L’étude de la SCOP (précédent billet), m’amène à de curieuses observations :
La SCOP serait le lieu idéal pour la créativité à la française. Le dirigeant français (le Français) est extrêmement créatif, seulement il confond idée et exécution. La culture démocratique de la SCOP le force à convaincre ses associés, et, ce faisant à concevoir la mise en oeuvre pratique de ce qu’il a dans la tête. (« Le succès est dans l’exécution » disait Napoléon.)
La SCOP réalise, aussi, le rêve des économistes : adapter à nos entreprises le « modèle allemand » de cogestion. Mais, en plus, celui des élus locaux : la SCOP est « fixée au sol », et, en particulier, non délocalisable.
Seulement, la SCOP n’est pas pour tout le monde. Une SCOP ne fonctionne bien que si les « bonnes personnes sont au bon endroit ». La SCOP pourrait être mieux adaptée à une entreprise qui a fait ses preuves, même si son dirigeant, jusque-là, était « seul dans son bureau », qu’à une entreprise en création, dont la cohésion n’a pas été testée par « l’épreuve du feu ».
Ce qui amène à une dernière question : et si la SCOP était la structure d’entreprise qu’exige la culture (au sens anthropologique du terme) de notre pays ?