- Autres indices concernant l’orientation de l’élite anglaise : Contre la recherche fondamentale, Réforme de la santé anglaise, Ambassade anglaise.
Étiquette : Inde
Inégalités émergentes
The Fortune at the Bottom of the Pyramid de C.K. Prahalad
PRAHALAD, C.K., The Fortune at the Bottom of the Pyramid, Wharton School Publishing, 2009. Les pays émergents ont mis au point les moyens de faire de leurs pauvres un marché. Qu’ont-ils à nous apprendre ?
Externalisation des enseignants
Les moteurs de l’économie des pays émergents
- Le dossier de The Economist : The world turned upside down, First break all the rules, Easier said than done, Grow, grow, grow, Here be dragons, New masters of management, The power to disrupt.
Qui est l’Inde ?
L’Asie se ferme ?
Les pressions américaines sur l’Iran ont été sapées par les intérêts énergétiques chinois et russes.
Tandis que l’Amérique a essayé à la fois l’encerclement et l’offensive pour influencer le régime voyou de Myanmar, La Chine et l’Inde ont utilisé leurs meilleurs contacts principalement pour avancer leurs intérêts commerciaux.
Concurrence internationale
Le Monde consacre un article à la conquête du marché des centrales nucléaires par les pays émergents. Un extrait :
« Les Chinois sont capables de les construire », constatait Hervé Machenaud, le nouveau responsable de la production et de l’ingénierie d’EDF, quand il dirigeait sa branche Asie-Pacifique. Le directeur général de CGNPC, Quian Zhimin, n’en fait pas mystère. Aux journalistes qu’il rencontre, il glisse un document sans ambiguïté sur ses ambitions : « Acquérir la technologie grâce à l’ouverture du marché, importer la technologie avancée de l’étranger, en coordonner l’assimilation et favoriser l’innovation afin de devenir autonome dans la conception. » La CGNPC doit, selon lui, « acquérir les compétences nécessaires pour construire des centrales 100 % chinoises ». C’est cette capitalisation des savoir-faire, à partir des technologies françaises en particulier, qui a permis à Séoul de s’imposer face aux Français.
Leurs champions (des pays émergents) réécrivent les règles du jeu en se battant sur l’innovation, la carte maîtresse qui était supposée permettre aux entreprises européennes et américaines de rester concurrentielles en dépit de coûts élevés, du poids énorme des retraites futures, et de contrats sociaux douillets.
Ceux qui affrontent la concurrence directe (ou indirecte) du (…) grand nombre de diplômés que produisent la Chine et l’Inde souffrent. (…) Les personnes qui sont dans les 40% du bas de la distribution des revenus aux USA n’ont connu aucune amélioration dans leurs conditions de vie réelles en 20 ans – en dépit de la plus longue période de croissance économique connue en un siècle.
Aide aux pays pauvres
Comment faire qu’il n’y ait pas de nouveau désastre haïtien ? Comment ce désastre a-t-il été possible après des décennies d’aide ? Quelques remarques de David Brooks :
- Les pays pauvres qui se sont développés n’ont pas reçu d’aide.
- Aucun des types d’aides connus, aussi bien grandes subventions, que le pays n’est pas organisé pour recevoir, que micro-crédit, ne donnent de résultats significatifs.
- La question est culturelle : les peuples qui demeurent pauvres sont « résistants au progrès ».
- Solution : transformer cette culture en force, sans la respecter, en construisant des structures sociales « paternalistes ».
These programs, like the Harlem Children’s Zone and the No Excuses schools, are led by people who figure they don’t understand all the factors that have contributed to poverty, but they don’t care. They are going to replace parts of the local culture with a highly demanding, highly intensive culture of achievement — involving everything from new child-rearing practices to stricter schools to better job performance.
Voilà que le pays du laisser faire parle de « révolution culturelle » ! Le mal a un visage, c’est la « résistance au progrès ». Il faut la balayer par la force, par le recodage ethnique. (Au fait, qu’est-ce que le progrès ?)
Et si Haïti, comme les Indiens d’Amérique, n’arrivait pas à s’adapter à la culture occidentale dominante ?
Pour que le processus d’adaptation puisse commencer, il faut, comme au Japon, en Inde ou en Chine, qu’il y ait un minimum de désir collectif, qui ne peut exister que si un chemin de transformation acceptable pour le peuple est visible.
Le problème d’Haïti et des pays pauvres est certainement extrêmement compliqué. Mais, ce dont ils ont besoin, ce n’est pas d’une révolution culturelle, ni d’aide financière, mais d’une aide culturelle : de ce qu’Edgar Schein appelle des « process consultants », qui accompagnent les éventuels organes du pays ayant un peu de pouvoir dans la recherche d’un changement culturellement acceptable.
Compléments :
- Transformation chinoise : La pensée (actuelle) en Chine / Cheng
Copenhague optimiste
Sommet de Copenhague, raisons d’optimisme :
Planet B :
- Jusque-là (Kyoto) seuls les pays développés s’engageaient à réduire leurs émissions ; aujourd’hui tout le monde est concerné.
- Une négociation à 193 avait peu de chances de réussir, d’autant plus que le problème est effroyablement complexe. Des organisations plus petites, plus spécialisées, de motivés, se mettraient en place, coordonnées par l’ONU.
- Confirme que la Chine a torpillé la négociation, empêchant même les pays développés de prendre des engagements. Mais :
- Il y a accord sur un système de contrôle des émissions, dont l’Inde et la Chine ne voulaient pas. Ainsi que sur le principe d’une aide des riches aux pauvres.
Climat: l’après-Copenhague sera européen, prend le contre-pied des critiques faites à l’UE :
- Sans elle il n’y aurait pas eu Copenhague. Surtout, c’est-elle qui a fixé le cadre dans lequel vont se dérouler les négociations mondiales futures.
- Elle aurait une « une avance capitale en matière d’instruments économiques capables de limiter les émissions de gaz à effet de serre ». « Elle est en passe de devenir une puissance écologique (…) elle doit (…) redoubler d’efforts et consolider son avance écologique, qui se convertira progressivement en avance économique. »