Le retour de l’algorithme ?

Mais que fait-on ? Que font nos « climato-enthousiastes » ? On constate de plus en plus que l’intelligence artificielle est nuisible. Elle tue, même. Et que ses dommages à la planète ne peuvent qu’augmenter exponentiellement.

Et si l’on remettait en fonctionnement nos cerveaux ? Et si l’on se demandait, comme on le fit avec les phénomènes naturels, si le comportement de l’intelligence artificielle ne cache pas quelque loi, qui peut être programmée élégamment ? Et si l’on s’intéressait de nouveau aux mathématiques et à l’algorithmique ?

Changement

Ce blog s’intéresse au changement comme phénomène. Qu’a-t-on appris cette année le concernant ?

Peut-être que la théorie et la parole ne sont pas des moyens efficaces de changement. Vous avez beau évoquer toutes les autorités scientifiques, rien n’y fait. Quand les intérêts du peuple sont touchés, le changement ne va plus dans le sens désiré. Il tend même à prendre le chemin inverse, rien que pour vous ennuyer

En fait la parole peut agir sur le changement, mais uniquement lorsqu’il est lancé et les forces sociales sont en mouvement. Alors son issue semble tenir à un coup de dés. Et l’histoire a montré que le plus convaincant était le plus déterminé et que celui-ci était rarement le plus intelligent et le meilleur pour la santé de l’humanité.

Une question se pose aujourd’hui. Notre société semble bien absorber les chocs: guerre en Ukraine, dissolution, etc. Cela est-il durable ou pourrait-elle en arriver à un point de bascule à l’image de ce que decrit Stefan Zweig au sujet de la guerre de 14 et que les réformes de Liz Truss auraient pu faire connaître à l’Angleterre ?

Câble sous marin

La dernière mode est d’endommager des câbles de communication sous-marins. Technique : laisser traîner une ancre. Les navires russes et chinois sont à pied d’oeuvre.

Comment réagir ? Traiter la cause ou le symptôme ? Dent pour dent ? Mais cela ne risque-t-il pas d’entraîner une dangereuse escalade avec de dangereux fous-furieux ?

Une autre solution, chinoise : politesse étouffante ?

Loi du coeur

Affaires étrangères, France culture, la semaine dernière. Que nous réserve l’avenir ? L’émission s’intéresse surtout aux USA, à la Chine et s’inquiète de la si fragile Europe. Question centrale : démocratie illibérale ?

Le libéralisme (au sens americain) ce serait des normes, la démocratie illibérale penserait que la fin justifie les moyens.

La « majorité » reprocherait à la démocratie libérale son inefficacité et donc serait tentée par son contraire.

 Cela fait penser à Max Weber, son éthique des valeurs et son éthique de la responsabilité. Le propre du libéral est d’avoir le monopole du cœur, d’être le bien incarné. Il gouverne par la loi qui représente le bien. Malheureusement il ne semble faire de bien qu’à lui-même d’où le mécontentement de la « majorité » ?

Mais celle-ci est-elle sans foi ni loi comme le prétend le libéral ? Et si ses lois n’étaient pas explicites mais implicites ? Principe de l’honneur par exemple. Les anthropologues ne disent-ils pas que toute société obéit aux lois de sa « culture » ?

Harold

J’ai découvert que le titre « Harold en Italie » vient de « Childe Harold » de Byron.

Je me suis toujours demandé ce que voulait dire ce « childe ». Eh bien c’était le titre que portait le jeune noble avant d’être fait chevalier. Et cela se prononce « child ». Je n’ai pas trouvé d’équivalent français.

Childe Harold est donc un roman d’apprentissage. Et il a eu un tel succès que « Harold » est quasiment devenu un nom commun, comme frigo. Tout romantique digne de ce nom se pensait Harold. Berlioz en particulier.

L’individu est bien peu de choses ?

Antichiant

La dialectique de Hegel à l’œuvre ? Nous vivions depuis quelques décennies sous la coupe du parti de la morale. Petit à petit il perd tous ses combats. Lui-même se fait de plus en plus silencieux. Trump lui aurait-il donné le coup de grâce ?

Après l’ère du Bobo, celle de l’antibiBobo ? Seulement, l’extrême inverse est rarement une bonne chose.

Sortirons nous de l’extrémisme de notre vivant ?

Oratorio

Un effet imprévu de ma découverte de la BBC est celle des oratorios.

Dans mon enfance, je refusais tout ce qui était lyrique dans la musique classique. En vieillissant, j’ai revu mon jugement. Quoi que je reste farouchement allergique au récitatif. (Je ne m’intéresse qu’à l’air, pas aux paroles.)

Quant à l’oratorio, je le dois à Through the night de BBC3. D’une certaine façon l’oratorio est « antichiant ». La morale proscrivait l’opéra, alors les compositeurs ont utilisé le cheval de Troie du chant religieux pour le faire entrer à l’église.

En fait ce n’est pas tant l’oratorio que j’apprécie que « l’aria », un « air ». Pas de coupure, il est d’un seul tenant, d’un seul souffle. Et, pour ceux qui nous restent, sublime ! Le rôle du récitatif, on ne peut pas l’éviter, était tenu par le sermon et autre rite religieux. Mais peut-être qu’il n’y a pas de véritable plaisir sans un peu de gène ?