Après les élections législatives anticipées perdues par la majorité macroniste, on a découvert le pot aux roses, avec la révélation en plusieurs étapes d’un dérapage jamais vu dans l’histoire des finances publiques en temps de paix : il y a 100 milliards d’euros d’écart entre la prévision initiale du PLF pour 2024 (4,4% du PIB de déficit) et la dérive « tendancielle » à près de 7% du PIB fin 2025 annoncée par les nouveaux ministres de Bercy.
Philippe Mabille, l’oeil de l’éco de la Tribune
Quand un bateau coule, il est une mauvaise idée de perdre du temps à chercher un coupable. Mais comprendre comment il en est arrivé là peut éviter, en faisant le contraire, de sombrer. Quelques observations :
- On parle d’une politique d’imposition systématique. Or, il est clair qu’il faudrait faire l’envers : public et privé allant mal, ils ont besoin d’investissements pour améliorer leur situation. En particulier, plus on affaiblit l’économie moins elle peut payer d’impôts ! Cercle vicieux.
- J’interviewe des élus locaux. Ils sont dans une situation difficile. L’Etat leur confie ses responsabilités sans leur en donner les moyens.
Un spécialiste des territoires me disait que la France avait besoin de « croissance interne », de tirer parti de ses atouts, qu’elle néglige. Elle aurait été victime de « mimétisme ». Une « pensée magique », qui lui aurait fait croire au miracle de la French tech ou autre terme à la mode, et à la réforme de l’Etat à la Thatcher ?
Valeur travail et cultivons notre jardin ?