- La photo d’un petit mort susciterait un émoi mondial. Or, il y a partout au Moyen Orient des drames humains, et on n’en dit rien. L’émotion est-elle une bonne façon de régler des questions aussi graves ? A ce sujet, je m’interroge sur ce que signifie être un photographe : je ne pense pas que, rencontrant un enfant mort, j’aurais pour réflexe de le photographier.
- J’entends qu’il est inconvenant de parler des causes de cet afflux de réfugiés. Or, elles semblent bien être liées à la gestion du monde par les élites occidentales. Il est, d’ailleurs, étrange que si peu de gens sentent leur conscience concernée par des décisions qui ont provoqué des drames humains effroyables.
- Etrangement, les peuples européens sont traités comme des coupables par leurs élites. Ne pas accueillir ces réfugiés est être sans cœur. Mais insulter une population est-elle une bonne façon de susciter sa solidarité ? Ne serait-il pas préférable 1) de commencer par reconnaître que les politiques de nos élites ont été, pour le moins, maladroites, 2) de compatir un rien avec les difficultés des Européens ?
Étiquette : influence
Canons de beauté
(« La liberté est obéissance à la loi qu’on s’est prescrite« . Rousseau.)
Capitalisme et changement
Plus curieux. Ce qui nous permet de passer les épreuves formatrices de la vie me semble essentiellement être l’aide de la société. La société semble donc à la fois l’exécuteur des basses œuvres du « capitalisme » et le remède à son action. Et si tout l’art du « capitalisme » était de manipuler la société pour qu’elle nous impose des normes que nous ne savons pas respecter sans ce que produisent nos entreprises ? (N’est-ce pas la fonction de la publicité de réaliser cette manipulation ?) Et s’il était temps de se demander quels intérêts la société doit servir ? Et de lui donner des principes « humanistes » ? Ce qui est le rôle de la politique.
L'apprentissage comme phénomène de groupe
Manipuler la mémoire, une introduction
- Cela semble lié à un mélange de vrai et de faux, à de la persuasion et à de l’émotion.
- Il faut amener le patient à chercher à se remémorer l’histoire qu’on lui a racontée.
- Il se produit alors un phénomène curieux : l’homme enrichit ses faux souvenirs.
L'art anglo-saxon du changement
La philosophie comme manipulation de masses
Kahneman et Friedman
Jeux vidéo : l'apprentissage du meurtre ?
Les jeunes Français impliqués dans le djihad suivis par le CPDSI ont tous regardé ces vidéos qualifiées d’« endoctrinantes », qui enchaînent « des images choc, une musique envoûtante, des rythmes entraînants et une ambiance hypnotique ». Des références aux films Matrix et Le Seigneur des anneaux sont présentes dans ces vidéos, faisant du jeune qui les regarde un « élu », incompris des autres, qui se bat pour une cause juste. Selon l’étude, la mise en scène des vidéos 19 HH fait également référence au jeu vidéo Assassin’s Creed, qui permet aux jeunes une meilleure identification et un conditionnement à la violence.
La statistique et le changement
il faut critiquer la quantification du monde, puis le requantifier pour le changer. C’est pourquoi la statistique doit être autant vue comme un instrument de la démocratie que comme une institution dont il faut débattre.
À l’ère néolibérale, le gouvernement cherche moins à protéger les travailleurs ou à se donner les moyens d’un pilotage macroéconomique de la société qu’à mettre en place un système d’incitation. Ce système s’appuie sur la modélisation micro-économétrique ou des techniques de benchmarking (les indicateurs de performance comme les classements ou les palmarès). La spécificité de ces techniques est celle de quantifier en rétroagissant directement sur les acteurs quantifiés.
