Portrait de l’écologiste

Suite à un billet précédent concernant le « sur tourisme », j’ai enquêté sur la psychologie de l’écologiste.

L’échantillon très militant mais non significatif qui m’entoure, voyage énormément. Justification : on le mérite bien, vu ce que l’on fait pour la « cause ».

Pour l’ensemble de mon échantillon, la « cause » résulte en du « business ».

Ce qui est logique, lorsque l’on y réfléchit bien.

Repli chinois ?

Je pense depuis longtemps que la Chine pourrait suivre le chemin japonais. A moins que, dans un dernier élan vers la grandeur, elle ne déclenche une guerre mondiale.

D’après la BBC d’hier matin (informations matinales de BBC4), le scénario japonais est toujours vraisemblable. 20% de l’économie chinoise viendrait d’un immobilier spéculatif, et, comme les Japonais, les Chinois auraient décidé d’ignorer la question…

à suivre.

(Au passage, j’ai appris que la Chine souffrait du même problème que le nôtre : elle forme des masses d’intellectuels. Or, l’offre d’emplois intellectuels est limitée. D’où important chômage, structurel, des jeunes.)

Changement climatique

Paradoxe : il n’y a jamais eu autant de tourisme. Entre les pauvres qui protestent, et les riches qui voyagent, qui est prêt à faire le moindre sacrifice pour la transition climatique ?

Et, il y a pire : il y a des milliards de « sous développés » qui désirent notre train de vie ! Et qui l’auront sans doute.

Or, les solutions que l’on nous propose ne marchent pas. La batterie électrique, la mine de lithium… est-ce bon pour l’environnement ? Et, d’ailleurs, est-ce efficace ? Et les énergies dites « propres », le sont-elles autant que cela ? J’entendais qu’en Angleterre, on propose aux riverains de nouvelles lignes à haute tension des dédommagements, et qu’ils les refusent.

Le jour où l’étude du changement ne sera plus censurée, la transition climatique sera un cas d’école ?

Amicalement vôtre

Le hasard m’a amené à lire la fiche que wikipedia anglais consacre à The persuaders, la série américaine qui se nomme « Amicalement vôtre », chez nous.

Courte série, qui n’a connu qu’une saison, et qui n’a pas eu le succès attendu dans le monde anglo-saxon, mais, qui a réussi, quasiment, partout ailleurs. (Et que j’ai découverte, dans mon enfance, en lisant Pif, illustré communiste, que je trouvais dans la salle d’attente du coiffeur de ma ville communiste.)

Tout ce succès semble tenir à la traduction. La série jouait sur une antithèse culturelle : la différence de langue entre l’aristocrate anglais, et l’Américain. Comme c’était intraduisible, il a fallu trouver un autre artifice. Ce qu’auraient fait les Allemands. Curieusement, le doublage français serait une traduction de l’allemand…

« On peut violer l’histoire à condition de lui faire de beaux enfants. » aurait dit Alexandre Dumas. En ce qui concerne la traduction, c’est une condition nécessaire ?

Saga Trump

La vie de M.Trump n’aura été que grand spectacle. A tel point que plus rien. de ce qui lui arrive ne semble spectaculaire.

Et pourtant. Il est actuellement jugé pour ce qui, dans un autre pays, aurait été appelé un coup d’Etat. Un temps puni par la peine capitale, après un jugement expéditif.

(Et, aujourd’hui, il dénonce la justice, alors que c’est le principe même de la démocratie américaine, et que, lui-même, est allé, avec une armée d’avocats, de procès en procès.)

Et pourtant, pour démontrer quelque-chose qui est aussi évident, il faut des années de travail, des empilages de preuves, et même l’ensemble des tweets de M.Trump…

En Russie ou en Chine, quelqu’un déplaît au pouvoir, il disparaît dans un cul de basse-fausse.

Pas étonnant qu’autant de gens trouvent M.Poutine sympathique : tout est tellement plus simple avec lui ?

Le double Rimbaud, de Victor Segalen

Victor Segalen étudie la double vie de Rimbaud : poète génial, reconnu de son vivant, puis commerçant raté, avec une fin minable. Victor Segalen enquête : il rencontre ceux qui l’ont connu, soeur, beau-frère, partenaires commerciaux.

Victor Segalen cherche à comprendre. Y aurait-il continuité entre ces deux vies ? Rimbaud, s’il était devenu riche, serait-il redevenu poète ?…

En guise d’explication, il avance une théorie : le « bovarysme ». Le bovarysme consiste à se tromper sur la réalité de son talent. A chasser la proie pour l’ombre. Chateaubriand, Ingres, Hugo, Goethe… le phénomène est commun. Rimbaud, d’ailleurs, en était arrivé à condamner ses débuts comme « mal », et il menait une vie qui n’était pas loin de celle d’un ascète : polyglotte (il semble avoir eu une capacité hors du commun à apprendre les langues étrangères), ne buvant pas, ne fréquentant pas les autochtones, qu’il ne supportait pas, s’épuisant à la tâche et écrivant des articles scientifiques. Le provocateur était devenu puritain.

Je me suis demandé si le bovarysme n’était pas une pathologie sociale. Emma Bovary n’a pas de personnalité, elle est manipulée par les modes de son temps. Aliénation ? Danger que nous courons tous ?

Elle abandonna la musique, pourquoi jouer ? qui l’entendrait ? Puisqu’elle ne pourrait jamais, en robe de velours à manches courtes, sur un piano d’Érard, dans un concert, battant de ses doigts légers les touches d’ivoire, sentir, comme une brise, circuler autour d’elle un murmure d’extase, ce n’était pas la peine de s’ennuyer à étudier. (Madame Bovary.)

(Oeuvres complètes de Victor Segalen, dans Bouquins, éditions Laffont.)

Bertrand Russel

Bertrand Russel est à la fois inconnu chez nous et le plus grand philosophe du monde anglo-saxon. C’est le père de la théorie dominante, là-bas : la philosophie « analytique ».

Si je comprends bien, il a voulu prouver que tout était démontrable. Il aurait utilisé, pour ce faire, la théorie des ensembles. (Serait-ce à lui que l’on doit cette manière d’enseigner les mathématiques, qui a fait tant de ravages dans l’enseignement français ?)

Apparemment, il n’a pas compris que l’homme ne manipulait que des concepts, et que ces concepts n’ont pas de réalité. Qu’est-ce qu’un nuage ? Où commence et finit un « être humain » ?…

Mais est-ce important ? A quoi sert la philosophie, sinon à être l’opium du peuple ? L’Anglo-saxon est fermement matérialiste et son succès tient à ce qu’il ne doute pas de ses croyances.

(Les deux premiers paragraphes viennent de In our time, de la BBC.)

Maïmonide

Maïmonide serait un des penseurs juifs dont l’oeuvre aurait été la plus influente. Par ailleurs, ce fut un médecin de Saladin.

Je retiens qu’il semble avoir voulu réconcilier la foi et l’observation. Pour cela, comme Averoes et Thomas d’Aquin, il aurait utilisé l’oeuvre d’Aristote comme manuel d’apprentissage de l’usage de la raison.

Les sociétés évoluent, et, en fonction de cette évolution, elles doivent réinterpréter ce à quoi elles croient, et leur trouver un sens nouveau ?

(Inspiration : In our time, de la BBC.)

Météo

Il y a un type d’exercice dans lequel je suis nul. Les Anglo-saxons font passer des tests « de QI » ou équivalent, pour sélectionner les élèves de l’enseignement supérieur. En particulier, il y a, dans ces tests, des exercices portant sur la météo. J’était incapable de les faire, car la météo m’ennuie. Et lorsque quelque-chose m’ennuie, mon esprit se déconnecte.

Mais les choses changent. Comme le dit Edgar Schein, c’est une question « d’anxiété de survie ». En effet, j’ai remarqué qu’il y avait une forte corrélation entre ce qui se passe en Angleterre et chez nous. Et que la météo anglaise prévoit mieux notre temps que la météo de mon téléphone… Du coup, je m’intéresse à la météo de la BBC !

Mitochondrie

Passionnante mitochondrie, cellule qui nous apporte de l’énergie, sous forme de molécules ATP : ce serait le résultat de l’absorption d’une bactérie, capable de retraiter l’oxygène, par une cellule, qui ne le pouvait pas. La bactérie aurait perdu une partie de son ADN, qui aurait été récupérée par la cellule, mais en aurait gardé une autre. Ce qui ferait que nous aurions deux ADN.

Pour une raison curieuse, on n’hériterait que l’ADN des mitochondries de sa mère.

Une théorie voudrait que cette fusion entre cellules ne soit pas tant une coopération qu’une lutte, chacun cherchant à prendre l’avantage sur l’autre. (Informations venues de In our time, de la BBC.)

Une idée qui a émergé à l’époque où l’on faisait combattre les uns contre les autres des algorithmes est que l’amitié résulte de l’affrontement…