Donald Trump, qui cherche à « monétiser » son pouvoir présidentiel, devrait organiser des paris sur ses décisions.
Va-t-il envahir Cuba ? Sa tactique serait celle utilisée au Vénézuela : je remplace le dirigeant par quelqu’un qui me laisse exploiter les ressources du pays. Cela n’a pas marché en Iran, et il doit maintenant se refaire avant les « élections de mi mandat ». En tous cas, il a mis en oeuvre l’arme favorite des USA : l’extraterriorialité de ses lois : il accuse le dirigeant cubain d’être un criminel. Quant aux ressources, ce pourrait être le tourisme. Trump a déjà voulu y installer un hôtel. Et la Floride, où se trouvent les immigrés cubains, serait un « Etat pivot », lors des élections. Cuba est à genoux, deux millions de personnes sur onze auraient déjà émigré. Voilà, enfin, une nation à la mesure de l’Amérique de Trump. Seulement, il y a une difficulté : et si l’intervention américain provoquait un flux d’immigrants cubains aux USA ?
Les jeux sont ouverts.