Étiquette : Grèce
Conseil et action
Crise grecque et art de la négociation
PS. Il semble bien que les choses aient continué sur ce même mode : la Grèce démarre ses réformes, sans contrepartie. Elle veut prouver qu’elle n’est pas telle qu’on la dit. La réduction de sa dette fera l’objet de discussions ultérieures… (Article de Jean Quatremer.)
Déchet toxique grec
(En fait, il est possible qu’il y ait un second déchet toxique. Beaucoup craignent peut-être que, dette ou pas dette, la Grèce, mais aussi la France et l’Italie, soit incapable de vivre autrement qu’en parasite de la zone…)
PS. En appui de ma parenthèse : histoire de l’irresponsabilité grecque.
Fallait-il élargir l'Europe ?
- Un besoin de l’économie, et, peut-être plus encore, de la population.
- Une forme de planification. L’argent est canalisé vers des emplois utiles.
En tout cas, il est curieux que l’économie n’étudie pas ces phénomènes, et demeure victime du fantasme de l’équation mathématique.
(Sur les freins à l’élargissement. Sur l’intégration de l’Ukraine.)
Grèce : changement contrôlé ?
La politique, les politiques et la Grèce
Raté grec ?
- Systématiquement, il y avait incompréhension. Et cette incompréhension conduisait à une prédiction auto réalisatrice destructrice. Curieusement, cette incompréhension était toujours extraordinairement banale et stupide. Exemple : l’entreprise était deux fois trop grosse du fait d’un terme, « plate-forme », dont personne ne savait ce qu’il signifiait. Mais que chaque unité essayait de construire, en concurrence avec les autres. Autre exemple : un dirigeant parlait de mesures d’économies, ses employés dépensaient à plein tube. D’ailleurs, quasiment nulle part, je n’ai rencontré d’entreprise connaissant la stratégie de son dirigeant. Cela m’a fourni longtemps un exercice amusant : je disais à mon client : voici ce que votre entreprise pense qu’est votre stratégie. Voilà ce qu’elle fait pour la mettre en oeuvre. Mine déconfite.
- L’intermédiaire est un confident. On lui dit ce que l’on croit honteux. Le « déchet toxique ». (Par exemple, je ne sais pas ce que je devrais savoir, où je suis incompétent, mais, vus mes énormes diplômes, je perdrais la face si j’occupais une autre place.) Là aussi, il s’agit d’une forme d’incompréhension. Souvent avec soi. Car nos erreurs sont humaines, alors que nous les croyons diaboliques. (Mais ça pourrait devenir de moins en moins vrai : la prédiction est auto réalisatrice, là aussi…)
- L’intermédiaire est un catalyseur. J’ai appelé, dans mon livre 1, sa technique la « méthode navette ». Il discute avec tous indépendamment. Il voit le dessous des cartes. Mais, surtout, il révèle à chacun que l’autre n’est pas tel qu’il le croit. Il est bien plus amical qu’on ne le pense. Ou, plus exactement, il a des intérêts qui sont complémentaires aux siens, pas antagonistes. Une fois que l’humeur n’est plus au conflit, il peut réunir les uns et les autres autour d’une table. Il leur propose une formulation rationnelle de leur problème collectif. Ils travaillent à sa résolution comme s’il ne s’agissait plus d’eux, mais d’un problème qui leur est extérieur. Le problème de la collectivité.
Grèce : rien ne va plus ?
La Grèce facteur d'unité européenne ?
« La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance« . (La Grèce contemporaine, Edmond About, 1858.)
Présentation du contenu d’un chapitre :
Observations générales sur la situation financière de la Grèce. – La Grèce vit en pleine banqueroute depuis sa naissance. – Les impôts sont payés en nature. – Les contribuables ne payent point l’Etat, qui ne paye point ses créancier. – Budget d’exercice et budget de gestion. – Les ressources du pays ne se sont pas accrues en vingt ans.
(Texte transmis par un ami : édition plus récente sur Gallica.)
PS. Article de Jean Quatremer allant dans la même direction : la Grèce était déjà en faillite à son entrée dans l’UE ; aujourd’hui, c’est un handicap facteur de cohésion.