étude des « limites à la croissance ». Malheureusement, si mes souvenirs sont bons, il venait de passer en France et ne comptait pas y revenir de si tôt.
On était en 2012, un article venait de paraître qui montrait que les prévisions faites quarante ans plus tôt se vérifiaient : nous devrions connaître un choc violent sur la période 2030 – 2050. Il en résulterait une réduction significative de la population mondiale.

STRAUSS, Mark, Looking Back on
the Limits of Growth. Forty years after the release of the groundbreaking study, were the concerns
about overpopulation and the environment correct?, Smithsonian magazine, Avril 2012
C’était un problème « systémique », disaient D.Meadows et son équipe : attaquer une conséquence ne faisait que renforcer la cause. (A titre d’exemple, la « transition climatique » a suscité une prolifération nucléaire sans précédent et les énergies propres sont de grosses consommatrices de produits miniers, avec désastre écologique à la clé.)
Ce qui m’avait, tout de même, donné l’occasion de lui demander comment se sauver. Il m’a répondu que la cause était perdue, et qu’il cherchait comment rendre l’humanité « résiliente » (capable d’encaisser ledit choc). Je pense qu’il a raison.