Il est tentant de lire l’histoire ainsi :
A la fin de la guerre de 14, le président Wilson convainc les vainqueurs de ne pas exercer de représailles sur les vaincus. Mais il n’est pas suivi par le Sénat américain. L’Amérique exige le paiement des dettes européennes. Sur ces entrefaites surviennent les années folles et la crise de 29. Elle ébranle l’Allemagne. Seconde guerre mondiale. Cette fois, les Américains tirent les leçons de leurs erreurs, plan Marshall et encadrement de la finance mondiale. 74, crise. Nixon choisit la solution de facilité : détricoter les contraintes, plutôt que de comprendre leur sens. Survient Bill Clinton, hédoniste, qui démonte tout le système. Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.
Arrivent ensuite le Consensus de Washington, ou « néo libéralisme », post effondrement de l’URSS. Les USA veulent imposer leur modèle de société à l’univers. Il en résulte une série de crises. Après ce moment « de droite », arrive des décennies « de gauche ». Le « bourgeois bohème » se déclare « élite » et impose ses idées, par la « soft power » de la manipulation des esprits : métropolisation, transition climatique, défense des « victimes », ONG…
Ce modèle « contre culturel » est actuellement rejeté par les systèmes immunitaires nationaux, pays après pays. Une fois de plus, les USA, « reluctant crusaders« , comme les qualifie un livre, après avoir voulu réformer le monde, se barricadent sur leur île.
Que va-t-il en résulter ?
Nouvel exemple de « catastrophisme » ? Le « principe » de la société américaine (libertarisme ? marché ? Bien et mal ?…) a été lâché sur le monde… qui ne tue pas renforce ?