Il y a quelque temps, le dirigeant d’une entreprise de « reconditionnement » de portables me disait que les start-up nuisaient gravement à ses affaires. Elles vivent des fonds financiers et n’ont pas de souci de rentabilité. Elles « cassent les prix ».
On trouvera dans ce blog l’histoire d’Uber. Une hypothèse plausible est apparue petit à petit. L’histoire d’Uber part de propos que l’on entendait beaucoup un temps : le chauffeur de taxi est un voleur. Une théorie surprenante, car ces propos étaient tenus par des « privilégiés ». Une sorte de Marxisme inversé. Uber avait pour mission de redresser ce tort. Ce qui n’était pas totalement désintéressé. Son « innovation de rupture » consistait à faire de grosses économies de charges sociales, en transformant le statut du taxi de salarié à entrepreneur. Mais aussi d’abaisser les prix suffisamment pour que la concurrence ne puisse survivre. Une fois en situation de monopole, les prix se seraient adaptés à cette nouvelle situation.
Il n’est pas interdit de penser que cette logique de « dumping » soit celle de beaucoup d’investisseurs. L’innovation serait la feuille de vigne de bien des « grandes » start-up ?
Ce qui est peut être plus intéressant est que cette stratégie pourrait avoir été imitée par les Chinois. Mais, eux, ont organisé toute leur société pour la mettre en oeuvre, notamment en formant des personnels d’élite scientifique que l’on ne trouve pas aux USA, sinon chez les immigrés, comme, d’ailleurs, les USA l’avaient fait pendant la guerre.