L’histoire aurait changé avec Socrate. Et peut-être pas pour le bien de l’humanité. C’est ce que semble avoir pensé Heidegger. Que s’est-il donc passé ?
Selon Les origines de la pensée grecque, l’innovation présocratique fut la cité, fini le roi de droit divin, la décision est « politique », le débat tranche ; mais, « l’opinion » c’est dangereux ; Socrate survient : il existe une vérité, la raison permet de la trouver. Preuve : le cosmos est parfait et régi par des lois mathématiques que l’esprit bien né peut discerner.
Invention de l’utopie et du totalitarisme, mais aussi de la science ? Science qui finit par se heurter à la complexité du monde et à « l’imperfection » d’un cosmos à l’image chaotique de la vie ?
Le philosophe, sûr d’avoir raison, remplace le roi, qui doit surveiller le peuple comme le lait sur le feu. Un progrès ? Idée éternelle ? La 3ème République a voulu un Etat gouverné par des esprits supérieurs et non par des « descendants », d’où ascenseur scolaire et énarque ?
Ce qui pourrait éclairer les propos d’Hannah Arendt :

