Eternelle frustration ! Impossible de se faire une idée sur une oeuvre en écoutant une émission !
Je ne sais toujours pas qui était Robert Musil. A vrai dire, j’ai découvert L’homme sans qualité, il y a bien longtemps. J’avais été enthousiasmé par les premières pages. Mais cela n’avait pas duré. Peut-être devrais-je reprendre ma lecture ?
Ce que je retiens toutefois est que Musil, contrairement à ce que je croyais, était peu sympathique. Il n’aimait pas ses contemporains. Il ne croyait qu’à la science. Et à sa propre supériorité.
On retrouve, me semble-t-il, dans son oeuvre, ce qui préoccupait les intellectuels ses contemporains. Sa particularité pourrait être d’avoir voulu tirer la morale de son inertie et d’en faire une science, en s’inspirant de la science. Mais n’était-ce pas le souci de « l’école de la systémique », qui pensait que sans science des sociétés, de la complexité, nous courrions à notre perte (la guerre l’a confortée dans ce sentiment) ?