Étiquette : Grèce
Hollande, le Schröder français
Les vœux de M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher de décisions qui se paralysent par contradiction.
L'Anabase
Bien, mal et télé grecque
Bref, il n’y a probablement ni bon ni mauvais, mais un affrontement d’intérêts particuliers, qui ont pris l’intérêt public en otage. Dans de tels moments, le risque Thatcher est grand : un traitement qui tue le patient.
(Complément : la télévision publique grecque = 12% d’audience… Et annoncer cette fermeture aurait été une manœuvre politique de génie…)
La Grèce au siècle de Périclès
Changement, enfants, crise et systémique
Quand il y a changement de système, il y a rupture de continuité entre règles de vie. Pour vivre et agir dans le nouveau système, il faut adopter les méthodes de l’ethnologue. Il faut observer les natifs du système, et déduire de leur comportement leurs règles de vie, puis s’y conformer. Voilà peut-être les raisons de notre crise et sa solution. Notre système-monde a changé. Nous devons apprendre ses nouvelles règles. Mais nous nous acharnons à appliquer les anciennes.
Rêve en Chine et déprime ailleurs
Le nouveau gouvernement chinois parle de « rêve chinois ». Pas moyen de savoir ce qu’il sous entend par là. (Mais peut-être est-ce un reflet du « rêve américain » ? Celui de la Chine étant de redonner la place qu’elle mérite à sa culture, plutôt qu’une bagnole à chaque citoyen, comme aux USA.) Mme Merkel et M.Hollande ne s’aiment pas trop. Mais ça ne change rien, ils sont condamnés à s’entendre. L’Islande change de gouvernement. Ce n’est apparemment pas une question de programme. Juste un usage de crise. L’humeur de l’UE n’est plus à la rigueur. The Economist l’encourage à continuer son effort de libéralisation, cependant. Et la zone euro est de nouveau menacée. Ce coup-ci ce sont les banques espagnoles et italiennes qui ne prêtent pas à leurs PME. Scénario habituel : elles pourraient entraîner leurs pays et la zone euro dans leur chute. La Grèce, après avoir réduit de 20% son PIB, pourrait repartir. Mais son moral est si bas que l’on peut en douter (60% des jeunes sont au chômage). En France, M.Hollande se montre amical vis-à-vis de l’entrepreneur : baisse des taxes sur les plus-values de cession. L’Angleterre est soulagée : le gouvernement français demande des économies à son armée, mais ne renonce pas à son rôle mondial. D’autant qu’il faudra faire sans les USA. Et, effectivement, M.Obama n’intervient pas en Syrie, alors qu’il le devrait. (Curieusement, l’article n’envisage pas les conséquences d’une telle intervention.) D’ailleurs, la Syrie, facilement accessible, est devenue la destination préférée du tourisme terroriste, actuellement en plein boom. L’Angleterre est inquiète : que feront ceux de ses nationaux qui font la guerre en Syrie, lorsqu’ils reviendront à la maison ?
Les grands sophistes de Jacqueline de Romilly
Démocratie athénienne
Mossé, Claude, Histoire d’une démocratie : Athènes, Seuil, 1971. Finalement, la démocratie athénienne a été un feu de paille. A peine deux siècles. Et son histoire me semble ressembler à celle de l’Angleterre. (Une opinion discutable.)
Hannah Arendt ou la haine de l’humanité ?
C’est Alain Finkielkraut qui m’a fait lire Hannah Arendt (billet précédent). J’avais été frappé par une discussion qu’il a eue avec Michel Serres. Et, comme il ne peut pas faire une phrase sans citer Hannah Arendt, j’ai voulu connaître celle qui l’inspirait. Voici des questions que je me suis posées en lisant Hannah Arendt. (PS. Une analyse complémentaire montre que je suis hors sujet, à 180°. La raison d’une erreur aussi complète est une question extrêmement intéressante…)



