Le risque que nous courons est d’oublier qu’il y a plus malheureux que nous.
Il faut reconnaître que, si, pour une fois, l’UE faisait preuve de courage, ce serait bien. Mais nous ne sommes pas seuls. Le sort des Birmans, des Soudanais, des Palestiniens est effrayant. Ils ne peuvent que subir l’oppression. Et peut-être ne sont-ils pas les seuls peuples à souffrir.
Cela présente un danger pour nous. Car l’Occident est supposé défenseur des « droits de l’homme ». Son inaction prouve son hypocrisie. Paradoxalement, alors que, malgré tout, elle aide beaucoup plus le pauvre que les régimes dictatoriaux, elle en retire une bien moins bonne image qu’eux.
Ce que l’on a appelé « droits de l’hommisme » a été particulièrement toxique pour la réputation occidentale. Il serait bien d’apprendre de nos erreurs et de trouver une formule de secours à notre prochain qui soit réellement efficace.
(Oublions les grandes théories et embrassons le pragmatisme ?)