Voies de Dieu

La cathédrale gothique est apparue en un temps de croissance démographique forte.

La France, en particulier, s’est couverte d’églises et de cathédrales. Ce qui avait pour conséquence l’emploi de beaucoup de monde. Et c’était un travail qui rapportait beaucoup. Une façon efficace de répartir des richesses. (France culture.)

Les sociétés trouvent des moyens mystérieux d’assurer leur équilibre ?

Lucrèce

On doit au poète Lucrèce de connaître l’oeuvre d’Epicure.

Apparemment la transmission s’est faite par copie. Et le matérialisme d’Epicure était difficile à avaler par le spiritualisme du Moyen-âge. Un poète était plus acceptable ? D’autant qu’il semble avoir été une sorte de livre de cours de latin ?

Peut-être est-ce aussi une légende qui a été inventée récemment ? On aurait aussi inventé le fait que Lucrèce était dépressif.

En tous cas, me disais-je, notre société n’a pas toujours été matérialiste, et ses époques spiritualistes n’ont pas été de grands succès. Peut-être parce qu’une société spirituelle est aussi arbitraire ?

(Venu d’Avec philosophie, de France culture, dont je n’ai pas retenu grand chose.)

Histoire des idées

De la façon dont nous sommes gouvernés et de ses conséquences, suite.

Les bons élèves qui nous gouvernent appliquent les idées que leur apportent des travaux « scientifiques », celles qui font « consensus » (cf. commission Attali). Or ces idées ne sont pas fondées sur l’observation de la réalité. Elles ne sont pas « falsifiables » : on n’a pas tenté d’en vérifier les prédictions.

Elles ne sont que la « rationalisation » des intérêts, mal compris, de telle ou telle classe de la société. Mal compris car cette classe, isolée de la réalité, n’a pas compris qu’elle n’est rien sans la société.

Ces idées produisent, en conséquence, des drames. Ce n’est pas par hasard s’il y a eu Brexit et Trump. Les Anglais ont réformé l’Europe, et les Américains, le monde. Et ils ont été les premiers à subir les effets de leur idéologie.

Les bons élèves qui nous gouvernent ont appliqué ces idées avec enthousiasme.

Faut-il les condamner, ou leur en apporter de meilleures ? Des idées tirées de la réalité ?

Conditionnement

Je fais beaucoup de conseil gratuit. C’est peut-être un mauvais investissement, pour ceux que j’aide, me demandé-je. En effet, je me rends compte que toute la valeur du conseil est dans la proposition. Elle force à une réflexion essentielle, et particulièrement créative.

On ne se rend pas compte à quel point nos actes sont conditionnés par les circonstances dans lesquelles ils se font.

Par exemple je me souviens d’un acteur porno, qui disait, dans je ne sais plus quel film (pas porno), qu’au fond, à la maison, il n’était pas mieux qu’un autre, il n’était bon qu’au travail.

Par ailleurs, il me semble, comme le disait Robert Solow, que, dans les cas graves, il est préférable qu’un médecin ne soit pas « aux pièces ». C’est la logique de l’hôpital. Je me méfie de la médecine de ville.

Comme pour l’IA, devrait-on se demander, avant chaque action, quel « prompt » adopter ?

Fatal consensus

« Consensus des scientifiques », j’ai été surpris d’entendre cette phrase. Je pense que la première fois que ça a été le cas fut au sujet de la transition climatique. Puis il en a été question à l’époque du COVID.

Au temps de Pasteur, le consensus scientifique, c’était la génération spontanée. Au temps d’Einstein, le consensus, c’était « l’éther ». Il n’y a pas de consensus en science, sinon qu’elle ne sait rien. Que les résultats qu’elle obtient sont, au mieux, provisoire, et à manipuler avec prudence. D’où mon étonnement.

Je me demande maintenant s’il n’y a pas eu un autre consensus, celui de la Commission Attali, dont notre président fut le rapporteur. Ces brillants esprits étaient supposés nous indiquer la voie vers le meilleur des mondes. La voie de la Science. Le véritable consensus alors était que l’économie avait compris les secrets de la nature.

Ce qui m’amène à un autre consensus, dont il est souvent question dans ce blog. Celui dit « de Washington ». A la chute de l’URSS, le consensus chez les économistes américains était que le capitalisme avait gagné. Il fallait réformer le monde sur son modèle. Il en résulterait un avenir lumineux. Plus de crise. Une croissance économique puissante et éternelle.

Ces gens ont effectivement réformé le monde. Il s’en est suivi une série de crises extraordinairement violentes. Depuis, le monde hait l’Occident.

La Commission Attali n’aurait-elle été qu’une copie du consensus de Washington ?

Illusion économique

Lorsqu’un gouvernement veut choisir une politique, il demande les conseils d’un économiste ou d’un groupe d’économistes, comme la commission Attali dont le président Macron fut le rapporteur.

Pour l’économiste, les hommes sont à l’image des atomes, ils se ressemblent. Pas de différence entre un Bantou et un Corrézien. Ils obéissent tous aux lois de l’économie.

Et s’il y avait une différence entre le Bantou et le Corrézien ? Et si nos entrepreneurs avaient une culture qui leur est propre et à laquelle toute politique doit s’adapter pour en tirer le meilleur ?

Et si l’Etat déplorable de notre pays venait de cette confusion ?

15000

Quinze millième billet. Quoi de neuf ? Je suis très pris par mon travail, si bien que j’ai peu de temps pour ce blog.

Mes sources d’inspiration changent. J’ai été lâché par la BBC, dont, de toute manière, les charmes s’épuisaient, et je me suis raccroché à France culture la nuit. J’y cherche, au fond, ce que je demandais à la BBC : le souvenir d’une gloire passée.

Mystérieuse dette

Pourquoi nos gouvernants empilent-ils des dettes ? La réflexion se poursuit.

Nouvelle tentative d’explication. Loi forte des petits nombres, généralisons des observations anecdotiques ?

  • Curieusement, le phénomène semble identique en France et aux USA. Aux USA, la cause du problème viendrait de ce que les gouvernements ne sont plus contrôlés. Ce qui laisse penser qu’ils sont, par nature, irresponsables.
  • Lorsque l’on regarde le bilan, plutôt positif, de De Gaulle, on voit que lui aussi a laissé filer le déficit : en 68. Une première cause de déficit semble donc être une forme de populisme.
  • Et la « politique de l’offre » de M.Macron ? Nos gouvernants sont des adeptes de la pensée magique. Tous procèdent à de vigoureux investissements, qui, cela semble aujourd’hui manifeste, ont été des gouffres. Mais aucun mécanisme ne semble leur permettre d’apprendre de leurs erreurs.

Quel changement systémique leur proposer ?

Un Etat, du moins en ce qui concerne ses finances, ressemble à une entreprise. Or, l’entreprise va chercher ses revenus, elle ne s’attend pas à ce que quelque effet mystérieux, keynésien ou autre, fasse un miracle. Et, de temps à autre, elle procède à des « reengineerings » de son organisation. Elle ouvre le capot et change le moteur.

Certes, me direz-vous, mais un tel comportement est-il compatible avec les purs esprits qui nous gouvernent ? Notre problème ne serait-il pas là ?

A suivre.

Triste roman ?

1970 : que dire des romans publiés depuis la guerre ?

Ce qui me frappe est que les romanciers, en ces temps, étaient des célébrités. Des artistes et des maîtres à penser.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il me semble qu’il n’y a plus que du roman de masse, façon bande dessinée, et quelques auteurs qui se prennent pour les gloires du temps passé.

La littérature est peut-être un « fait social ». Il faut des écrivains, qui aient les moyens de vivre, une école (contre laquelle souvent l’écrivain se rebelle, mais qui l’a façonné) et des lecteurs ?

Faux amis

Hannah Arendt a gardé un mauvais souvenir de son passage en France (France culture).

Elle doit quitter l’Allemagne pour cause d’antisémitisme. Surtout, elle est abandonnée de ses « amis ». Curieusement, c’est un phénomène propre aux intellectuels.

Arrivée en France, ce sont les Juifs français qui ne veulent pas de Juifs allemands. En revanche, elle trouve une concierge qui l’héberge, elle et sa tribu de Juifs errants.

A l’air Trump, son expérience a-t-elle quelque chose à nous apprendre ?