Il y a quelques temps France culture diffusait une nuit du Krash. On y célébrait la mémoire des krash boursiers.
Celui de 29 m’a intéressé. Ce fut une histoire d’idéologie. Le président Hoover ressemblait au président Bush : il ne voulait pas toucher aux valeurs américaines. Il fallait laisser faire. Entre gens de bonne compagnie, tout ne pouvait que rentrer dans l’ordre. Il en est arrivé à imposer à l’Allemagne de ne pas payer ses dettes de guerre à l’Europe, pour que ses entreprises puissent payer leurs dettes aux entreprises américaines. Roosevelt a pris le contre-pied de cette politique : il a dit, en substance, je n’ai pas de bonne solution, mais l’Etat doit intervenir. On apprendra en avançant.
Le plus instructif, peut-être, était la cause du krash. C’est une pathologie de la monnaie. Cela survient à un moment où tout va bien. Mais, paradoxalement, cela détruit la société, sans raison. Et, comme on l’a vu, cela peut aller jusqu’à créer une guerre. C’est aussi une crise de l’irresponsabilité. Un jeu du gendarme et du voleur. Les financiers déploient des trésors d’ingéniosité pour faire prendre à la société des vessies pour des lanternes. Dernièrement, on a dit qu’ils étaient parvenus à assurer la maison de leur voisin pour faire fortune en y mettant le feu.
J’ai étudié le « contrôle des systèmes » dans ma jeunesse (on disait aussi « automatique »). Dommage que cette discipline ne se soit pas penchée sur la finance ?