IA et copyright

Un chanteur artificiel aurait signé un premier contrat avec une maison de disques.

On s’interrogeait sur la question des droits d’auteur. (Informations de la BBC, ce matin.)

Effectivement, bonne question. L’IA n’est que parasitisme. Elle exploite le patrimoine de l’humanité : « dessine-moi un mouton à la façon de Picasso, mâtiné de Velasquez »…

Comme pour le carbone, ne devrait-on pas s’inquiéter de « net zero » : comment remplacer la créativité perdue du fait de l’IA ?

Roi philosophe

Jamais on n’a été aussi loin de l’idéal du roi philosophe (qu’il faut entendre au sens de « sage », non de « Sartre ») de Platon.

Tout à fait explicable : il ne faut surtout pas être philosophe pour lancer une start-up, devenir PDG d’une multinationale, président d’une démocratie ou dictateur, journaliste… Le processus de sélection naturelle s’y oppose catégoriquement.

En conséquence de quoi, on est bombardé de bêtises. (Ce qui fait, d’ailleurs, les affaires de ce blog.)

Et si c’était une nouvelle ruse de l’histoire ? Ce qui ne tue pas renforce. En donnant le pouvoir à des fous-furieux, la société se met en danger permanent ? Ce qui la force à rester sur ses gardes, à se consolider sans cesse, et pousse ses membres à développer leur entendement ?

Utilité du grand homme

J’ai passé un mauvais moment dans la Tour Montparnasse. Les vitres sont teintées, l’atmosphère est grise. Un noyau central et des alvéoles sur la périphérie. Dépouillé et laid.

J’ai donc été très surpris, un jour, d’entendre deux ingénieurs se féliciter d’avoir participé à sa construction. L’un était du côté du BTP, l’autre de celui du contrôle. Beau travail cher collègue.

Curieusement, je ressens le même sentiment que ce jour là lorsque j’assiste à un prix professionnel. Le prix ne récompense pas l’exploit individuel, il clame la grandeur de la profession, le contentement de soi. C’est une célébration rituelle ?

Libre arbitre et déterminisme

Les philosophes semblent partagés entre ceux qui croient au libre arbitre et ceux qui croient au déterminisme. (In our time, de la BBC.)

Ce qui me paraît également idiot. Notre vie semble une succession de petits ou grands « big bangs ». Des discontinuités. Dans ces conditions le déterminisme est impossible. Quant au libre arbitre, il faudrait encore lui trouver un siège… Comme le dit James March, les décisions « surviennent ».

En fait, le plus important n’est peut-être pas qu’une théorie soit juste ou non, mais ce que l’on en fait. Nos croyances conditionnent nos comportements.

Ou les comportements des autres… Phénomène bien connu. La plupart des croyants au déterminisme se comportent tout à fait ordinairement. Entre leur vie et leurs idées, il y a un mur. Mais ces idées les aident dans la vie : elles convainquent les autres de ne pas bousculer le statu-quo. « Les promesses n’engagent que ceux qui les entendent. »

Pourquoi les gouvernements s’égarent-ils ?

Depuis 5 ans, je fais une enquête. Je cherche à comprendre ce qui pourrait transformer nos PME.

J’ai découvert des phénomènes bizarres. Par exemple, le dirigeant français fait des erreurs déconcertantes. Il donne l’impression de manquer de la plus élémentaire des instructions. Dans ces conditions il lui faudrait rien moins que des années de formation pour s’améliorer, lit-on. (Y croit-on ?) En fait, en 5 minutes de discussion avec des pairs, il a vu son erreur. Et, alors, c’est une fusée !

Tout est comme cela. La petitesse la plus frustrante, l’arrogance la plus déplacée… fréquentent avec la générosité la plus inattendue. Autre exemple.

Voilà pourquoi nos économistes et nos gouvernements se trompent ? Parce que l’on n’est capable que de voir une partie de la nature humaine, les observations justes conduisent à des conclusions fausses ?

Les épidémies

Nous nageons au milieu des virus ! Le virus est partout.

Le virus qui crée une épidémie est donc une infime exception. Ce serait un virus qui passe d’une espèce à une autre. Or, les animaux nous ayant précédés dans l’évolution, ils ont eu le temps de se familiariser avec beaucoup plus de virus que nous… Pour les mêmes raisons, les voyages transmettent les épidémies. (Voilà qui n’entrait pas dans les équations des économistes qui ne voyaient que des bienfaits à la « globalisation » ! Et pourtant, ils sont tellement intelligents !)

L’épidémie semble être, en tous cas, une pathologie sociale. Autant elle paraît créée par les mouvements de population, autant l’arme la plus efficace contre elle semble sociale, l’éducation, par exemple.

(D’après In our time, de la BBC, qui fut prescient, puisque l’émission parlait déjà de globalisation et d’épidémie bien avant le coronavirus. A noter une curieuse remarque d’un invité : la médecine avant les années 20 faisait plus de mal que de bien.)

Valeur travail

Il y a quelques temps j’écoutais un homme politique. On m’avait dit qu’il s’interrogeait sur les « valeurs de la droite ». J’étais curieux d’entendre ce qu’il avait trouvé.

En dehors de la « valeur travail », je n’ai rien entendu de nouveau. Au contraire, un discours facile, « populiste » comme on le dit aujourd’hui. Déception.

Il n’avait pas compris que trouver ses valeurs demande beaucoup de travail ?

Philosophie analytique

J’en reviens à la philosophie analytique américaine. Je me demande si ce n’est pas une discipline anti-complot.

En effet, elle demande de n’affirmer que lorsque l’on a des preuves.

Du coup, l’histoire change de sens. Dans ma jeunesse, tous les événements historiques avaient une causalité bien claire. Y compris les dessins trouvés dans les cavernes. Aujourd’hui, on ne sait plus rien. Sinon que les théories d’hier étaient, au mieux, délirantes. Elles étaient le fruit des fantasmes de leur inventeur. On n’affirme plus rien. On doute.

Le seul endroit qu’elles n’ont pas touché, c’est le « forum », le lieu de la politique, où se décide l’avenir de l’humanité.

Trump et Poutine

M.Trump est l’espoir de M.Poutine ? Mais, si M.Trump n’est pas élu, M.Poutine jettera l’éponge ?

Je lisais que l’on se demandait pourquoi les Occidentaux n’avaient pas donné aux Ukrainiens les armes qu’ils ont fini par leur donner. Peur des représailles et stratégie du voleur chinois ? Volonté de faire traîner la guerre en longueur pour user les ressources de M.Poutine ?…

Pas de complot, simplement « de bruit et de fureur » comme dit Shakespeare ?

Bataille de Tours

« Bataille de Poitiers » se traduit « bataille de Tours », en anglais. J’ai découvert cela, en écoutant In our Time de la BBC.

Qu’en sait-on ? Rien. On ne sait même pas combien de personnes se sont affrontées. En tous cas, ce n’est pas ce que l’on a dit. Les « Arabes » étaient en maraude. Ils n’avaient probablement aucune envie de conquérir la Gaule. La rapine leur permettait de garder leur train de vie. Ensuite, ils ont appris à administrer leurs propriétés.

La bataille en question a coïncidé avec une autre bataille, à l’autre bout du monde, gagnée contre les Chinois. Sans qu’on sache expliquer pourquoi, ces deux événements ont marqué la fin du désir d’expansion musulman.

(Emission qui a mis un terme à un mythe familial. La famille de ma grand mère maternelle fait « arabe ». Ma grand mère me disait : « les Arabes se sont arrêtés à Poitiers ». Ce qui voulait dire, qu’ils avaient dû habiter nos lieux d’origine…)