Mondialisation heureuse

Que devient le commerce international ? Avec l’entrée de pays-continents dans l’OMC, la mondialisation a pris un tour inattendu. Jusque-là, elle était régie par des égaux. On s’attendait à ce que les nouveaux venus se convertissent à leurs usages. Mais, à la surprise générale (ou à celle de nos gouvernants ?), la loi du plus fort est devenue la règle. Contrairement à ce qu’a cru Montesquieu, le commerce n’est pas la paix, mais la guerre. (Les Chinois de la guerre de l’opium et les Japonais du temps du commodore Perry s’en étaient peut-être déjà rendu compte.)

Plusieurs tendances seraient à l’oeuvre. Une croissance importante des échanges, d’abord. Ensuite une prédominance des quelques monstres de l’intelligence artificielle et de leurs besoins (monstrueux) en énergie. Et, pour le reste des biens, un repli local. De nouvelles alliances apparaitraient. Une bonne nouvelle pour la France ? Le port du Havre aurait dépassé Amsterdam, en ce qui concerne le trafic de drogue.

Affaires étrangères.

Bienvenue au Moyen-âge ?

Ce que dit le billet précédent est si terrible que l’on ne peut pas le prendre au sérieux. D’ailleurs que puis-je faire, moi, simple individu ?

Mais que dit-il, réellement ? Que l’humanité a bâti des murailles autour d’elle-même qui l’ont protégée des maux qui la harcelaient depuis ses origines. Et que ces murailles s’effondrent. Et cela en partie de son propre fait : le sentiment de sécurité fait perdre toute prudence. La peste, le froid, la famine, les bandits de grand chemin sont de retour. Et ils sont bien mieux armés qu’au Moyen-âge.

Ce n’est rien d’autre que ce qu’exprimait le « rapport du club de Rome ». Seulement, il n’avait pas prévu la nature du cataclysme qui nous pendait au nez. Il se contentait de dire que nous n’aurions plus les moyens de maintenir en vie la totalité de l’espèce humaine. Et la solution qu’il proposait, la décroissance, était probablement stupide – et lui a fait perdre toute crédibilité. (Le PIB mesure ce que l’on juge avoir de la valeur, si l’on arrivait à lui faire exprimer, par exemple, la résilience de l’espèce humaine, sa croissance serait évidemment bénéfique.)

Que faire ? Ce que nous avons toujours fait quand nous sommes en danger : combiner nos forces. Le progrès est le résultat de l’effort coordonné d’inconnus.

Que d’eau ?

Que penser de la pollution de l’eau, demandé-je à Google. Il me répond :

La pollution de l’eau est l’une des menaces les plus graves pour l’avenir de l’humanité, car elle compromet directement la sécurité alimentaire, la santé publique et la stabilité des écosystèmes mondiaux.
Voici un aperçu des principaux polluants de l’eau et des dangers majeurs qu’ils font peser sur notre avenir.

1. Les principaux polluants de l’eau

Ces substances se divisent en plusieurs grandes catégories, d’origine industrielle, agricole ou domestique :

•⁠ ⁠Les micropolluants et produits chimiques éternels (PFAS) : Utilisés dans les emballages, les textiles et les poêles antiadhésives. Ils ne se dégradent jamais dans la nature et s’accumulent dans les organismes vivants.
•⁠ ⁠Les nitrates et phosphates : Issus principalement des engrais agricoles et des lisiers. Ils s’infiltrent dans les nappes phréatiques et s’écoulent dans les cours d’eau.
•⁠ ⁠Les microplastiques et nanoplastiques : Résidus de la dégradation des déchets plastiques. Ils sont désormais présents de la fosse des Mariannes jusqu’au sommet de l’Everest, ainsi que dans l’eau du robinet et en bouteille.
•⁠ ⁠Les métaux lourds (plomb, mercure, arsenic, cadmium) : Rejetés par les industries, l’exploitation minière et la corrosion des vieilles canalisations.
•⁠ ⁠Les résidus de médicaments (antibiotiques, hormones, antidépresseurs) : Rejetés par les urines humaines et animales, ils échappent souvent aux traitements des stations d’épuration.
•⁠ ⁠Les agents pathogènes : Bactéries, virus et parasites issus des eaux usées non traitées, principalement dans les régions manquant d’infrastructures sanitaires.


2. Les dangers critiques pour l’avenir de l’humanité

Si la pollution de l’eau continue de progresser au rythme actuel, l’humanité fera face à des crises systémiques majeures d’ici le milieu et la fin du XXIe siècle.

🩺 Une crise sanitaire mondiale et l’explosion des maladies

•⁠ ⁠L’antibiorésistance (la menace suprême) : Le rejet d’antibiotiques dans l’eau favorise la mutation de bactéries. D’ici 2050, ces « superbactéries » résistantes aux traitements pourraient tuer 10 millions de personnes par an, devenant la première cause de mortalité mondiale.
•⁠ ⁠Les perturbateurs endocriniens : Les hormones et certains pesticides présents dans l’eau altèrent le système hormonal humain. Les scientifiques observent déjà une baisse drastique de la fertilité humaine et une augmentation des cancers hormono-dépendants.
•⁠ ⁠L’intoxication chronique : L’accumulation de métaux lourds et de PFAS provoque des dommages neurologiques irréversibles (notamment chez les enfants) et des maladies rénales ou hépatiques à grande échelle.

🌾 L’effondrement de la sécurité alimentaire

•⁠ ⁠La baisse des rendements agricoles : Utiliser une eau polluée ou trop saline pour l’irrigation appauvrit les sols et contamine les cultures. À terme, la production mondiale de nourriture pourrait ne plus suffire à nourrir la population.
•⁠ ⁠La destruction des ressources halieutiques : L’excès de nitrates provoque l’eutrophisation (prolifération d’algues qui étouffent la vie marine). Les « zones mortes » sans oxygène se multiplient dans les océans, entraînant le déclin des poissons, ressource protéique vitale pour des milliards d’êtres humains.

🕊️ Instabilité géopolitique et « guerres de l’eau »

•⁠ ⁠Des pénuries d’eau potable massives : La pollution réduit la quantité d’eau douce utilisable, accentuant les effets du changement climatique.
•⁠ ⁠Réfugiés climatiques et conflits : La lutte pour l’accès aux rares sources d’eau propre traversant plusieurs frontières (comme le Nil, le Jourdain ou le Mékong) risque de déclencher des conflits armés majeurs et des déplacements forcés de centaines de millions de personnes.


L’humanité aurait-elle mangé son pain blanc ? Pourquoi s’est-on autant enflammé pour le réchauffement climatique alors qu’il y a d’autres menaces bien plus graves ? Voici une question que je me pose depuis longtemps. Et surtout pourquoi le raisonnement systémique du rapport du club de Rome a-t-il été oublié ?

Curieusement, je tends à être optimiste. Il y a là des problèmes fantastiques à résoudre, de nouveaux marchés, une nouvelle croissance ! (Ce qui n’est pas l’esprit du Club de Rome, dois-je avouer.)

Dostoievski vivant

La vie et l’oeuvre de Dostoievski revivent à l’occasion de la visite de Saint Petersbourg. On apprend, par exemple, que cette oeuvre a décrit ce qu’il voyait, certains de ses personnages habitaient près de chez lui, ce qui se passait en son temps – il reprenait les minutes d’un procès.

D’ordinaire, je trouve qu’une émission de radio ne parvient pas à dire quoi que ce soit sur un écrivain. Celle-ci a une remarquable puissance d’évocation.

Si Versailles…

Notre gouvernement et les candidats aux présidentielles semblent chercher un Templier à faire brûler.

Vieille tradition ? Pour bâtir son château et faire la guerre, Louis XIV à accumulé des dettes qu’il a fait payer à ses sujets. Nos gouvernants ont rêvé de megafactories et autres projets somptuaires, et il faut bien maintenant en trouver l’argent ? La soif de grandeur, un mal de notre pays ?

Marc Riboud

Illustre inconnu ? Ses photos sont célèbres, mais je ne savais pas qu’elles étaient de lui. Et même qui il était.

Marc Riboud, de la famille Riboud, fut donc un grand photographe. Il illustre un marronnier de ce blog : le piston. Il n’a pas eu à « percer », les fondateurs de l’agence Magnum étaient des amis de famille. Il a connu l’histoire de la plupart des grands noms de la littérature du siècle dernier.

Paradoxalement, le nombre ne semble pas faire la qualité. Quand il y a trop de candidats, on ne trouve rien de mieux que de les trier par concours. Et, manifestement, le résultat n’est pas heureux. La sélection ne peut être industrialisée.

Certificat d’étude

Le certificat d’étude fut le grand moment d’une vie, pour le peuple. L’occasion d’une fête. Il permettait de devenir fonctionnaire.

Au début, seuls quelques élèves d’une classe (de l’ordre de quatre) avaient une chance de l’obtenir, puis le nombre de lauréats a fortement augmenté (80% de reçus). Il a disparu en 1989. On y avait l’obsession de l’orthographe et du calcul (mental).

Une obsession qui a produit un rejet ? D’où nos résultats calamiteux dans l’enquête PISA ?

Peste

On s’habitue vite au confort. Pourtant, il n’y a pas longtemps, la peste faisait des ravages. Elle pouvait tuer entre le tiers et la moitié d’une population. Et elle revenait régulièrement. Elle remodelait les peuples et rendait la vie incertaine. L’homme d’alors, qui pouvait être fauché à tout moment, devait la voir bien différemment de nous.

Ce qui rendait la peste si dangereuse n’était peut-être pas tant les puces et les rats, et la malpropreté de la population qui s’apparentait à celle du paresseux, qu’une forme de « Trumpisme », la propension de l’homme à nier la réalité quand elle le gêne. Si bien que lorsqu’on ne pouvait plus le faire, elle ne pouvait plus être arrêtée.

On ne s’est pas débarrassé de la peste. Apparemment le contrôle des populations de rats demeurerait plus efficace que le vaccin.

Emission.

Lascaux

Un groupe d’enfants découvre Lascaux. L’un d’entre-eux lui consacre sa vie. D’abord guide, il en devient ensuite l’unique propriétaire : les visites étant interdites, parce qu’elles dégradent le site, il est chargé d’opérer les machines qui le maintiennent en état.

Aujourd’hui, nous le regardons de haut. Il n’a pas fait d’étude et fut un simple guide. Mais si l’on se met à la place d’un enfant de Dordogne des années 40, quelle aventure ! Peut-être aussi histoire unique d’une passion pour une oeuvre d’art sans égal.

(Ses théories ont-elles été vérifiées ? Lascaux aurait été le travail d’un groupe d’experts, qui auraient fermé la grotte une fois l’œuvre achevée. Fascinant ? Et Lascaux serait unique, parce que l’on doit au hasard des conditions de préservation très particulières.)