Qui sème le vent récolte la tempête ? Au fond, ce qui est arrivé à la presse est le sort de la justice aux USA. Certains l’ont gentiment utilisée, orientée, pour faire triompher ce qu’ils estimaient être le « bien ». Ce qui a provoqué, à leur grand étonnement, une réaction ultra violente, disproportionnée. Quasi suicidaire.
On découvre maintenant que la presse est consubstantielle à la démocratie. Sans une presse qui inspire confiance, on a abstention, lutte fratricide, « polarisation », « théorie du complot », « populisme »…
Elle doit être un lieu où toutes les opinions peuvent s’exprimer et se confronter, à la façon du procès et de la justice. Elle doit aussi permettre de « faire la part des choses », de remettre les questions qui concernent la société dans leur contexte, sans en omettre, et sans donner à certaines d’importance exagérée : « séparer l’important de l’urgent ». Comme je l’écrivais, il y a déjà longtemps, « elle doit informer et faire réfléchir ».
C’est un « commun » disent les savants. Comment le reconstruire ?