On me dit que l’on utilise l’intelligence artificielle pour planifier des rendez-vous. Un travail que faisaient jusqu’ici des assistants. Parfois, cela fonctionne, mais de temps en temps plus rien ne va et c’est la panique. Le mécontentement et le stress sont grands.
Je suis surpris que l’on soit surpris. Car c’est le comportement ordinaire de l’intelligence artificielle.
Je suis surtout surpris que l’on utilise l’intelligence artificielle. Car on est en face d’un problème de mathématique bien connu : le voyageur de commerce. Un problème dit « NP complexe », qui épuise les ordinateurs si on veut le résoudre parfaitement.
Jadis, un de mes collègues a travaillé à cette question. Il s’agissait de remplacer une équipe de planificateurs par un logiciel. Curieusement, à chaque fois que le logiciel faisait mieux que ceux-ci, ils s’amélioraient et battaient le logiciel. Je ne sais pas si le cabinet pour lequel je travaillais alors a pu vendre son logiciel. (J’ai suggéré que sa valeur était dans la stimulation qu’il apportait auxdits planificateurs, mais je n’ai probablement pas été entendu.)
Leçon ? L’homme (le planificateur) a des ressources insoupçonnées, mais l’homme (l’utilisateur d’IA) devient inculte. Ce genre d’aventure doit expliquer pourquoi l’on peine autant à mesurer le moindre gain de productivité venant de l’IA.