Une constatation surprenante : notre pays ressemble à nos PME.
Le propre de beaucoup de PME est d’être dans une situation précaire. La PME est souvent endettée et sans trésorerie. Elle se caractérise, aussi, par une forme de résilience curieuse, compte-tenu de sa fragilité, et, encore, par l’inexistence de la moindre volonté de sortir de cette situation.
Le consensus parmi les « professionnels de la faillite » (spécialistes du redressement d’entreprise, avocats, syndicats d’entreprises, juges…) est que la faillite de la PME est causée par un événement trivial. Une sorte de “battement d’aile du papillon”. On aurait pu et dû régler le problème immédiatement. Cela semblait facile. Mais, pour des raisons diverses, bizarres, on n’a pas agi à temps.
La résilience doit tenir à ce qu’il y a finalement beaucoup d’aides pour les entreprises en difficulté, car l’entreprise, est, en elle-même, utile à la communauté, qui a conçu des dispositifs pour la conserver.
La France a tout de ce portrait. Elle est, même, moins bien gérée que nos PME. Elle est en déficit depuis des années, ce que l’on ne leur permettrait pas. Dans son cas, la résilience dont elle abuse tient peut-être à son histoire et à son possible pouvoir de nuisance. Mais l’Angleterre, qui n’a rien à lui envier, a bien failli partir en « tailspin » ces derniers temps. Par certains côtés, M.Poutine est moins dangereux que les marchés financiers, ils ne sont pas humains.
Devrait-on se méfier des papillons ?