Bio IA

On n’arrête pas de découvrir des applications à l’intelligence artificielle :

Gates says Trump inaction leaves world exposed to AI bioweapons
Billionaire Microsoft co-founder tells FT’s Future of AI Summit that AI could lead to pandemic ‘significantly worse than Covid’

Financial Times du 4 novembre

Une personne pourrait désormais « inventer » un nouveau virus. Un virus bien plus redoutable que tout ce que nous avons connu. Pas besoin des ressources d’un Etat.

Ce n’est pas nouveau : ce blog dit, depuis longtemps, que le « biohacking » permet effectivement de produire de telles épidémies. Plus curieusement, l’IA semble avoir la capacité d’échapper à ses maîtres : ne pourrait-elle pas, de son propre chef, liquider l’humanité ?

Anti IA ?

Apparemment, le revers subi par D.Trump ne s’explique pas que par le coût de la vie :

‘The money didn’t work’: Big Tech’s $600mn midterm campaign falls flat
Elon Musk rebuked as anger at AI and Silicon Valley fuels support for Democrats

Financial Times du 4 novembre

Effectivement, les data centres susciteraient la colère et, curieusement, pour un pays qui aime le succès entrepreneurial, le GAFA semple avoir pris l’apparence de ce que chez nous le Parti Communiste appelait « le grand capital »…

Indochine

Lucien Bodard parle de la guerre d’Indochine, qu’il a suivie comme correspondant de guerre. J’apprends qu’il n’y a pas eu que Dien Bien Phu. La France a connu d’autres défaites. Il semble dire que son armée se comportait d’une manière peu rationnelle.

Aurait émergé, aussi, la figure du « para », surhomme inspiré par le courage, les tactiques et l’éthique des Viet Minh. On l’aurait retrouvé ensuite en Algérie.

Deux conséquences d’un même phénomène ? Une armée et une nation humiliées par une défaite honteuse ?

Madame d’Aulnoy

Madame d’Aulnoy appartient au groupe des femmes de lettres du 17ème siècle. Elle aurait inventé le conte de fée. Belle belle, que j’ai entendue, est effectivement une agréable histoire, dans la règle de l’art. Elle devrait plaire aux féministes modernes : son héroïne se fait passer pour un homme pour sauver son père.

Elles devraient aimer sa vie aussi, probablement. Elle a dénoncé son mari au roi, pour haute trahison. Malheureusement, la justice était plus efficace qu’on aurait pu l’attendre. Elle découvrit la supercherie. Et la baronne dû s’exiler. Elle ne revint en grâce qu’après avoir espionné la perfide Albion pour le compte de Louis XIV. La vie a aussi sa morale.

Pictordu

Roman inconnu de Georges Sand. Une sorte de conte de fée édifiant. Une histoire simple et sans drame, écrite dans un style qui est tout l’inverse du titre du roman. Elle se termine pour le mieux dans le meilleur des mondes. A tel point que ceux, ou plutôt celles, qui avaient tout pour être les méchants de l’affaire voient la lumière.

Car ce qui semble caractéristique d’une oeuvre littéraire féminine est que son héros est une héroïne et que l’incarnation du mal y est la femme ! Chez Mme d’Aulnoy elle est même infiniment pire que le dragon !

Raoul Breton

Un métier que j’ignorais. Editeur de musique. Raoul Breton en fut un. Fameux, apparemment. C’est le découvreur de Trénet, et de quelques autres. Dans ces débuts, les chanteurs de rue étaient une profession honnête et nombreuse. Ils vendaient le texte de la musique qu’ils chantaient. Une source de revenus pour auteur et éditeur qui a disparu.

Comme les éditeurs littéraires, son catalogue semble avoir été son oeuvre. Il recherchait le talent, pas le succès. Bien qu’il ait été dur en affaires. Lui-même était un autodidacte, un danseur mondain, qui s’était fait des relations dans le domaine de la chanson et avait compris qu’il lui manquait un intermédiaire.

En me renseignant, j’ai découvert que son entreprise existait toujours. Elle a été achetée par Aznavour. Il a réussi à en faire une affaire durable. Compte-tenu des bouleversements connus par le secteur, il serait intéressant de chercher à comprendre comment lui et ses successeurs sont parvenus à réussir un pareil exploit.

Françoise Dolto

Agréable émission consacrée à Françoise Dolto.

J’ai appris qu’elle était issue de la grande bourgeoisie. Pour faire des études de médecine en son temps, c’était probablement une condition nécessaire. Elle fut très proche de Lacan. Ce qui est surprenant tant on a de lui une image de fou-furieux au discours incompréhensible.

Mais qu’ai-je appris sur son oeuvre ? Rien. En fait, elle a peut-être, tout simplement, accompagné, exprimé, la transformation du regard que nous portons sur l’enfant ? Le psychanalyste comme anthropologue ?

Sartre et nous

D’ordinaire j’apprécie les travaux de Michel Winock, cette fois-ci il ne m’a pas appris grand chose.

Il consacre un livre à Sartre. Ce fut le grand homme de sa jeunesse. Il l’admirait alors comme un écrivain. Il n’a découvert qu’ensuite son engagement.

Sartre fut un précurseur. Comme une partie de notre élite, il haïssait le milieu dont il venait, la grande bourgeoisie, et il mentait au peuple pour son bien.

Délire législatif

Paradoxe. On lit partout que l’on est écrasé sous les lois. On l’entend même dire des députés et des sénateurs. On brandit les codes de loi. En quelques années leur taille a été décuplée ! Or, nos élus ne mollissent pas. Ils légifèrent à tire-larigot. La seule fois où le député de ma circonscription m’a écrit, d’ailleurs, c’était, outre pour dire qu’il votait la dissolution du gouvernement pour des raisons d’unité nationale, pour annoncer qu’il avait contribué à un nombre invraisemblable de lois et d’amendements !

Et si ce paradoxe s’expliquait par la fin du cumul des mandats ? Il y a quelques décennies, nos géniaux économistes ont décrété qu’il fallait mettre un terme au « cumul des mandats ». Cela permettrait aux députés d’avoir le temps de se consacrer à leur métier. Ils sont devenus les godillots de leur parti. Ils ne représentent plus l’électeur. Ils ne connaissent rien à la réalité de la France.

Et, si, la nature ayant horreur du vide, ils trompaient l’ennui en écrivant des lois ?

A demain Colbert !

Un sous-titre qui est un programme présidentiel : Refaire France ! Analyse systémique de l’histoire récente de la France. Fin de cycle. Caractéristiques ? Dette et rente. Mode mondiale. Mais la France a fait des choix surprenants. Elle constitue le « triangle atlantique », avec les USA et l’Angleterre. Comme eux, elle a un déficit et un endettement massifs et perdu son industrie. Choix, par ailleurs, incompatibles avec la discipline de la zone euro.

Règne de la finance. Logique « oligopoliste ». Partout se constituent, par fusion et acquisition, et endettement colossal (donc passage aux mains des fonds de pension), des entreprises gigantesques. Elles « font de l’argent avec l’argent » : concentrées sur leur « cœur de métier », elles utilisent leur puissance pour écraser sous-traitants et employés ; les sommes collectées sont placées au mieux (paradis fiscaux…). La fonction traditionnelle de l’entreprise, innovation, production, etc., est abandonnée car incertaine et non rentable à court terme. L’innovation résiduelle est fournie par une frange de start-up et de PME qui sont englouties puis dépouillées.

L’Etat est structuré pour encourager ce mouvement. Hyper centralisé et dirigiste, avec les banques centrales, il procède par « quantitative easing » et plans de relance. Cette création monétaire considérable est captée par ces oligopoles. Faute de ressources, il n’entretient plus les services publics et s’endette. En outre, l’Allemagne et la France ont joué au jeu de la fourmi qui détrousse la cigale.

L’Etat s’attendait à une création d’emplois en « présenciel » (service de proximité) qu’il croyait, à tort, protégé. Mais il y a eu blocage des salaires (à l’exception de ceux des dirigeants des oligopoles et de leurs collaborateurs, qui ont connu une inflation massive), augmentation spectaculaire des patrimoines (immobilier et actions)… Et surtout, concentration du pouvoir et des ressources, entre quelques mains et quelques lieux. Tout le reste étant nettoyé à sec.

Pourquoi ce phénomène n’a-t-il pas été perçu ? Le système de répartition français est le plus efficace au monde.

« Vide les baignoires et remplit les lavabos« , aurait-on envie de dire, selon la fameuse définition de l’entracte.

Alors, comment « refaire France » ? Sonner la fin de l’entracte. Et s’atteler à résoudre les problèmes, de tous ordres, que nous laisse le cycle économique finissant. Le chantier est monumental, mais si nous parvenons à « retrouver l’élan vital des périodes de renaissance« , nos lendemains chanteront.