La musique classique a ses modes. Dans mon enfance, le romantisme avait le vent en poupe. Il était bien question de baroque, de Vivaldi, de Bach, de Händel, de Pachelbel… Mais on n’entendait que des « tubes » et on les présentait comme les précurseurs du romantisme et de la modernité.
Mais, petit-à-petit, le baroque s’est imposé. On a joué de plus en plus d’oeuvres des musiciens déjà célèbres, mais, surtout, on a redécouvert beaucoup d’autres musiciens. D’ailleurs, bizarrement, le baroque tend de plus en plus à inclure la renaissance et le moyen-âge.
Ceci résulte peut-être de tout un travail effectué sur l’instrument d’époque. Peut-être aussi de l’accroissement du nombre de musiciens, qui ont dû chercher de nouveaux marchés. Peut-être, encore, de l’évolution des goûts du public. Le baroque a démodé la musique qui l’a suivi ?