Étiquette : spéculation
L’avenir préoccupant de l’industrie aéronautique ?
(Complément. Chaque constructeur aurait son boulet. Boeing a voulu devenir un commerçant / assembleur, et ne sait plus très bien fabriquer ses avions. Airbus serait plombé par le coût de mise au point de l’A380, dont le marché n’apparaît pas. Un gros avantage de Boeing sur Airbus, outre l’amitié de l’armée américaine, serait son antériorité, et une énorme base installée.)
Longue marche vers le capitalisme ?
Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci… Salarié = perdant ?Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?
Inflation sans inflation
- La portion des CSP- parmi les élèves des grandes écoles est passée de 43% (65-69) à 18% (90–99). Des enfants qui, hier, auraient accédé à des postes importants, ne le peuvent plus. Leur avenir a été « dévalué ». « Pour la première fois en période de paix, la génération qui précède ne laisse pas aux suivantes un monde meilleur à l’entrée de la vie » (Chauvel, Louis, générations sociales perspective de vie et soutenabilité du régime de protection sociale in La France en mutation, 1980 – 2005, Presses de la fondation nationale des Sciences politiques, 2006).
- Beaucoup d’entreprises sont à peine rentables. Beaucoup d’hommes vivent difficilement. Il suffirait que l’Etat réduise son aide, ses subventions ou ses commandes, pour qu’ils connaissent la faillite ou le dénuement. Nous sommes en sursis d’un appauvrissement massif.
Voilà qui démontre le génie du discours néoconservateur. Il affirme que le faible vit dans la paresse, grâce aux subventions de l’Etat. Or, le faible est juste à flots. Car tout ce que l’Etat lui donne est récupéré par le « fort ». C’est le fort (le néoconservateur) qui est nourri par l’Etat. Plus le pauvre est pauvre, plus il doit être aidé, plus le riche s’enrichit. Plus l’Etat s’endette. Voici le mécanisme de la spéculation : inventer un discours qui permet de s’enrichir aux dépens de la crédulité générale.
La rigueur scientifique, dernière victime en date des théories libérales
Pourquoi la science déraille-t-elle ? se demande The Economist. La plupart des publications scientifiques ne résistent pas au réexamen. Apparemment, c’est le résultat de la culture du management par objectif, et de son corollaire : la publication à tout prix. (Nouvelle conséquence imprévue des théories libérales ?)
Afin d’essayer de retrouver un peu du talent de M.Jobs, Apple recrute des gens qui ont du goût.
Vertueuse démocratie italienne, réhabilitation du rond point, et la prochaine crise financière prend des forces
La Grande spéculation après les Trente glorieuses ?
Marché = destruction ?
- Dans le travail de valorisation que fait le marché, deux phénomènes majeurs entrent en jeu. L’information et notre incapacité à prévoir l’avenir.
- Ces deux phénomènes donnent un moyen à celui qui est bien placé de faire fortune. Soit agir sur l’information, en la déconnectant de la réalité, c’est la spéculation ; soit masquer le coût des conséquences de nos actes.
(Suite du billet précédent. On notera au passage le coup de génie que fut le discours sur la bureaucratie. On a justifié le versement de dividendes colossaux, par une meilleure efficacité de l’entreprise obtenue contre sa « bureaucratie ». En fait, sa rentabilité augmentée venait d’un arrêt de l’investissement à long terme permettant d’assurer la pérennité de l’entreprise – destruction de sa capacité de recherche, de sa relation client entraînant celle son capital de marque, etc.)
Pauvres Allemands, riches Chypriotes, ou les illusions de l'euro
Les Grecs, les Chypriotes et les Espagnols sont ils (beaucoup) plus riches que les Allemands ? Depuis quelques temps on parle d’une étude qui le montrerait.
L’étude révèle aussi de fortes inégalités en Allemagne même. Serait-ce pour cela que ce pays est aussi hargneux ? Son apparente prospérité masque la souffrance d’une partie de son peuple ?




