Lors des remous provoqués par la réforme des retraites, on a demandé au Français ce qu’il pensait de son travail : rien à redire. Et de la perspective de travailler un peu plus longtemps ? Inacceptable !
J’ai fini par rapprocher ce phénomène de comportements que je rencontre, quasiment, tous les jours. Je discute avec des dirigeants qui obtiennent des résultats remarquables. Pensant qu’ils ont des choses à enseigner à leurs collègues, je leur demande leur opinion sur la façon de redresser le pays. Ils me répondent : impossible. S’ensuivent des lamentations, sans fin.
Conclusion : il me semble qu’il ne faut pas demander au Français son avis, il faut le mettre en face de problèmes à résoudre.