Les fameux tableaux de mots de Jeanne Bordeau ont maintenant leur film. Ses mots prennent, une fois de plus, et c’est surprenant, une dimension supplémentaire. Mots en 3D ?
Ceux-ci parlent de notre société. C’est très beau. Mais triste.
Changeons le monde, pour apporter un peu de joie à Jeanne Bordeau ?
(PS. La vidéo a disparu.)
Étiquette : Bordeau
Eric Izraelewicz
Eric Izraelewicz est décédé, dit la presse. Curieuxsentiment. Je l’avais croisé il y a seulement quelques semaines.
Le storytelling selon Jeanne Bordeau
BORDEAU, Jeanne, Storytelling et contenu de marque, Ellipses, 2012. Voilà un livre qui est sa propre démonstration. Le storytelling par le storytelling.
Qu’est-ce que le storytelling, au fait ? En donner une définition irait à l’encontre même du concept !
François Hollande, la France, le changement
Jeanne Bordeau analyse les mots de la presse :
Si le mot duel était le mot de l’univers politique jusqu’au 8 mai, le mot levier est dans le secteur économique un mot qui monte :
« Contrats de générations : l’autre levier pour l’emploi », Ouest France
« Transition énergétique : un levier pour relancer le secteur du BTP », chefdentreprise.com
Mais des mots plus inquiétants apparaissent : alarme, pessimisme, désespoir…En revanche, changement est tombé rapidement en désuétude…
Normal ou anormal ?
Ils ont dû affronter une résistance colossale. Mais ils ont réussi à constituer quelques alliances. Etrangement, la situation s’est alors brutalement retournée. En peu de temps, le cabinet traditionnel a quasiment disparu. Plusieurs raisons ont été avancées : il est plus facile d’imiter que de créer ; les grands cabinets ont un avantage concurrentiel, qui a forcé les petits à chercher l’alliance ; les assureurs ne veulent plus s’embarrasser d’une multitude de fournisseurs.
Il se trouve qu’une étude récente affirme que ce type d’organisation, possédée par ses salariés, est particulièrement résistante à l’adversité. Et même qu’elle fonctionne de manière anticyclique, recrutant les personnels que d’autres licencient. Devrions-nous nous inspirer des experts ?
Langage digital d'entreprise
Jeudi, l’Institut de la qualité de l’expression de Jeanne Bordeau présentait l’étude qu’il a réalisée sur le langage digital de l’entreprise. Comment s’exprime-t-elle sur Internet ?
Mal. Si vous enlevez le logo, vous ne savez plus qui parle.
J’en ai déduit que des entreprises comme le Crédit Agricole ou la Caisse d’Epargne, pourtant parmi les meilleurs exemples de l’étude, avaient honte de leur identité, de plus d’un siècle d’histoire et de bons et loyaux services qui leur ont valu l’affection de leurs clients. Elles veulent faire jeunes et branchées. Du coup, zéro différenciation. On investit dans Internet et tout le bazar qui va avec pour faire comme les autres. Donc, ce n’est qu’un coût, qu’il faut compenser par des économies ailleurs. Mais que croient tous ces marketers ? Que, parce qu’il y a Internet, les jeunes recherchent autre chose dans une banque, ou dans n’importe qu’elle entreprise, que leurs parents ?
A l’opposé Shiseido revendique son identité nippone. Elle ne veut pas la branchitude, être Y, et pourtant elle manœuvre parfaitement les codes des nouveaux médias. Elle utilise exactement ce dont elle a besoin, et pas plus. Il en était d’ailleurs de même, mardi, de DeBijenkorf. Sa stratégie était la différenciation, s’extraire d’un risque de guerre des prix. Dans ces conditions, Internet était bon pour informer le client, peut-être pour ouvrir de nouveaux marchés, mais pas pour se différencier, une question de contact direct.
Cela m’a fait penser à Marc Bloch et à son Étrange défaite : à la veille de la guerre, les officiers français doutaient de leurs troupes. C’est pour cela qu’ils n’ont pas combattu ? Mais quand serons-nous fiers de nous ?
Tableaux de mots de Jeanne Bordeau
Comme chaque année, Jeanne Bordeau expose ses « tableaux de mots » de l’année. (Galerie Verneuil Saints-Pères, 13 rue des Saint Pères, à Paris.)
Amy Winehouse et le storytelling
« elle vit son personnage jusqu’à ce que mort s’en suive. » L’art d’Amy Winehouse, comme celui de tous les artistes maudits, est le « storytelling », dit Jeanne Bordeau, dans sa lettre.
Êtes-vous un vrai leader ?
Synthèse d’un article de la Harvard Business Review (Are you a Zoom-In or Zoom-Out Leader ?). Le « bon leader » est celui qui, dans la même foulée, enchaîne mise en contexte large et visionnaire et évocations de problèmes concrets, précis, frappants, qui interpellent l’expérience de l’auditeur.
