Alors quelle stratégie pour l’UE (conférence du Commissariat au plan, suite) ?
Il me semble que l’on sort d’une phase libérale, Yang. On a cru à l’individu, au démiurge. Et celui-ci a le bec dans l’eau. Faire l’envers, c’est retrouver « l’intelligence collective ». C’est ce que dit Mark Carney, lorsqu’il suggère aux « puissances moyennes » de s’unir. C’est ce que mon association appelle « interpreneurs ». Appliquer son talent d’entrepreneur à son « écosystème ». « Faire ensemble autrement », dit l’agence de développement créée par un de nos membres.
Dores et déjà, il y a des bénéfices à récolter. Nos travaux montrent que nos entreprises et nos territoires ont un potentiel ignoré. En faisant la somme des opportunités identifiées, nous voyons que la post globalisation fait émerger des besoins qui créent des marchés nouveaux. Pour les exploiter, il faut le savoir-faire traditionnel de nos entreprises. Ce phénomène ressemble à la reconstruction d’après-guerre (potentiel de croissance économique comparable. ?) Cela exige que des acteurs éparpillés se fédèrent. Quand c’est le cas, voici ce que nous observons : un projet démarre par une initiative collective d’entreprises. Il est relayé par les élus. Ils orientent les services publics y compris ceux de l’État en sa faveur. D’où possibilité du réaménagement des territoires, sans appel aux fonds publics. En plus ce type de projet intéresse les fonds d’investissement (ils ont beaucoup de mal à trouver des placements).
Mais est-ce tout ? Et si l’on s’interrogeait sur notre histoire ? Et si nous n’avions pas eu tort de faire la promotion des droits de l’homme et de la raison ? Par exemple.