Valmy

Il y a quelque temps, In our time de la BBC parlait de Valmy. Je suis surpris. Notre culture et notre histoire semblent plus importantes pour l’Angleterre que pour nous. Serions-nous une partie de son identité ? (Ou de celle de son élite ?)

Je me souviens d’avoir entendu parler de Valmy à l’époque du CE1 ou du CE2. Dans la litanie de noms oubliés : Jeanne d’Arc, etc.

En écoutant, l’émission, je me suis dit que l’histoire que l’on me racontait avait un sens que l’on me dissimulait : à chacun de ces événements, l’histoire du pays aurait pu aller d’un côté ou d’un autre.

Valmy fut une curieuse bataille. Les troupes prussiennes et autrichiennes et les émigrés français croyaient que ce serait une partie de plaisir. Une moitié des troupes françaises était faite de conscrits. Elles paniqueraient au premier coup de canon. Non seulement ça n’a pas été la cas, mais les dîtes troupes sont parvenues à couper l’ennemi de son approvisionnement. Si bien que celui-ci, constatant que l’adversaire tenait le choc, et que ses chants guerriers n’avaient rien de rassurant, a préféré rompre l’engagement. De ce fait, la bataille a été étonnamment peu meurtrière.

Noel Coward

Pour le nouvel an, la BBC donnait des pièces radiophoniques de Noel Coward.

Noel Coward est inconnu chez nous. Il fut une immense célébrité du théâtre, en Angleterre, à une époque où le théâtre était tout.

Le ressort de ses pièces me semble être la dispute absurde. Elle est amusante et pleine d’humour. Au lieu d’obéir aux conventions de la société, les protagonistes se disent la vérité et revendiquent leurs défauts. Et, à la fin, c’est l’esprit de fantaisie qui gagne, les gens sérieux n’étant au fond que des Tartuffe.

Occasion de réfléchir sur les différences culturelles entre la France et l’Angleterre. L’art anglais parle de la vie quotidienne, des sentiments humains les plus communs et cela à commencer par Shakespeare. Le Français a un esprit abstrait, que ce soit la farce ou le drame, il ne connaît que l’idéal.

Whinging poms

Le gouvernement anglais donne un spectacle lamentable.

Son principal souci est de plaire à M.Trump. Il cherche à devancer ses désirs. Il rappelle la « relation spéciale » qu’a l’Angleterre avec les USA… Surtout qu’on ne le punisse pas !

Apparemment, sa côte de popularité s’est effondrée si vite que cela gêne le parti conservateur : il ne peut pas le critiquer, sans qu’on lui rappelle son récent bilan. Cela fait le jeu de l’extrême droite. Quoique M.Musk se soit fâché avec son dirigeant.

Perfide Albion

Hier, j’entendais la BBC dire que les « utilities » (services publics généralement privés) se livraient à la pratique du « back billing » particulièrement perverse.

Les dites institutions répondaient que le « back billing » représentait une faible proportion des plaintes reçues.

J’ai pensé que seul un esprit issu de la haute éducation anglaise pouvait faire une telle réponse : un Français aurait pensé que cela signifie qu’elles reçoivent des masses de réclamations.

Libération ?

Je lisais que Stéphane Séjourné aurait enterré la CSRD.

Le Financial times disait, le 22 janvier, aussi :

Rachel Reeves says growth ‘trumps’ net zero as Heathrow runway decision looms
Chancellor set to confirm her support for UK’s largest airport having a third runway

Le gouvernement travailliste anglais se défait de la contrainte environnementale.

L’élection de Donald Trump, étrangement, semble avoir provoqué l’effondrement d’un barrage.

Croissance à tout prix

Le gouvernement anglais est dos au mur. Il lui faut impérativement de la croissance.

Après avoir annoncé « l’intelligence artificielle partout », il parle maintenant de déréglementation. Quand un gouvernement de gauche parle de déréglementation, c’est un signe qui ne trompe pas qu’il est acculé.

Mais est-ce que la déréglementation provoque la croissance ? Cela semble faire l’hypothèse que l’entrepreneur est assoiffé d’argent et qu’un rien peut libérer ses esprits animaux.

N’était-ce pas ce que croyait M.Macron ? L’échec des mesures qu’il a prises semble montrer que l’hypothèse était fausse.

Je constate que l’entrepreneur s’adapte à son environnement. Son discours n’a aucun rapport avec ses actes. Au fond, il vit à la fois mal et très bien. Comme vous et moi, il n’a aucune envie de faire croître ses affaires. A mon avis, les recettes de la croissance sont :

  • Un avenir prévisible, et non la jungle libérale.
  • La loi, paradoxalement. Le chaos épuise le dirigeant.
  • La pression de son environnement. Une entreprise laissée à elle-même se recroqueville. Elle a besoin d’être stimulée par l’envie de faire mieux que « les copains ».

Miracle artificiel

Le gouvernement anglais est dos au mur. Sa politique économique inquiète le marché financier.

Il ne sait plus à quel saint se vouer. Heureusement, depuis l’époque des saints, l’humanité a innové en matière de miracles. Alors, il fait ce que toute start-up fait quand elle veut lever des fonds. Il annonce qu’il va mettre de l’intelligence artificielle partout dans ses services ! Voilà ce qui devrait enchanter la bourse !

Une idée pour MM.Bayrou et Macron ?

(Nouvelles d’hier.)

Souffrante Angleterre

L’Angleterre s’est engagée dans la rigueur budgétaire. Surprise : les marchés financiers n’apprécient pas cette politique. Et cela provoque une prédiction autoréalisatrice (le marché a peur d’avoir peur ?). Le pays est ébranlé. Comment cela va-t-il se finir ?

En attendant sa chancelière de fer part en Chine : certes c’est un ennemi, mais nous sommes dos au mur, nous avons besoin de ses investissements.

Curieux phénomène. Utile leçon pour la France ?

Et drôle de chose que le marché. L’homme a créé un être totalement irrationnel ? (Ou ressortissant à la « psychologie des foules » ?)