Confucius

On ne sait pas ce qu’a dit Confucius. Pourtant sa pensée a marqué la Chine. Comme Socrate, ce sont ses disciples qui nous ont transmis cette pensée. Et comme toutes les pensées, elle a été adaptée au gré des événements et des intérêts.

D’ailleurs, est-ce la pensée d’un homme ou d’une société ? Une société qui a été toujours fort peuplée et pour qui la dimensions sociale de l’existence est capitale ?

(Emission.)

Big bang ?

Les récits des premiers temps de la colonisation révèlent une situation oubliée. Les pays colonisés étaient très peu peuplés, en particulier en Afrique et dans une partie de l’Asie. Et, pour beaucoup, vivaient dans ce que nous considérerions aujourd’hui comme un état de non droit, les brigands étant un fait social. La médecine du colonisateur a fait exploser leur population. Il leur a donné ses valeurs et modes de vie.

Aujourd’hui, ils veulent vivre comme les Occidentaux les plus riches. Ce qui est insoutenable, eu égard à leur nombre. Qu’en résultera-t-il ? Une crise violente et un nouvel ordre mondial obéissant à des lois qui ne seront plus les nôtres ? En particulier celles que nous chérissons tant mais appliquons peu ?

« La population du continent africain s’accroît rapidement. Estimée à 140 millions en 1900, elle atteignait un milliard d’habitants en 2010. Elle en comptera 2,5 en 2050 et plus de 4 en 2100, selon le scénario moyen des projections des Nations unies » En 2100, plus d’un Terrien sur trois africain ?

Abus de faiblesse

Curieuse situation. Le gouvernement se débat avec son déficit, et c’est le moment où les éléments semblent se déchaîner contre lui… Ce qui fait douter les marchés financiers et accélère le cercle vicieux dans lequel nous nous trouvons.

Les Russes, les Chinois, les Américains se haïssent, alors ils tapent sur l’Europe ? Le faible attire les coups ?

Paradoxe de la faiblesse ?

Travail de nuit

Dostoievski écrivait la nuit, ce qui était aussi le cas de Balzac et de Proust.

Je me demande si ce n’est pas un bon moyen d’être au calme. Qu’on le veuille ou non, nous subissons la pression de la vie. Or, la nuit, la société dort.

C’est aussi le cas en été, en France. D’ailleurs, de plus en plus souvent le pays est à l’arrêt. Une génération spontanée de grands écrivains va-t-elle apparaître ?

Insubmersible

Depuis quelque temps, le FN se débat avec un passé d’écrits antisémites. Il est embarrassé. Le Français trouve, dit-on, que l’affaire est sérieuse. Il publie son programme économique. Ridicule ! entend-on. Pourrait-il nous plonger dans une crise argentine ?

Résultat : rien. Le FN vogue vers la présidence de la République.

Visiblement, les opposants du FN font du hors sujet. L’électeur pense-t-il que tout cela n’est qu’une nouvelle diversion par rapport à une question que les partis traditionnels refusent de regarder en face ?

Des crises

J’ai entendu dire que la crise de 29 a été favorable à certaines entreprises. En me renseignant, mais pas de manière exhaustive, je découvre qu’elles pourraient avoir un point commun : elles ont parié sur les pauvres, et y ont mis les moyens, alors que leurs consoeurs tendaient à se replier sur elles-mêmes. Les secteurs gagnants ont été les produits de première nécessité, les distractions bon marché, la publicité.

GM et Chrysler ont produit en masse des voitures pas cher, Procter et Gamble des produits d’hygiène, Kelloggs de la nourriture bon marché, King Kullen a inventé le supermarché, IBM a loué ses machines, Hollywood et la radio ont fourni une distraction peu coûteuse, et cette dernière a profité de la publicité de masse qu’ont faite les entreprises précédentes pour étouffer leurs concurrents.

Il est tentant d’en déduire qu’une telle crise est un phénomène naturel, qui élimine les dinosaures et profite à de (souvent petits ?) êtres agiles, qui, à leur tour, vont coloniser la terre.

Mondialisation heureuse

Que devient le commerce international ? Avec l’entrée de pays-continents dans l’OMC, la mondialisation a pris un tour inattendu. Jusque-là, elle était régie par des égaux. On s’attendait à ce que les nouveaux venus se convertissent à leurs usages. Mais, à la surprise générale (ou à celle de nos gouvernants ?), la loi du plus fort est devenue la règle. Contrairement à ce qu’a cru Montesquieu, le commerce n’est pas la paix, mais la guerre. (Les Chinois de la guerre de l’opium et les Japonais du temps du commodore Perry s’en étaient peut-être déjà rendu compte.)

Plusieurs tendances seraient à l’oeuvre. Une croissance importante des échanges, d’abord. Ensuite une prédominance des quelques monstres de l’intelligence artificielle et de leurs besoins (monstrueux) en énergie. Et, pour le reste des biens, un repli local. De nouvelles alliances apparaitraient. Une bonne nouvelle pour la France ? Le port du Havre aurait dépassé Amsterdam en ce qui concerne le trafic de drogue.

Affaires étrangères.

Bienvenue au Moyen-âge ?

Ce que dit le billet précédent est si terrible que l’on ne peut pas le prendre au sérieux. D’ailleurs que puis-je faire, moi, simple individu ?

Mais que dit-il, réellement ? Que l’humanité a bâti des murailles autour d’elle-même qui l’ont protégée des maux qui la harcelaient depuis ses origines. Et que ces murailles s’effondrent. Et cela en partie de son propre fait : le sentiment de sécurité fait perdre toute prudence. La peste, le froid, la famine, les bandits de grand chemin sont de retour. Et ils sont bien mieux armés qu’au Moyen-âge.

Ce n’est rien d’autre que ce qu’exprimait le « rapport du club de Rome ». Seulement, il n’avait pas prévu la nature du cataclysme qui nous pendait au nez. Il se contentait de dire que nous n’aurions plus les moyens de maintenir en vie la totalité de l’espèce humaine. Et la solution qu’il proposait, la décroissance, était probablement stupide – et lui a fait perdre toute crédibilité. (Le PIB mesure ce que l’on juge avoir de la valeur, si l’on arrivait à lui faire exprimer, par exemple, la résilience de l’espèce humaine, sa croissance serait évidemment bénéfique.)

Que faire ? Ce que nous avons toujours fait quand nous sommes en danger : combiner nos forces. Le progrès est le résultat de l’effort coordonné d’inconnus.

Que d’eau ?

Que penser de la pollution de l’eau, demandé-je à Google. Il me répond :

La pollution de l’eau est l’une des menaces les plus graves pour l’avenir de l’humanité, car elle compromet directement la sécurité alimentaire, la santé publique et la stabilité des écosystèmes mondiaux.
Voici un aperçu des principaux polluants de l’eau et des dangers majeurs qu’ils font peser sur notre avenir.

1. Les principaux polluants de l’eau

Ces substances se divisent en plusieurs grandes catégories, d’origine industrielle, agricole ou domestique :

•⁠ ⁠Les micropolluants et produits chimiques éternels (PFAS) : Utilisés dans les emballages, les textiles et les poêles antiadhésives. Ils ne se dégradent jamais dans la nature et s’accumulent dans les organismes vivants.
•⁠ ⁠Les nitrates et phosphates : Issus principalement des engrais agricoles et des lisiers. Ils s’infiltrent dans les nappes phréatiques et s’écoulent dans les cours d’eau.
•⁠ ⁠Les microplastiques et nanoplastiques : Résidus de la dégradation des déchets plastiques. Ils sont désormais présents de la fosse des Mariannes jusqu’au sommet de l’Everest, ainsi que dans l’eau du robinet et en bouteille.
•⁠ ⁠Les métaux lourds (plomb, mercure, arsenic, cadmium) : Rejetés par les industries, l’exploitation minière et la corrosion des vieilles canalisations.
•⁠ ⁠Les résidus de médicaments (antibiotiques, hormones, antidépresseurs) : Rejetés par les urines humaines et animales, ils échappent souvent aux traitements des stations d’épuration.
•⁠ ⁠Les agents pathogènes : Bactéries, virus et parasites issus des eaux usées non traitées, principalement dans les régions manquant d’infrastructures sanitaires.


2. Les dangers critiques pour l’avenir de l’humanité

Si la pollution de l’eau continue de progresser au rythme actuel, l’humanité fera face à des crises systémiques majeures d’ici le milieu et la fin du XXIe siècle.

🩺 Une crise sanitaire mondiale et l’explosion des maladies

•⁠ ⁠L’antibiorésistance (la menace suprême) : Le rejet d’antibiotiques dans l’eau favorise la mutation de bactéries. D’ici 2050, ces « superbactéries » résistantes aux traitements pourraient tuer 10 millions de personnes par an, devenant la première cause de mortalité mondiale.
•⁠ ⁠Les perturbateurs endocriniens : Les hormones et certains pesticides présents dans l’eau altèrent le système hormonal humain. Les scientifiques observent déjà une baisse drastique de la fertilité humaine et une augmentation des cancers hormono-dépendants.
•⁠ ⁠L’intoxication chronique : L’accumulation de métaux lourds et de PFAS provoque des dommages neurologiques irréversibles (notamment chez les enfants) et des maladies rénales ou hépatiques à grande échelle.

🌾 L’effondrement de la sécurité alimentaire

•⁠ ⁠La baisse des rendements agricoles : Utiliser une eau polluée ou trop saline pour l’irrigation appauvrit les sols et contamine les cultures. À terme, la production mondiale de nourriture pourrait ne plus suffire à nourrir la population.
•⁠ ⁠La destruction des ressources halieutiques : L’excès de nitrates provoque l’eutrophisation (prolifération d’algues qui étouffent la vie marine). Les « zones mortes » sans oxygène se multiplient dans les océans, entraînant le déclin des poissons, ressource protéique vitale pour des milliards d’êtres humains.

🕊️ Instabilité géopolitique et « guerres de l’eau »

•⁠ ⁠Des pénuries d’eau potable massives : La pollution réduit la quantité d’eau douce utilisable, accentuant les effets du changement climatique.
•⁠ ⁠Réfugiés climatiques et conflits : La lutte pour l’accès aux rares sources d’eau propre traversant plusieurs frontières (comme le Nil, le Jourdain ou le Mékong) risque de déclencher des conflits armés majeurs et des déplacements forcés de centaines de millions de personnes.


L’humanité aurait-elle mangé son pain blanc ? Pourquoi s’est-on autant enflammé pour le réchauffement climatique alors qu’il y a d’autres menaces bien plus graves ? Voici une question que je me pose depuis longtemps. Et surtout pourquoi le raisonnement systémique du rapport du club de Rome a-t-il été oublié ?

Curieusement, je tends à être optimiste. Il y a là des problèmes fantastiques à résoudre, de nouveaux marchés, une nouvelle croissance ! (Ce qui n’est pas l’esprit du Club de Rome, dois-je avouer.)

Dostoievski vivant

La vie et l’oeuvre de Dostoievski revivent à l’occasion de la visite de Saint Petersbourg. On apprend, par exemple, que cette oeuvre a décrit ce qu’il voyait, certains de ses personnages habitaient près de chez lui, ce qui se passait en son temps – il reprenait les minutes d’un procès.

D’ordinaire, je trouve qu’une émission de radio ne parvient pas à dire quoi que ce soit sur un écrivain. Celle-ci a une remarquable puissance d’évocation.