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Révolte = tout casser (Nihilisme)
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Révolte = tout améliorer
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Totalité (totalitarisme)
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Unité (principe propre à tous les Hommes / recherche d’un ordre dans le désordre / l’art)
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Absolu (désir d’)
conduit à l’animalité |
Homme = ce qui est « entre » absolu (esprit pur) et animal. D’où mesure (sens de la mesure) / il n’existe pas de principe absolu – l’homme cherche en permanence à établir une cohérence dans un monde en mouvement chaotique. Pour cela il doit identifier / fixer des limites.
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Histoire. Et histoire qui a une direction et qui finit.
Résultat : pouvoir réactionnaire et conservateur (oligarchie) |
Présent. L’histoire n’a pas de sens. Elle n’est qu’une succession de présents. Et elle ne finit pas.
Chaque présent est une renaissance. L’homme recrée, sans arrêt, la société (il a son sort entre les mains). Il lui donne une signification, un « sens » (à ne pas confondre avec « direction »). Résultat : démocratie. Hommes égaux car partagent un principe commun : « l’humanité ». |
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Le haut pense pour le bas, ses lois s’imposent à tous (totalitarisme)
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La pensée vient d’en bas, elle gagne la société en partant d’un groupe.
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La théorie / l’utopie coupée de la réalité
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L’action. L’homme plonge la tête la première au milieu des éléments. C’est de l’action qu’émerge l’illumination, la découverte que ce qui paraissait chaotique cachait un ordre / un sens.
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Philosophie allemande
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Philosophie grecque
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Étiquette : philosophe
Platonite : mal du philosophe
La philosophie comme manipulation de masses
Le professeur de philosophie est-il schizophrène ?
La philosophie aurait été vue comme un moyen de contrebalancer les excès des Lumières, et de la démocratie. Et ce à la fois par la IIIème République et les contre-révolutionnaires. Résultat. Un enseignement français de la philosophie dont la mission est l’ordre. Mais en apprenant l’esprit critique (le principe de la philosophie) !
Autre caractéristique curieuse. Pour être philosophe en France, il faut s’inscrire dans la raison pure. Celle dont Platon est le modèle. Ce qui a fait les affaires de Marx, réactionnaire de la pensée. Censurés les Proudhon, Saint Simon et autres (Camus ?) qui se sont préoccupés de raison pratique. (Or, n’étaient-ce pas eux les vrais philosophes ? Plutôt que les diplômés de Normale Sup ?)
Je me suis interrogé. Au fond, nous savons bien que nos enseignants sont des esprits totalitaires dont il faut se méfier. Merveilleuse incitation à l’esprit critique ? Certes, mais mauvais enseignement de la philosophie. C’est-à-dire du savoir-faire nécessaire à une pensée efficace.
(Librement inspiré de : Stéphanie Roza, « D’où viennent nos institutions philosophiques ? », La Vie des idées, 26 mars 2014. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/D-ou-viennent-nos-institutions.html)
Des vertus de l’oisiveté
Je me demande si Aristote n’avait pas raison : pour s’occuper des affaires de la cité, il faut être oisif (Les politiques). Il me semble que cela demande de penser, et que l’on ne peut pas penser bien loin lorsque l’on travaille. On ne peut que se raccrocher à du prémâché. Voilà ce que je me dis, lorsque je rentre chez moi, vanné par 2h de métro, voire quelques heures d’avion, et une journée de tension humaine.
Vers la paix perpétuelle de Kant
Les Lumières veulent libérer l’homme – la liberté étant la capacité de penser par soi-même. Pour cela, il doit, en particulier, s’affranchir des croyances, inaccessibles à la raison. Donc de la métaphysique, qui ne peut qu’être vaine spéculation.Philosophie modeste
Aristote et la démocratie
À quoi sert l’éducation ?
Ed Smith, champion de cricket diplômé de Cambridge, disserte de l’intérêt des études d’histoire pour le sportif.
Il me semble faire une erreur : penser que les études ont pour seul intérêt de préparer à un métier. Nous ne sommes pas que des joueurs de cricket, nous sommes surtout des membres d’une société, des citoyens. Et un citoyen doit participer à la décision collective, et pour cela utiliser sa « raison », comme le disaient les philosophes de Lumières. Ce qui ne peut se faire sans l’appui de la connaissance accumulée par nos prédécesseurs.
À en juger par l’histoire récente de la planète (billet précédent), notre système éducatif nous a mal formés. Une idée de réforme pour notre Président ?
La grande manipulation
Quand j’ai démarré le travail qui a conduit à 3 livres et à un blog, mon ambition était petite : parler de techniques de conseil en management. Je ne savais pas où cela allait me mener. Parmi mes découvertes : le détournement des concepts fondateurs de notre culture occidentale.
Les philosophes des Lumières voulaient la victoire de la « raison », l’homme utilisant son cerveau pour décider, seul. Il se dégageait de la dictature des conventions. Le progrès c’était l’émergence progressive de la raison. Le processus du progrès ? La confrontation permanente avec le néant, l’incertitude, nécessaire au mécanisme même de la pensée. Elle est remise en cause, la destruction d’une certitude par une autre.
Aujourd’hui, il semble que deux tendances s’affrontent, qui ont, sur le fond, le même effet.
- Pour la pensée anglo-saxonne, qui nous influence grandement, le choix rationnel, c’est obtenir ce que l’individu désire. Le progrès ? La marche de la technologie, qui accumule le bien matériel, et nous endort dans la béatitude d’un avenir tout tracé. La démocratie ? Le libre échange ! Et nos décisions ? Les sciences du management sont, le plus officiellement du monde, des sciences de la manipulation. Les écoles de management enseignent comment utiliser les sciences humaines pour faire nos quatre volontés. Soit en utilisant les lois de notre culture pour déclencher chez l’homme le réflexe désiré, soit, au contraire, en les modifiant pour mettre la société à son service (c’est le rôle de la télévision et de la publicité). Résultat ? Ceux qui ne peuvent se défendre contre cette influence sont transformés en « consommateurs ». La culture qui était supposée infléchir l’instinct pour conduire au bien de l’humanité est maintenant faite à l’image des vices de certains.
- Tout Charybde a son Scylla, semble-t-il. Tout TF1, son service public. Notre élite intellectuelle, appuyée par la presse, nous dicte nos idées. Que l’homme prétende penser est indécent. Un événement survient ? L’individu doit avoir une opinion spontanée. Il doit savoir, et savoir comme ceux qui savent qu’ils détiennent la vérité.
Ces deux forces sont convergentes. Elles vont à l’exact opposé de ce qui définit notre civilisation, peut-être même depuis les Grecs : la libre pensée individuelle. Est-ce une étape nécessaire ? Le premier réflexe de celui qui pense par lui-même est d’imposer sa pensée à l’autre ? Sommes nous les petits soldats de deux communautés, sœurs et ennemies, des « libres penseurs » les plus évolués, qui détiennent les leviers du pouvoir et s’affrontent pour la domination du monde ?
Les étapes de ma réflexion :
- Sur les évolutions de la définition de la rationalité : De la rationalité.
- Et sur celles de « démocratie » : Démocratie américaine.
- Pour les sciences de l’influence, voir les travaux de Robert Cialdini (CIALDINI, Robert B., Influence: Science and Practice, Allyn and Bacon, 4ème édition, 2000.), sur celles de la manipulation : Totalitarisme et management.
- Sur la Presse : Presse d’opinion.
- Sur quelques philosophes : Platon pour les nuls, Kant pour les nuls, Heidegger pour les nuls.
- Sur l’effet de la culture sur les hommes (avant que l’Anglo-saxon n’arrive à la mettre à son service), voir une allusion aux travaux de Bronislaw Malinowski, dans L’économie n’est pas une science et un aperçu de ceux de Norbert Elias.
- Sur la transformation de l’homme en consommateur, sous l’influence de la télévision : Médiamorphose.
- Sujet lié : Individualisme.

