- Un Etat peut-il s’immiscer ainsi dans les affaires d’un autre ? Peut-être me dira-t-on que c’est la conséquence de l’Europe : la disparition des nations. Mais alors, quid de la position allemande, qui défend farouchement ses particularismes ?
- Madame Merkel affole les marchés. Est-ce malin ? Mais sont-ils concernés ? Si j’en crois ce que j’entends, la dette grecque est aux mains des Etats. Manœuvre populiste ? Signal à son peuple plus qu’à l’Europe ?
- N’y a-t-il pas une façon plus intelligente d’agir ? Par exemple, au lieu de s’en prendre à la démocratie grecque, de lui expliquer ce que l’Allemagne considère être un comportement « responsable » ?
Étiquette : Grèce
Ubérisation de la société ou l’homme à la coupe
Grèce, Syriza = chaos ?
- Syriza, que l’on présente comme un épouvantail, est devenu un parti de gouvernement qui a renoncé à ses positions extrémistes.
- Ce que demande ce parti (et les Grecs) n’est pas une remise en cause du pourquoi des réformes, mais du comment. Il faut améliorer l’efficacité de l’existant et non continuer dans le libéralisme aveugle : réduction des salaires, mise au chômage des fonctionnaires (« alors que leur nombre est passé de 900.000 fin 2009 à 656.000 fin 2014« )… D’autres (une majorité ?), au sein de la zone euro, en sont arrivés à la même conclusion.
- Le plus évident : intransigeance. La négociation échoue parce que changer de politique, c’est perdre la face.
- Le plus subtil : la diabolisation de Syriza influence les Grecs. Aucune majorité de gouvernement n’émerge. Le pays devient un chaos.
Syriza : ça passe ou ça casse ?
La Grèce à nouveau au bord du précipice
USA : mort aux sous-hommes
Calme avant la tempête ?
Hollande, le Schröder français
Les vœux de M.Hollande ont enthousiasmé The Economist. A la surprise générale, ce fut un coming out libéral. Il est presque allé jusqu’à parler de paresseux qui abusent du système. Et il est prêt à « court-circuiter » les processus démocratique s’il le faut. Seule inquiétude, cependant, le passé de M.Hollande trahit une tendance à accoucher de décisions qui se paralysent par contradiction.
L'Anabase
Bien, mal et télé grecque
Bref, il n’y a probablement ni bon ni mauvais, mais un affrontement d’intérêts particuliers, qui ont pris l’intérêt public en otage. Dans de tels moments, le risque Thatcher est grand : un traitement qui tue le patient.
(Complément : la télévision publique grecque = 12% d’audience… Et annoncer cette fermeture aurait été une manœuvre politique de génie…)



