Massacre

J’ai découvert qu’un des outils du changement thatchérien fut les Quangos, des institutions qui avaient pour but de disloquer la résistance des forces passéistes par leur détermination farouche à faire réussir un objectif unique.

Je soupçonne que ces Quangos sont à l’origine de nos « agences ». Car les techniques thatchériennes se sont diffusées partout en Europe, à notre insu.

Or, j’ai entendu dire que le gouvernement anglais met en cause ces Quangos, dont il constate l’échec.

Je m’attendais à ce que nous fassions la même chose. Il semblerait que j’aie vu juste. Mais je ne pensais pas avoir si rapidement raison. On me disait que notre président s’en prendrait désormais à ces agences. (Mon interlocuteur craignait qu’il ne fasse pas de détail. Or, dans le lot, il en existerait qui travaillent bien, comme l’ADEME.)

Est-ce rassurant de savoir que nous sommes gouvernés par des modes ?

Pacte germano-soviétique

La rencontre humaine entre Trump et Poutine ne ressemble-t-elle pas à celle qu’il y eut entre Hitler et Staline.

On s’est habitué à ce que les Etats soient dirigés par la raison et par une forme « d’élite » intellectuelle. Or, jadis c’était des Ivan le terrible qui gouvernaient. Le patron d’entreprise est demeuré Ivan. Surtout lorsqu’il possède une majorité de ses actions.

M.Trump n’est-il pas dans un monde qui lui est familier, lorsqu’il rencontre Poutine et les monarques du Golf ?

Il est curieux que Xi Jinping ne l’ait pas encore compris. Ils ont tout pour s’entendre. Mais ce n’est pas le cas des Anglais. Ils mettent en avant leur monarchie et paraissent tentés par le pot de vin : Trump possède des intérêts dans le golf, chez eux.

Comme le pacte germano-soviétique, la pirouette Trump a pris l’Occident par surprise. Que va-t-il en résulter ?

Politique agricole

Qu’est-il arrivé aux agriculteurs anglais après le Brexit ? (The landscape revolution.)

Si je comprends bien, la Politique Agricole Commune fournirait 50% de leurs revenus aux agriculteurs. Après le Brexit, il était attendu que l’agriculteur anglais soit rémunéré par le marché, mais reçoive aussi des subventions pour son action écologique. Apparemment, la pratique n’a pas été à la hauteur de la théorie, et il est en difficulté.

Deux réflexions : 1) mais quand parviendrons-nous à ne plus être victime des idéologies simplistes ? 2) Faillite de l’Union Européenne, qui a imposé la PAC, sans débat. Mais quand, donc, aurons-nous des gouvernements réellement démocratiques ?

Royale famille

Originale émission de la BBC (Sexton’s tales). Un sacristain raconte l’histoire des pensionnaires d’un cimetière fameux.

A l’occasion d’un épisode, il était question de la famille royale et de Georges III et de son fils Georges IV. Ce qui me surprend, à chaque fois que l’on parle de la famille royale anglaise, est à quel point elle ressemble à une famille ordinaire. Hier et aujourd’hui. Par contraste, notre roi semblait une sorte d’extra terrestre, un dieu ?

Dans cette histoire, Georges III jugeait son fils ruineux, et avait décidé de le marier à sa cousine germanique et économe. Le mariage n’avait pas duré. Mais, quand, vingt ans après, celui qui allait devenir George IV a voulu se séparer de son épouse, les Lords et le peuple ne le lui ont pas permis. Si bien qu’il n’a plus eu qu’à fermer les portes de l’abbaye de Wesminter le jour de son couronnement, pour qu’elle ne puisse y entrer et devenir reine.

Je me demande si ce n’est pas la haute société anglaise qui a inventé la famille moderne. La famille cocon, dans laquelle l’enfant est un jouet, et non un petit homme comme auparavant.

Inquiétante Angleterre ?

Le premier ministre anglais veut à tout prix de la croissance. Il négocie dur avec Trump. Il vient de signer un accord de libre échange avec l’Inde, qu’il dit miraculeux. Enfin, un bénéfice du Brexit ! Les ventes de whisky vont augmenter. Mais quelles concessions a-t-il consenties, me demandé-je. Et l’Inde ne pourrait-elle pas être la Chine de demain ? Et n’est-elle pas sur le point d’entrer en conflit avec le Pakistan ? Et l’Europe ne doit-elle pas craindre une manoeuvre hasardeuse de la perfide Albion ?

Vu de loin, le gouvernement anglais semble dans une situation désespérée. Aux dernières élections partielles, Reform UK, une sorte d’équivalent du FN, a balayé conservateurs et travaillistes. Le peuple anglais semble mécontent. Le ministère des finances s’est engagé dans un programme d’austérité qui semble affecter sévèrement les pauvres. Est-ce prudent ?

Ici comme ailleurs, la « cancel culture » n’est pas un vain mot : difficile de savoir l’état d’esprit des britanniques et leur situation. Une leçon ?

(Depuis que cet article a été écrit, les Britanniques ont signé un accord avec Trump. On entendait leur premier ministre s’en féliciter et combler le président Trump de compliments. Pitoyable.)

Extrêmes

Reform UK, le parti du Brexit, a le vent en poupe en Angleterre.

L’incompétence d’un Trump ne ferait-elle pas peur à l’électeur ? Ou la surdité des traditionnels partis de gouvernement leur a-t-elle aliéné durablement l’opinion ?

Quid de la France ? Choix entre l’apprenti sorcier et la paralysie ?

Cyber

L’affaire du moment en Angleterre, c’est Marks and Spencer. Il a été victime de cybercriminels. Nous sommes bien peu de choses dit la BBC.

Le problème n’est pas nouveau. Il y a eu des bandits de grands chemins, des pirates, des virus, etc. L’Etat a réuni ses forces et les a exterminés. Serait-il temps de mettre un terme à l’illusion du libertarisme numérique ?

BBC

Il y a quelque temps, je me suis mis à écouter la BBC. Une langue étrange, le charme du mystère et de l’exotisme.

Rien de mieux pour apprécier ce que nous donne la France ! Car, la comparaison avec Radio France n’est pas possible. Le site de la BBC est moche. Les podcasts sont mal découpés. La BBC a perdu la plupart de ses émissions anciennes (celles qui m’intéressent particulièrement). Et le contenu « intellectuel » est sans commune mesure avec ce que l’on entend sur France Culture. Au fond, nous avons de beaux restes me dis-je.

Mais peut-être aussi n’a-t-on que ce que l’on mérite ? L’Anglais a fait la BBC à son image et il en est satisfait ?

Prison

Depuis que j’écoute la BBC, je constate qu’une des grandes affaires du moment, en Angleterre, est la surpopulation carcérale.

Qu’en est-il en France ?

Fin d’une illusion ? Les matamores qui nous ont gouvernés nous ont dit : zéro tolérance. Notre nation est-elle moins violente qu’auparavant ? Cela ne semble pas être le cas en Angleterre.

Alors, faut-il faire comme son gouvernement, qui envisage de relâcher le trop-plein ?

Cela m’a rappelé une histoire de la Mafia que cite ce blog : la Mafia a reculé lorsque l’Etat italien a offert des emplois à sa population…

British steel

L’affaire du moment, en Angleterre, c’est British Steel. Le propriétaire chinois voulait fermer l’entreprise. On entend dire que la nationalisation est imminente. En attendant, le gouvernement anglais se met en quatre pour lui trouver du charbon.

Après-guerre, le British Steel initial avait été nationalisé pour le moderniser. C’était aussi la raison des nationalisations en France, au même moment. On a oublié que la libre entreprise est souvent paresseuse. Ce n’est pas l’innovation qui motive l’actionnaire, mais le profit !

« British Steel » tout un symbole ! On redécouvre l’industrie, l’importance de l’acier, en ces temps de Trump, et que l’on ne peut pas encore se passer de charbon. Revirement politique sans précédent : hier l’ultra-nationaliste Thatcher n’avait pas craint de vendre au capitalisme international les joyaux de la couronne ; il y a encore peu, on entendait beaucoup d’hommes politiques présenter le Chinois comme l’avenir de l’Angleterre libérée par le Brexit ; aujourd’hui, on prend conscience que le capitalisme chinois est mafieux ; et, qui sait ? qu’il sert peut-être la politique de son pays. Car, sans producteur local, les Anglais devaient acheter de l’acier chinois…

(Sujet complexe, où l’on retrouve domination chinoise, surproduction et coût de l’énergie.)