Étiquette : spéculation
Marché = destruction ?
- Dans le travail de valorisation que fait le marché, deux phénomènes majeurs entrent en jeu. L’information et notre incapacité à prévoir l’avenir.
- Ces deux phénomènes donnent un moyen à celui qui est bien placé de faire fortune. Soit agir sur l’information, en la déconnectant de la réalité, c’est la spéculation ; soit masquer le coût des conséquences de nos actes.
(Suite du billet précédent. On notera au passage le coup de génie que fut le discours sur la bureaucratie. On a justifié le versement de dividendes colossaux, par une meilleure efficacité de l’entreprise obtenue contre sa « bureaucratie ». En fait, sa rentabilité augmentée venait d’un arrêt de l’investissement à long terme permettant d’assurer la pérennité de l’entreprise – destruction de sa capacité de recherche, de sa relation client entraînant celle son capital de marque, etc.)
Pauvres Allemands, riches Chypriotes, ou les illusions de l'euro
Les Grecs, les Chypriotes et les Espagnols sont ils (beaucoup) plus riches que les Allemands ? Depuis quelques temps on parle d’une étude qui le montrerait.
L’étude révèle aussi de fortes inégalités en Allemagne même. Serait-ce pour cela que ce pays est aussi hargneux ? Son apparente prospérité masque la souffrance d’une partie de son peuple ?
Chine : Internet citoyen ?
L'espèce humaine et ses mystères…
Numéro spécial de The Economist, qui se penche sur quelques questions curieuses :
- L’Enfer. D’où vient-il, qu’est-il devenu ? L’enfer semble avoir été conçu pour des dieux. Avant d’être étendu à une espèce humaine qui ne trouve jamais de vengeance assez cruelle pour ses semblables. Puis de devenir individuel et intérieur. L’enfer serait-il l’expression culturelle de la haine de l’autre ?
- Le Saint Empire Romain Germanique, a été l’UE avant l’UE. Avec quasiment tous les problèmes et les solutions trouvés par l’UE. On y était apparemment heureux. Pourquoi s’est-il disloqué ? Du fait de la montée des nationalismes (notamment de la Prusse). Peut-on en tirer un enseignement en ce qui nous concerne ?
- Pourquoi des gens participent-ils à des courses de plus de deux cents km sous une chaleur suffocante ? Mystère de la construction de la motivation qui fournit un sens à notre existence.
- Pourquoi les peuples s’égorgent-ils pour des questions obscures de théologie ? Peut-être parce que leurs conséquences ne le sont pas. Si, par exemple, un homme peut être porteur de l’énergie divine, l’édifice social peut être mis en cause.
- Bidonville au Kenya. Un million d’habitants. Tous entrepreneurs. Tout y est payant, on y est anonyme, et on y travaille nuit et jour. Mais c’est encore mieux qu’à la campagne… Miracle du capitalisme triomphant ?
- A la Nouvelle Orléans, l’apartheid semble toujours de mise. Comme le montre ses défilés de Mardi gras.
- Curieusement, les guerres d’Amérique du sud n’ont pas fait beaucoup de bruit. Pourtant, certaines ont été particulièrement sauvages. L’une d’entre-elles a failli rayer le Paraguay de la carte (1870).
- Les îlots que se disputent la Chine et le Japon. A qui appartiennent-ils ? Leur sort dépendra probablement plus d’un rapport de force que d’une illusoire rationalité.
- Magna de la presse japonaise (Matsutaro Shoriki). Journal, télévision, il a tout dominé. Il a même fait du base ball un sport national, et du Japon une puissance nucléaire. Ambition personnelle, nationalisme, volonté de modernisation en marche forcée… Réaction du Japon à sa rencontre avec l’Ouest ?
- La Chine serait-elle devenue démocratique, si elle n’avait pas assassiné le président qu’elle s’était donné, en 1913 ? Je soupçonne qu’il est difficile pour un seul homme de transformer une culture…
- Spéculation dans les années 1820, en Angleterre. Comme d’habitude, il y a de l’argent, mais pas de placement juteux. Ce fut le temps de grands escrocs. Dont un qui a inventé un pays. J’en retiens surtout que les bons escrocs croient ce qu’ils racontent, et tendent à profiter de liens de confiance sociaux. On n’arnaque bien que les siens ?
- Pourquoi l’Inde ne parvient pas à construire l’infrastructure de transport dont aurait besoin son développement ? Pas uniquement pour des raisons de corruption. Mais parce que tout y est infiniment compliqué. Finalement, beaucoup de gens y ont énormément de pouvoir de nuisance. L’Inde aurait besoin des techniques dont parlent mes livres. A la puissance 10 !
- J’ai appris que Gatsby le magnifique de Scott Fitzgerald était inspiré du Grand Meaulnes (Le Great de Great Gatsby étant une traduction du Grand de Grand Meaulnes).
- The Economist vote Manuel Valls, réincarnation de Nicolas Sarkozy.
- Les frères musulmans égyptiens mobilisent de moins en moins d’électeurs et vont devoir faire face à une crise économique. Leurs jours seraient-ils comptés ?
- L’université américaine, en crise, innove. Elle tenterait de réinventer l’éducation à coup de nouvelles technologies (Massive Open Online Courses). L’université française, qui cherche désespérément à imiter le (précédent) modèle américain, aurait-elle une nouvelle guerre de retard ?
- La globalisation serait en recul.
- Et la main a été conçue pour nous donner des poings. Il s’est trouvé que c’était aussi pratique pour tenir des instruments.
Super Obama et autres histoires
Afrique en développement, France en déroute, voitures sans pilote, et avions électriques
L’humanité a dépassé le point de non retour
Dennis Meadows a modélisé l’avenir de l’humanité, il y a 40 ans, pour le Club de Rome. L’étude s’est vendue à 10m d’exemplaires.
Aujourd’hui nous consommons150% de ce que nous apporte la nature. En fait, le capitalisme n’est qu’une succession de bulles spéculatives que l’espèce humaine est incapable de prévoir. Celle-ci sera de la même nature que les autres, mais infiniment plus destructrice.
- Isit Too Late for Sustainable Development? | Science & Nature | SmithsonianMagazine (l’interview de Denis Meadows)
- Looking Back on the Limits of Growth | Science & Nature | Smithsonian Magazine(analyse de ses prédictions.
Comment sauver l’Espagne
Comment sauver l’Espagne ? se demande The Economist.
Le cours de Facebook plonge
Le cours de l’action de Facebook plonge. Fait unique, la bulle spéculative n’aurait-elle pas survécu à l’introduction en bourse de Facebook ?
- Facebook : des prévisions déjà dégradées par Morgan Stanley ?
- Dans un billet je m’interrogeais sur le décalage entre l’intérêt que suscitait Facebook, et l’opinion des experts. Ceux qui ont acheté étaient-ils, non pas mal informés, mais désinformés par les banques qui menaient l’introduction en bourse ? Pire, va-t-on apprendre, une fois de plus, que, dans ces banques, il se trouvait des personnes qui jouaient sur la chute du cours ?
- L’introduction de Facebook marque-t-il la fin d’une ère ? Celle de Mme Thatcher et de M.Reagan, celle de la toute puissance de la déréglementation, de la bourse et des marchés financiers ?



