Depuis longtemps, la presse (surtout anglo-saxonne) se fait l’écho de l’inquiétude des créateurs de l’intelligence artificielle.
La société qui opère le modèle Claude estime que l’intelligence artificielle « pourrait tuer tous les humains ». (Les Echos du 17 septembre)
Should markets discount the AI apocalypse?
How should investors interpret the labs’ calls for a slowdown? (Financial Times du 15 septembre)
La menace est crédible. Internet est une sorte de cordon ombilical de l’humanité, et le véritable talent de l’IA semble sa capacité à trouver et à exploiter ses failles. Elle aurait, ainsi, découvert que le logiciel libre était une passoire, contrairement à ce que les experts croyaient. (D’ailleurs Internet n’a pas besoin de l’IA pour présenter par sa nature même des risques.)
Nvidia et Trump disent de continuer comme si de rien n’était. Leurs intérêts financiers comptent plus que le sort de l’humanité. Quant à la population, elle ne se sent pas concernée.
Ce problème a le mérite de sensibiliser des puissants à un sujet qui m’intéresse : l’IA semble avoir un « comportement émergent », et si l’on cherchait à le comprendre comme on l’a fait pour les « phénomènes naturels », avec notre cerveau ?
(J’imagine que d’aucuns diront qu’il faut utiliser l’IA pour comprendre l’IA, car qui possède encore un cerveau ?
Au moins, si l’IA produit une catastrophe mondiale, la question de « l’urgence climatique » aura été réglée.)
