Jadis j’ai lu pas mal de livres de Fernand Braudel, sans me rendre compte du travail qu’ils représentaient. Misère de l’histoire moderne ? Ses ouvrages se lisent comme des romans, alors que, pour les écrire, il faut faire un travail de titan ?
D’ailleurs, sans cinq ans de captivité, jamais Fernand Braudel n’aurait pu produire sa thèse, qui fut le coup d’envoi d’une carrière exceptionnelle.
Il me semble qu’il fut un pur produit de l’esprit français, qui se caractérise par une capacité d’abstraction unique. Il cherchait les lois de l’histoire, depuis ses origines. Les forces à l’oeuvre, qui modèlent les sociétés. Il a voulu créer une science de l’homme, qui englobe toutes les sciences humaines, y compris l’économie. (Curieusement, il semble être passé à côté de la systémique et de la théorie de la complexité, qui avaient un gros succès à la même époque, et qui abordent, par l’angle mathématique, le même sujet.)
Au fond, c’est aussi ce qui m’intéresse !