Je reçois des appels désespérés. Où allons-nous ? Le Français ne veut pas travailler ! C’est le Figaro qui le dit.
Je suis encore à la veille de rencontrer quelqu’un qui ne veut pas travailler. Mais, pour autant, autour de moi tout le monde est en vacances. D’ailleurs, je passe ma vie à organiser des rendez-vous entre dirigeants, et il y en a toujours au moins un qui est au repos.
Il y a un manque d’entrain général. Et ce ne sont pas nécessairement ceux qui braillent le plus fort qui sont les plus besogneux. (Au contraire, et c’est peut-être logique, ils se lamentent de ce que l’on ne veut pas travailler à leur place ?)
Un article propose une explication à ce curieux phénomène. Une fois n’est pas coutume, notre gouvernement aurait réussi un changement. Les précédentes réformes du code du travail, imposées sans consultation, et sans examen de leurs conséquences, ont créé une culture du loisir. Aujourd’hui, toujours sans consultation, notre gouvernement voudrait remettre la boite de Pandore dans son état original.
Il semble donc que la France ait choisi plus ou moins implicitement, à partir du début des années 1980, un modèle de partage entre le travail et le non-travail qui laisse une place beaucoup plus importante au second, assez tôt dans la vie active, via un départ précoce à la retraite.
Au lieu de nous demander de travailler, devrait-il nous inciter à le faire par son exemple ? L’exemple d’un gouvernement démocratique ?
