Aux USA, ceux qui réussissent sont considérés comme des dieux. Leur parole est évangile. Ce qui est curieux, car, il faut être singulièrement limité intellectuellement pour parvenir au succès dans les affaires : un monomaniaque obsédé par une idée fixe, selon les Anglo-saxons.
Mais la bêtise n’a-t-elle pas un autre mérite ? Les idées qui ont fini par triompher, en particulier celles qui m’ont été enseignées en MBA, sont souvent stupides : elles ne résistent pas à une analyse de trente secondes. Que dire de celles des soixante-huitards ? Tout l’art de M.Trump ? Nous prendre par surprise. On ne se défend pas contre ce que l’on ne prend pas au sérieux ?
N’est-ce pas ce qui s’est passé dans l’entreprise ? Beaucoup se savaient irremplaçables ? Ils n’ont offert aucune résistance aux manoeuvres politiques qui les ont mis au chômage. Ils ne pouvaient imaginer que leur employeur était suicidaire.
Un enseignement ? Il faut savoir « perdre son temps » ? Il n’y a pas d’idée stupide, contrairement à ce que m’a enseigné, cette fois, l’Education nationale. Tout ce que dit un homme mérite la plus grande des attentions. Et il faut être in quiet (en deux mots).