Pourquoi n’ont-ils rien écrit ? Qu’ont-ils dit ? Les philosophes qui n’ont rien écrit, voici un bon sujet pour une émission de France culture.
Le paradoxe est que, si on a entendu parler d’eux, c’est parce qu’on a écrit sur eux. Curieusement, l’émission n’a pas envisagé la question sous cet angle. Et si ne rien écrire était, pour un philosophe, la meilleure façon de passer à la postérité ? Avec un avantage, justement : on n’est jamais certain que sa parole ait été bien transcrite. Le mystère demeurera toujours entier. Peut-être avaient-ils atteint le Graal de la sagesse ?
A vrai dire, la question se pose aussi pour celui qui a écrit. On n’est jamais bien sûr de ce qu’il voulait dire. D’autant que cela tend à changer au cours d’une vie. Et que « vouloir dire » n’a pas grand sens : prenons notre cas, que voulons-nous dire ? Autant ne rien écrire ?
(Un sujet pour Borgès : le philosophe dont on n’a jamais entendu parler… Qu’est-ce que cela signifierait ?)
