Mystère Google

J’utilise l’intelligence artificielle de Google. Elle a l’intérêt de donner ses sources. Seulement, pour être une source préférée par Google, il faut payer. Les résultats que j’obtiens sont-ils dignes de foi ?

Une réponse ?

Google shares tumble 10% after $51bn AI outlay deepens cash burn
Search giant admits its ‘AI mode’ has hurt traditional search as sales and profits undershoot expectations

Financial Times du 28 octobre

Chère intelligence

US economy beats forecasts to grow at 3.4% rate in third quarter
The US economy expanded at an annualised rate of 3.4 per cent in the third quarter, topping Wall Street expectations as the AI spending boom continued to fuel growth.

Financial Times du 29 octobre

Utile intelligence artificielle ? Elle rapporte peu mais elle fait beaucoup construire ? Et elle nourrit la « réindustralisation ».

C’est aussi la vertu de l’armement et du spatial.

Presse et démocratie

Qui sème le vent récolte la tempête ? Au fond, ce qui est arrivé à la presse est le sort de la justice aux USA. Certains l’ont gentiment utilisée, orientée, pour faire triompher ce qu’ils estimaient être le « bien ». Ce qui a provoqué, à leur grand étonnement, une réaction ultra violente, disproportionnée. Quasi suicidaire.

On découvre maintenant que la presse est consubstantielle à la démocratie. Sans une presse qui inspire confiance, on a abstention, lutte fratricide, « polarisation », « théorie du complot », « populisme »…

Elle doit être un lieu où toutes les opinions peuvent s’exprimer et se confronter, à la façon du procès et de la justice. Elle doit aussi permettre de « faire la part des choses », de remettre les questions qui concernent la société dans leur contexte, sans en omettre, et sans donner à certaines d’importance exagérée : « séparer l’important de l’urgent ». Comme je l’écrivais, il y a déjà longtemps, « elle doit informer et faire réfléchir ».

C’est un « commun » disent les savants. Comment le reconstruire ?

Tonneau des Danaïdes ?

France 2030 : la Cour des comptes dénonce un arrosage ultra-concentré
Selon un rapport au vitriol de la Cour des comptes, le plan d’investissement d’avenir France 2030 souffre d’une assymétrie critique : seulement 1 % des projets captent 49 % des fonds publics alloués. Les magistrats de la rue Cambon alerte sur les risques d’éviction des PME innovantes au profit de grands groupes déjà sursubventionnés.

La Tribune du 28 octobre

Notre gouvernement semble adorer le plan de relance, il y a eu celui du COVID, France 2030… Mais où va cet argent ?

Vers des spécialistes de l’optimisation fiscale, de la délocalisation et du licenciement ?

L’amour n’est pas aimé

Comme si cela ne suffisait pas, voilà les Perses…

Inquiétude des services de renseignement européens sur la persistance de la menace iranienne en Europe
Projets d’assassinats, incendies criminels, actes de sabotage, cyberattaques… Une menace iranienne durable et globale pèserait aujourd’hui sur les pays européens alors que les arrestations de personnes soupçonnées d’avoir prêté concours aux services de Téhéran se multiplient.

Le Monde du 28 octobre

Curieux monde. Alors que l’on n’entendait parler que de paix, de compassion, de « care », que l’on nous dit qu’il n’y a rien de plus urgent que le refroidissement climatique… on découvre que beaucoup de peuples nous en veulent à mort.

« La raison du plus fort est toujours la meilleure » ?

Grand reporter

Le grand reporter de jadis partait à l’aventure, quasiment dans des territoires inconnus, sans moyens, jouant souvent sa vie à pile ou face, celle-ci ne tenant, souvent, qu’à une sorte de « présence d’esprit » géniale. Comment pouvait-on être grand reporter ?

Je me demande si ce n’est pas une illustration des travaux de Martin Seligman. Le grand reporter était un optimiste, au sens où il était stimulé par le revers. On lui annonce qu’il n’y a pas de place dans un bateau avant 5 mois ? Il sait qu’il va en trouver une… (C’est le moindre des incidents.)

En stimulant l’intellect, l’optimisme fait trouver des solutions inattendues, que personne d’autre ne voit.

Les « primitifs » devaient être des optimistes. La civilisation est-elle une machine à faire des loosers ?

Balzac récupéré

Balzac a connu le succès après sa mort. Surtout, il a été récupéré. D’abord, par Victor Hugo. Il ne semble pas l’avoir fréquenté de son vivant, mais il lui a trouvé du talent lors de son enterrement. Il en a fait un révolutionnaire. La mode était lancée. Chacun l’a plié à sa cause, de Marx aux collabos ultra, premiers révisionnistes d’après guerre. Pour tous, Balzac ne comprenait pas la signification de ce qu’il écrivait.

On l’a loué tout en lui trouvant des vertus contradictoires, bon ou mauvais écrivain, bon ou mauvais témoin de la société de son temps… De la relativité du jugement humain ? (Ou peut-être de l’absence de jugement : en dehors de Marx, Hugo et quelques-autres, l’homme suit des modes ?)

Concordance des temps.

Défiance

Les journalistes font un travail dont se nourrit le GAFA sans le payer. Cela peut-il durer ?

Plus curieusement, le journalisme inspire la « défiance ». Pas seulement celle du lecteur, mais aussi celle des « institutions ». Que ce soit le parquet, les pompiers, la gendarmerie, la préfecture… plus question de faire autrement que de passer par leur service de communication, par mail ! Tout ce monde ne communique que ce qu’il désire.

Voilà ce que j’ai entendu lors d’un débat organisé par le Prix média et ruralité.

Pour pouvoir attaquer le GAFA, la presse devra-t-elle commencer par balayer devant sa porte ?

Prix média et ruralité

L’autre jour j’assistais à la remise de prix Média et ruralité. Le Prix Média et Ruralité récompense chaque année les articles ou reportages de la presse écrite, du web, de la radio et de la télévision montrant le mieux la réalité des territoires. Il est un des prix média qui a le plus de succès (plus de 900 candidatures pour huit prix).

C’est un moment agréable, ce qui n’est pas si fréquent actuellement. A la fois bien organisé, bien mené, et bon enfant.

Que voit-on de la ruralité, ou, plutôt, de la France qui n’habite pas les métropoles ? Qu’elle ne se laisse pas abattre. Qu’elle rencontre beaucoup de problèmes, certes, solitude, assimilation d’immigrés, manque de médecins, manque de moyens, violences conjugales, routes encombrées de camions, dangereuses pour les écoliers… mais qu’elle ne se décourage pas, et qu’elle leur trouve des solutions, originales. Les évêques sillonnent les routes, les femmes réparent les tracteurs, les agriculteurs veillent les uns sur les autres pour éviter les suicides… Le succès demande souvent à certains de faire preuve d’un dévouement inépuisable, mais, finalement, la solidarité vient à bout de toutes les difficultés.

Amérique du Sud

Affaires Etrangères parlait d’Amérique du Sud, à la veille des élections brésiliennes. L’émission ne prévoyait pas la victoire de Lula. Mais disait, que, si c’était le cas, il serait en situation délicate : les chambres appartiennent à l’autre camp. Comme un peu partout dans le monde, le mécontentement des classes moyennes était au coeur de l’élection. Avec la question de l’insécurité en plus – ce qui n’est pas ce que l’on entend par là chez nous.

Emprise de Trump, comme le disait l’émission ? L’Amérique du sud semble basculer d’un extrême à l’autre. En ce moment, c’est l’extrême droite qui aurait le vent en poupe. Quand parviendra-t-elle à trouver le « juste milieu » ?

Une victoire pour Trump ? Ou pour ses successeurs ? Car la Chine, calmement, colonise économiquement le continent. Même si elle ne semble pas devoir beaucoup reculer, ces nouveaux régimes ne devraient-ils pas être favorables aux intérêts américains ?