La Chine est-elle le « rouleau compresseur » dont parle le Commissariat au plan ?
Un entrepreneur qui a coopéré durant des années avec les Chinois me disait qu’il y en avait deux types, « ceux qui sont en prison, et ceux qui vont y aller ». Un autre m’expliquait que, pour le Chinois, il n’y a que l’argent qui compte. Pour en gagner, il est prêt à tout. « Pas de cadeau. » Il fait « des coups ». Aucune fidélité. Quitte à perdre un client. De toute manière, d’autres se bousculent à sa porte. De temps à autre, les représentants du PC présents dans les entreprises dénoncent les pratiques illégales des dirigeants, qui partent en prison.
C’est un Etat communiste. Il doit donner le gîte et le couvert à sa population. Si bien que les entreprises sont obligées de fournir l’emploi, plutôt que de rechercher des gains de productivité, et le logement. En conséquence, beaucoup de travaux restent manuels (textile, fabrication de téléphones…) et les rues sont encore balayées par des hommes.
Détail curieux : la « mobilité » y est électrique. Cela tient à ce que le pays n’a pas de pétrole. Alors il construit « une centrale à charbon par semaine ». Centrale dont l’électricité est l’énergie du transport.
Dans ces conditions, les prouesses chinoises sont-elles durables ? se demandait-il.
(Une question : la qualité chinoise tiendrait-elle à l’encadrement occidental ?)