Les extrêmes veulent donner de l’argent au peuple, ce qui effraie les marchés financiers : la France n’en a pas les moyens.
Comment concilier les deux ?
En fait, donner de l’argent au peuple n’est pas une très bonne idée : étant pauvre, il va le dépenser dans des produits pas chers, donc chinois.
Il serait peut-être plus habile de lui dire que « le gouvernement l’a compris » et qu’il va renforcer l’économie traditionnelle, susceptible de lui fournir de bons emplois à côté de chez lui, et les services de l’Etat, donc améliorer grandement ses conditions de vie. Ce qui est sa revendication. L’électeur est certainement assez intelligent pour comprendre que, du fait de sa mauvaise gestion, l’Etat ne peut pas lui faire de cadeau.
Qu’il y ait des gains à obtenir de l’élimination des dysfonctionnements de l’Etat (sans licencier de fonctionnaires) semble évident : l’Etat a bien marché, un temps, et il coûtait beaucoup moins qu’aujourd’hui.
Quand au financement de l’économie traditionnelle, il pourrait être obtenu par réorientation des flux financiers alimentant la « bulle numérique » et en adoptant une approche « lean » de la transition climatique, qui repose moins sur une forme de « geoengineering » à base de technologie coûteuse, toxique et étrangère.