Duplicité

Dans un précédent billet, je disais que j’étais double. En fait, je retrouve ce que dit Edgar Schein en ce qui concerne les sociétés.

Lorsque l’on observe un groupe de personnes, on constate qu’il y a des différences frappantes entre ce qu’elles disent et ce qu’elles font. (C’est une technique de base de conduite du changement.)

La raison en est que les deux sont dirigés par des mécanismes différents. Nos actes sont inspirés par des règles inconscientes qui proviennent de notre « culture » (au sens anthropologique). Ce que nous disons obéit à d’autres règles, en quelques-sortes celles, purement formelles, du forum.

C’est ce que l’on voit aujourd’hui. L’écologie a gagné le discours, mais nos vies démentent nos paroles. Et les politiques publiques sont en plein changement d’orientation. (Dernièrement, le parti travailliste anglais a renoncé à ses promesses écologistes : il a probablement compris que le vote du Britannique obéissait à d’autres impératifs culturels.)

Le paradoxe de l’affaire est que tout n’est que logique. Un ami, grand écologiste, passe son existence dans sa voiture. Et son rêve est de remonter l’Amérique latine en moto, avec quelques amis et un véhicule de soutien. La dernière fois qu’il a évalué ses émissions de CO2, il était à bien plus de 5 fois les normes désirées. Sa justification ? Il a consacré sa vie à la cause, et il aime la nature : ce qu’il montre en parcourant les Andes en moto.

Un commentaire sur “Duplicité

Laisser un commentaire