Le premier ministre anglais veut à tout prix de la croissance. Il négocie dur avec Trump. Il vient de signer un accord de libre échange avec l’Inde, qu’il dit miraculeux. Enfin, un bénéfice du Brexit ! Les ventes de whisky vont augmenter. Mais quelles concessions a-t-il consenties, me demandé-je. Et l’Inde ne pourrait-elle pas être la Chine de demain ? Et n’est-elle pas sur le point d’entrer en conflit avec le Pakistan ? Et l’Europe ne doit-elle pas craindre une manoeuvre hasardeuse de la perfide Albion ?
Vu de loin, le gouvernement anglais semble dans une situation désespérée. Aux dernières élections partielles, Reform UK, une sorte d’équivalent du FN, a balayé conservateurs et travaillistes. Le peuple anglais semble mécontent. Le ministère des finances s’est engagé dans un programme d’austérité qui semble affecter sévèrement les pauvres. Est-ce prudent ?
Ici comme ailleurs, la « cancel culture » n’est pas un vain mot : difficile de savoir l’état d’esprit des britanniques et leur situation. Une leçon ?
(Depuis que cet article a été écrit, les Britanniques ont signé un accord avec Trump. On entendait leur premier ministre s’en féliciter et combler le président Trump de compliments. Pitoyable.)