Il y a quelque temps j’écoutais une émission des années 60. Il y était dit que l’économie américaine avait une santé insolente. Pourtant, en y regardant de près, elle était en déficit. Cela tenait à son armée et à sa politique d’aide.
C’était déjà la question qu’essaie de résoudre Trump.
Seulement, si elle se posait alors, c’est que les USA craignaient la menace rouge. Pour que le monde ne bascule pas du côté soviétique, ils avaient intérêt à ce que leur modèle de société se répande. Donc à financer les nations en difficulté. D’où problème posé par Mancur Olson : fatalement cela produit une forme de parasitisme.
Lorsque l’URSS a chu, le problème semblait réglé. Le capitalisme avait gagné. L’avenir serait prospère et pacifique, la croissance économique serait ininterrompue. Seulement les crises qui s’en sont suivies ont torpillé cet espoir. Maintenant M.Trump explore l’option du splendide isolement.
Qu’est-ce qui coince ? Les USA veulent imposer leur façon de voir, sans écouter l’avis de leurs contemporains.
Y a-t-il une autre option ? Celle du communisme : que devant l’ampleur des dangers, les nations se mettent d’accord sur un même système politique et la façon de le réglementer, en en partageant le coût de maintenance. Voir les travaux d’Elinor Ostrom ?
(On raconte que Moïse a demandé à Dieu : le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens cessera-t-il un jour ? Oui, certainement… mais pas de mon vivant. Voilà qui s’applique à mon scénario ?)