J’ai découvert la philosophie sur le tard. J’ai l’impression que la population se divise en trois. Il y a le gros de la population qui vit très bien sans, les experts, qui existent dans des sortes de monades, qui n’ont pas de place pour deux, et ceux que l’on nomme désormais « suiveurs », comme moi, qui admirent sans comprendre.
Je me demande si l’histoire des philosophes n’est pas celle des aveugles et de l’éléphant. Ils érigent en absolu un pan de la réalité. Seulement, à partir de tous les pans, on ne la reconstruit pas.
Il est possible que la philosophie soit un exercice utile au cerveau, un combat contre la sénilité ou contre l’hybris, ou encore contre la paralysie de la décision. Mais à condition de ne pas en faire un « jeu sans fin » ? La maladie du philosophe ?