Changement électrique

La transition vers le véhicule électrique ne semble pas un succès. Contrairement aux Chinois, les constructeurs occidentaux ne savent pas répondre aux normes de leurs pays, et l’argent public qui finance l’achat de voiture électrique profite à leurs concurrents. Et le marché n’est pas là.

L’erreur de nos gouvernements a probablement été de croire au pouvoir de la loi et à la capacité miraculeuse du marché à s’y adapter. L’histoire du Japon, de la Chine, ou même de la France semble montrer que, au contraire, ce type de changement demande une phase accélérée de mise au point technique, quasiment en laboratoire, protégée de toute concurrence.

L’erreur est humaine… ?

(En tous cas, cela montre que l’impact d’un changement mérite d’être anticipé… à moins que nos gouvernants n’aient pensé, comme la mairie de Paris, que l’automobile ne méritait pas de vivre et que la destruction créatrice la remplacerait par quelque innovation révolutionnaire ?)

Dolente humanité

Ah ! la dolente humanité, toujours à se battre, à se dévorer, dans les parlements et sur les champs de bataille, quand donc désarmerait-elle pour vivre enfin selon la justice et la raison ?

Emile Zola

Effectivement, qu’elle est la recette de la raison ?

Mais, peut-être faut-il prendre le problème autrement ? Et si l’homme, contre toute attente, avait trouvé qu’il n’était pas normal de se battre ? Et s’il avait appelé la solution à ce problème « raison » ? Et s’il se demandait maintenant ce qu’il fallait mettre dans ce mot ?

Mrs Leadbeater au sénat

Une belle histoire pour Noël ?

En 2016, un fanatique du Brexit assassine Jo Cox, une jeune députée, mère de deux enfants. Sa soeur devient le porte-parole de sa famille et de la réconciliation de la nation. Elle se révèle un tribun exceptionnel. Contre toute attente, elle reprend le siège de sa soeur au parlement. Et, à la surprise générale, elle vient de mettre à l’ordre du jour du parlement la question de la « mort assistée ». C’est maintenant le grand débat de société en Grande Bretagne.

Notre « classe politique » aurait besoin de telles personnalités pour retrouver notre estime ?

Valence

Crise a Valence. La ville ne se serait toujours pas remise de l’accident climatique qu’elle a subi. Le pouvoir politique se dispute.

Cela ressemble à Lubrizol, au début. La puissance publique est incapable de prendre la dimension du drame.

Ce qui a fait que la crise Lubrizol s’est arrêtée, c’est la création d’un « fonds de solidarité » par Lubrizol.

Comme je le disais alors, ce type de situation ressortit à la « communication de crise » :

Risk issues and crisis management

(Par ailleurs, on chiffrerait les dommages à plus de 10md€ ! Volià le type d’événement dont la France n’a plus les moyens.)

Syrie

Le régime syrien connaît des revers. La raison en est que ses alliés russes et iraniens sont affaiblis. (Informations de la BBC.)

Ce qui semble montrer que l’Occident n’a pas encore perdu la partie, et qu’il ferait peut-être bien d’y penser à deux fois avant de faire preuve de faiblesse.

Seulement, il doit peut-être aussi faire attention à ne pas détruire ses ennemis, car, l’histoire montre que, sans eux, c’est lui qu’il détruit ?

MAO

Mort assistée : sujet de discussion en Angleterre. Si je comprends bien, le public est pour, le professionnel contre.

J’ai commencé ma vie professionnelle dans la conception assistée par ordinateur (CAO). Maintenant que l’intelligence artificielle est partout va-t-on avoir une MAO ?

En tous cas, cela me rappelle un anthropologue, que cite d’ailleurs ce blog. Il avait étudié un EHPAP, et avait eu beaucoup de mal à s’en remettre. L’homme en fin de vie n’était plus qu’un légume, vache à lait de l’industrie pharmaceutique. Il regrettait la conception de la mort des cultures anciennes.

Utilisons notre intelligence naturelle pour inventer une belle fin à notre histoire ?

Le fantome de l’Elysée

Alerté par la BBC, je me suis renseigné sur la rénovation de Notre Dame. J’ai regardé une vidéo canadienne. Le bâtiment est méconnaissable. Il est refait à neuf.

Le reportage était réalisé à l’occasion de la visite du président Macron. Il m’a donné une curieuse impression. Celle d’un revenant. Un être à la fois sans consistance et d’un autre temps.

Ce que je retrouve dans un commentaire du Monde de dimanche :

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, le lent crépuscule d’Emmanuel Macron

Voyant son influence décliner après sa décision de dissoudre le 9 juin, qui l’a conduit à nommer un premier ministre fragile et qu’il ne contrôle pas, le chef de l’Etat a perdu le fil de son second mandat.

Héritage

L’autre jour, Berlin Bulletin de Politico parlait de la biographie de Mme Merkel. Dans son héritage :

refusing to fast-track Ukraine and Georgia into NATO at the Bucharest summit in 2008.

her decision to reverse course on nuclear power.

letting the euro crisis fester until it was nearly too late to save Greece.

pursuing Nord Stream 2 even after Russia’s annexation of Crimea in 2014.

opening Germany’s doors to millions of asylum seekers from the Middle East and Northern Africa, which some would say triggered a resurgence of the far right.

Mme Merkel disait qu’elle avançait prudemment. Il est possible qu’elle se soit parfois laissé aller ? En tous cas, dans nos sociétés, démocratiques pourtant, il est frappant à quel point les décisions d’une seule personne peuvent avoir de l’impact.