Beauté du diable

Les hommes politiques qui plaisent le plus, Netanyahou, Mitterrand, Clinton, etc. sont sans foi ni loi.

Peut-être est-on séduit par une forme de baraka ? Comment mieux la prouver qu’en faisant impunément ce qui est interdit ? Gentleman cambrioleur ? Théorie de l’escroquerie : les escroqués croient escroquer ? Avec lui, nous allons écraser la race humaine, imbécile ? Exprimer notre supériorité naturelle ?

Trump, l’arroseur arrosé, éternel perdant, confirme la règle. Quant à de Gaulle, il a plu au peuple tant qu’il a fait, avec succès, des pieds de nez aux grandes puissances, y compris à celles des partis politiques français ? Il aurait dû prendre la tête de 68 ? Je vous ai compris ?

Dangereuse tentation ?

Sagesse des marchés ?

Investors look to shelter portfolios from rising AI concentration risks
Fund managers see hedge funds and emerging markets assets as bulwarks against sudden shift in sentiment on artificial intelligence

Financial Times du 4 octobre

L’investisseur apprendrait-il la prudence ?

Yersin

On n’a pas conscience de notre bonheur. Il y eut un temps où la peste faisait des ravages. On doit à Yersin d’en avoir découvert le bacille.

Yersin n’était pas celui que je croyais. Venu de Suisse, il avait travaillé avec Pasteur à une époque glorieuse, où Pasteur était vu comme une sorte de dangereux révolutionnaire. Mais il ne s’est pas plu dans ce milieu. Il est devenu médecin militaire et s’est retrouvé au Vietnam. Un Vietnam qui n’est pas le nôtre. Le pillard y terrorisait encore le villageois.

Lorsque la peste s’est déclarée en Chine, il y est parti et y a découvert le bacille de la peste au nez et à la barbe d’un chercheur japonais bien mieux équipé et bien mieux en cour. En cela, il ne faisait qu’appliquer les méthodes de Pasteur, qui ont produit une étonnante vague de découvertes. Puis il est revenu au Vietnam, où il a cultivé l’hévéa, et beaucoup d’autres choses, afin de fournir des revenus à l’institut Pasteur local, qu’il dirigeait.

Il est un des seuls apports de la colonisation qui y soit encore révéré.

(Emission de France culture.)

Israël

Israël avant ses prochaines élections. Affaires étrangères.

Si je comprends bien, peu de choses changent. M. Natanyahou aurait été au courant des préparations de l’attentat du Hamas, mais n’aurait rien fait. Cela n’entame pas son prestige, au contraire. Phénomène Margaret Thatcher et les Maldives ? Quant à son opposition, elle est toujours aussi divisée et elle éclatera probablement si elle parvient au pouvoir.

Ce qui change est une jeunesse qui, comme partout dans le monde, ne voit plus que par les extrêmes, même si, dans son cas, cela signifie partir à la guerre, et se faire tuer, ou revenir en miettes. L’élite quitterait le pays. L’opinion américaine deviendrait de plus en plus hostile à Israël, aussi. Les Woke pro Palestiniens seraient rejoints par les MAGA anti guerre d’Iran. (Mais cela ne doit pas beaucoup compter, un article du Guardian expliquait il y a quelque temps que les sénateurs américains ont tout intérêt à soutenir Israël.) Finalement, l’opinion mondiale aurait changé : de victime du nazisme, le peuple juif serait maintenant vu comme criminel. Une mauvaise nouvelle pour la diaspora.

Le Hamas aurait-il réussi son coup ? La meilleure attaque est le suicide ? Stratégie d’Israël ?

Enfants de Pinard

Le procureur Ernest Pinard a censuré Les fleurs du mal. Elles sapaient les bases de la société. Ce qui fut aussi dit par les anti-Dreyfusards pour défendre l’armée.

L’inattendu ? Ses arguments sont ceux de nos « intellectuels » : il ne faut pas donner de fâcheuses idées au peuple. Cancel culture et « consensus scientifique », supposé clouer le bec de l’opposant ? Etrange.

(Il semblerait que les Dreyfusards ne se battaient pas tant pour Dreyfus que pour « la vérité »…)

Importance of being earnest

Investors seek refuge from bond rout in haven German debt
Bund yields have fallen this week even as US, French and other governments’ bonds have sold off sharply over inflation fears

Financial Times du 2 octobre

M.Merz est en déroute, son industrie, le coeur et la fierté du miracle économique allemand, est sapée par le Chinois… et pourtant l’Allemagne inspire, encore et toujours, confiance.

M.Trump et Macron : arrêtons de gesticuler ?

Empoigner les retraites

Le Commissariat au Plan étudie la réforme des retraites :

En résumé : assumer d’augmenter l’âge moyen de départ ; construire un « nouveau contrat social » de fin de carrière aux termes duquel on travaille quelques années de plus mais, pour ceux qui le souhaitent, un peu moins chaque année au cours de la dernière partie de vie professionnelle ; fixer à terme une formule d’ajustement automatique tenant compte de la démographie.

Voilà qui semble bien. Mais comme tout ce qui est raisonnable, quelles sont ses chances ?

La vie, la politique, ressemble à un gigantesque embouteillage. On s’y empoigne, alors qu’il suffirait d’une mesure toute simple pour rétablir le traffic. Curieusement, les moyens de désorganiser la société sont aussi tous simples.

Le feu follet

Pourrait-il y avoir encore des émissions de ce genre ? Michel Polac demande à Louis Malle d’expliquer l’adaptation qu’il a faite du Feu follet, de Pierre Drieu La Rochelle.

En fait, il me semble avoir peu adapté. Et je me demande comment Maurice Ronet est parvenu à faire comprendre au spectateur ce que le livre disait de son aspect et de ses états d’âme.

Comment s’identifier à cette histoire, d’ailleurs ? C’est celle du microcosme des célébrités littéraires d’entre les deux guerres, Cocteau et autre Malraux, et de leurs riches protectrices. Tous drogués. Gueule de bois après le bonheur fou des années folles. D’une certaine façon, ils se rangent. Seul Drieu La Rochelle, le seul idéaliste de la bande ? ne parvient pas à trouver un sens à la vie. Il envisage le suicide. Il finira par passer à l’acte.

Mystère présidentiel

L’inquiétant silence des candidats sur le désendettement (Les Echos, 2 octobre)

Je ne suis pas la seul à faire ce constat, donc ?

Les candidats à la présidentielle se déchirent, dit la presse. Mais ils se déchirent pour des sujets qu’on ne peut même pas qualifier de secondaires.

Comment l’expliquer ? Ils vivent dans un entre-soi loin de notre réalité ? Ils ont été programmés pour un jeu qui n’est plus d’actualité ? Ils préfèrent ignorer ce qu’ils ne peuvent résoudre ?…

Patrie en danger ?

« Nous sommes vendeurs depuis dix-huit mois » : le coup de semonce des investisseurs sur la dette française
Franklin Templeton, Pimco, Vanguard… Les gestionnaires d’actifs redoutent une aggravation des déficits et une instabilité politique persistante.

Les Echos du 30 septembre

Faudrait-il s’inquiéter ? La situation du pays serait-elle en train d’empirer rapidement ? Approcherions-nous d’un point de décrochage ? Les présidentielles pourraient-elles nous valoir un apprenti sorcier qui expédie la France en vrille ?

Le plus surprenant est que le gouvernement ne se sent visiblement aucune responsabilité dans cette affaire, et il naît, de partout, des candidats. Sans reproche, certes-pas ? Mais sans peur, sûrement ?

(Un journaliste me disait « qu’aucun parlementaire n’est capable de lire une étude ». Le monde politique ne serait pas du tout ce que l’on croit ? Voilà qui mériterait une étude – qu’il ne lira pas ?)