Nation d’invalides

1 Anglais sur 10 en âge de travailler toucherait une pension d’invalidité. Le nombre s’est colossalement accru depuis le COVID. En 5 ans, les versements de l’Etat ont cru de 16md£. Ils devraient augmenter de 16md£ dans les 5 prochaines années. Les jeunes sont particulièrement touchés par des maladies mentales, notamment l’autisme et le trouble de stress post traumatique.

Cette augmentation phénoménale est propre à l’Angleterre et n’est pas expliquée.

(Emission : Why is there a row about disability benefits?)

Et si l’erreur des gouvernements anglais avait été de prendre ce phénomène pour une question fiscale et non comme un problème de santé publique ? En effet, il ne semble être venu à l’esprit de personne l’envie d’examiner les victimes de cette épidémie, afin de trouver les causes de leur mal et de les guérir. Elite d’invalides ?

Pauvre Angleterre

Pauvre Keir Starmer ? Déjà qu’il ne semblait pas très fier, il est trahi par sa propre majorité. Son ministre des finances tente désespérément de remettre en ordre les finances de la nation, mais une grosse minorité travailliste a refusé que l’on touche aux « disability benefits » (invalidité), soit 3 ou 4md£, selon les sources. Maintenant, il va falloir augmenter les impôts. Ce qui contrarie les plans du gouvernement, qui ne voyait que la croissance pour sortir la nation du marasme.

(Et, maintenant que l’Europe porte son budget de défense à 5% de son PIB, où l’Angleterre va-t-elle trouver l’argent nécessaire ?)

Mauvais esprit ? Vu de loin, l’Angleterre paraît une nation qui n’a plus d’élan vital. D’un côté des riches qui n’entreprennent pas, de l’autre des pauvres qui vivent d’assistanat (« du pain et des jeux », voilà comment on dirige une démocratie ?). Tout ce système repose sur l’investissement étranger, et sur l’immigration, l’immigré jouant sur le différentiel de niveau de vie entre l’Angleterre et sa nation. Mais c’est insuffisant pour équilibrer les comptes.

On pourrait se réjouir de cette situation, si, d’une certaine façon, elle n’était pas aussi la nôtre.

Mariage pour tous

La bigamie serait une invention récente. A peine mille ans. Une invention du catholicisme.

Il a bien essayé d’en faire un péché mortel, mais ça n’a pas pris. En Angleterre, la pratique était courante, en France, les tribunaux considéraient le bigame comme un martyr d’intérêt public (à l’image d’Elon Musk, qui multiplie les ménages, pour repeupler la race blanche).

La preuve ultime qu’il n’y avait pas mort d’homme ? Contrairement à ce qui se passe pour le véritable crime, le nombre de femmes bigames était important.

Voilà ce que je retiens d’une émission de Jean-Noël Jeanneney.

Microscope

J’ai découvert dame Prathiba Gai, grâce à la BBC.

Ses microscopes pénètrent à l’échelle atomique, n’ont pas besoin d’opérer dans le vide, et permettent de voir des réactions chimiques, en action. D’où la possibilité d’en corriger la nocivité et l’inefficacité, mais aussi d’étudier les défauts des semi conducteurs.

Cela ne me semblait pas concevable. Je m’émerveille de l’inventivité humaine.

Mais aussi des mérites du colonialisme : grâce à lui, l’Angleterre attire chez elle les beaux esprits d’une moitié de la terre !

L’Angleterre en guerre

Perfide Albion ? En 40, l’Angleterre aurait compté sur l’armée de terre française. Mais, prudemment, pour la défense de son île, elle avait sa flotte et son aviation. Ce qui lui a effectivement bien servi.

Pour le reste, sa guerre ne semble pas avoir été excessivement glorieuse. Si, en Afrique et en Méditerranée, elle s’en est plutôt tirée, cela tient à ce que les forces allemandes étaient absorbées par la campagne russe. En Asie, elle a été proprement défaite par des troupes japonaises inférieures en nombre…

Finalement, elle aura perdu relativement peu de monde. De l’ordre de 300.000 personnes. Comme les USA.

(Emission.)

Churchill

Fin de la guerre, Churchill est un héros, deux mois après les élections le balaient. Injustice ?

Les Anglais lui avaient gardé rancune de sa conduite erratique d’avant guerre. Et c’était l’homme du passé.

Durant la guerre, il avait gouverné une coalition. Son second, Clement Attlee, le leader travailliste, discret et loyal, lui, avait compris les aspirations de ses concitoyens. Ils désiraient la paix, un minimum de confort, la protection sociale, et l’égalité des sexes.

(Emission de la BBC.)

Acier

L’acier anglais pourrait être exempté de droits de douane américains. Cela va donner un avantage à l’Angleterre sur ses concurrents ? demandait la BBC à un industriel. Certes, mais la production étrangère va se rabattre sur l’Angleterre. Nous devons adopter des mesures protectionnistes !

A n’en pas douter, hier, ce grand industriel aurait dénoncé l’emprise de l’Etat et défendu la saine vigueur de l’économie de marché. Comme les choses changent ! Et comme le sens du ridicule est rare !

British industry exempted from Trump’s doubling of steel tariffs
But UK bosses are pressing Sir Keir Starmer for a rapid implementation of the trade deal agreed with the president

Financial Times, 3 juin

Cambridge

Election du prochain chancelier de l’université de Cambridge.

10 candidats. Ce qui se fait de mieux : anciens ministres (lords), ancien PDG de BP, activistes, vedette du show biz, etc. Leurs prédécesseurs furent Lord sainsbury (arrière petit fils du fondateur des magasins du même nom) et le mari de la reine.

Dans le lot, il y aurait au moins trois homosexuels, ce qui semble un pourcentage supérieur à la moyenne nationale. Une caractéristique de la haute société ?

Vilain petit canard ? Un professeur, qui n’a même pas sa page dans wikipedia, ne se présente pas comme un porte parole de l’université, mais comme un réformateur. Apparemment, le harcèlement serait le fléau de Cambridge. Il voudrait le faire cesser.

Curieux, il semblerait que la BBC souffre du même mal. Ainsi que beaucoup d’autres universités. Pathologie de la bien pensance ?

C’est Thatcher qu’on assassine

Le parti conservateur anglais dénonce les négociations qui se tiennent entre l’UE et l’Angleterre. Et le Brexit ? dit-il.

Ce qui me surprend est l’incohérence de nos gouvernants, anglais ou autres. Car, ce que revendique le conservateur, par exemple le refus de la liberté de circulation, est la négation de l’héritage de Thatcher, son dieu.

D’ailleurs, celui-ci est totalement démantelé, ses « quangos » sont attaqués, et les nationalisations vont bon train, mais personne ne le note. De même que personne ne s’est étonné de l’ire britannique contre la cour européenne des droits de l’homme, alors que les droits de l’homme sont une invention anglaise.

Mais cette incohérence n’est-elle pas perçue ? Ne nourrit-elle pas les désillusions populaires et le vote extrême ?

Massacre

J’ai découvert qu’un des outils du changement thatchérien fut les Quangos, des institutions qui avaient pour but de disloquer la résistance des forces passéistes par leur détermination farouche à faire réussir un objectif unique.

Je soupçonne que ces Quangos sont à l’origine de nos « agences ». Car les techniques thatchériennes se sont diffusées partout en Europe, à notre insu.

Or, j’ai entendu dire que le gouvernement anglais met en cause ces Quangos, dont il constate l’échec.

Je m’attendais à ce que nous fassions la même chose. Il semblerait que j’aie vu juste. Mais je ne pensais pas avoir si rapidement raison. On me disait que notre président s’en prendrait désormais à ces agences. (Mon interlocuteur craignait qu’il ne fasse pas de détail. Or, dans le lot, il en existerait qui travaillent bien, comme l’ADEME.)

Est-ce rassurant de savoir que nous sommes gouvernés par des modes ?