Recul

Peut-on prendre du recul, par rapport à la situation de la France, et se hasarder à se demander la cause de notre mal ? Sachant que j’ai toujours tort, mon opinion doit être entendue avec méfiance…

En tous cas, voici mes hypothèses du moment.

  • Le mal viendrait de la politique de M.Macron. Il aurait accéléré celle de ses prédécesseurs. Elle consisterait à dépenser sans compter pour construire une France « à la mode », des « start-up » et des « premiers de cordée » vivant dans des « métropoles ». La France traditionnelle est saignée à blanc. Et ce pour financer les projets de M.Macron, mais aussi parce qu’elle doit disparaître.
  • Cette politique, comme celle de Lénine et pour les mêmes raisons, s’accompagnerait d’une hypercentralisation.
  • Conséquence : un trou sans fond, et des services publics de plus en plus inefficaces, car conçus pour servir cette politique, et non l’intérêt général.

Inverser ce cercle vicieux consisterait à comprendre :

  • Que l’avenir n’est pas dans le new space ou l’intelligence artificielle, châteaux en Espagne, mais dans la réinvention de ce qui fait notre vie (transport, construction, consommation d’énergie, loisirs, nourriture, etc.)
  • Que le service public doit servir le public.
  • Et peut être qu’il faut en revenir aux fondamentaux de notre République : les droits de l’homme et la raison. Car, en dernière analyse, c’est cela que nie la politique de M.Macron.

Le changement doit se faire « par en bas ». Le changement économique doit être tiré par l’initiative collective de l’entreprise locale, qui entraîne l’élu local, qui oriente l’action de l’Etat.

De même pour le service public. C’est aux unités locales, qui connaissent la réalité de la vie du citoyen, d’orienter l’action de leur hiérarchie, puis celle de l’Etat, de la « République », au sens de « bien commun », et non de dictature.

Quel est le rôle du gouvernement, dans ces conditions ? Ce que Kurt Lewin nommait le « changement planifié », condition nécessaire de la démocratie, selon lui. Le gouvernement doit synthétiser ce que disent les « hommes de terrain », qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur, et en tirer une ligne directrice, qui sera, ensuite, appliquée par les dits hommes de terrain, coordonnés par le sommet.

Diplôme

J’écoute les anciennes émissions de Radio France. On y entend parler les hommes célèbres de l’époque.

L’idée m’est venue, qu’en ces temps, le diplôme avait peu d’importance. Certes, très peu de gens faisaient des études. Mais, parmi ceux qui en faisaient, le talent, seul, comptait. On était capable de le reconnaître.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Paradoxalement, le diplômé, si fier de ses diplômes, est considéré avec suspicion par ses congénères.

Fin d’une mode ?

Vocation

36 quai des Orfèvre et le Conservatoire nationale de musique semblent n’avoir rien en commun. Pourtant, ils me font m’interroger sur ce qui fait le bonheur au travail et son efficacité. En effet, ils me semblent, dans ces domaines, être de grands succès.

  • Il y a probablement une logique de vocation. Paradoxalement cela tient à ce que ces lieux sont prestigieux sans l’être trop. Une profession (par exemple celle d’écrivain, de PDG de multinationale, de président de la République) qui est trop vantée attire les tocards qui noient le talent. Une profession inconnue ne tente personne. (Voilà une source de nouvelles idées pour nos scénaristes de télévision ?)
  • La formation se fait par la pratique, avec des maîtres. Le métier est ingrat et riche à la fois. L’individu est en situation de « responsabilité ». C’est, au fond, très proche de l’artisanat.
  • La dimension communautaire, de fraternité, de confrérie, pourrait compter fortement.
  • On peut faire carrière, sans rencontrer d’énarque parachuté. La vie a une histoire. Elle est franchissement d’étapes.

A suivre.

Armure

Curieux enchaînement d’idées. Ecouter parler de la princesse de Clèves m’a amené à me demander à quoi ressemblait Henri II, ce qui m’a fait m’intéresser à son armure, puis à celle de son père, François Ier.

J’ai appris que les armures pesaient environ 20kg, ce qui n’est probablement pas plus que les protections modernes, qu’elles étaient des oeuvres d’art et qu’elles adoptaient parfaitement la morphologie de leur propriétaire. Ce qui fait que celle du jeune Henri II était voutée, et que celle de François Ier était celle d’un homme de près de 2m, avec une carrure d’athlète et des « canes de serin », auraient dit mes petits camarades de classe.

Réseaux communaux

Cela fait fort longtemps que j’utilise les réseaux sociaux. Quasiment depuis la bulle internet. (Mais fort mal, initialement.) Ils ont beaucoup évolué.

Au début, tout était gratuit. Ils cherchaient, me semble-t-il, à donner à leurs membres le plus grand rayonnement possible. C’est ainsi que j’ai été surpris de constater à quel point mes premiers billets avaient de succès.

Puis, me semble-t-il toujours, ils ont constaté que le succès prévu ne se réalisait pas. Alors, ils ont changé radicalement de stratégie. Leurs membres sont devenus des ennemis. Ils ont décidé de leur rendre la vie aussi difficile que possible, afin de les forcer à les payer. De fait, ils les ont enfermés dans des ghettos.

36, v’la les flics

36 quai des Orfèvres. Une ancienne émission de France culture.

Les membres de la police judiciaire vivent (à l’époque) dans des locaux miséreux. Ils n’ont pas d’horaires. Mais ils accomplissent une vocation. Et ils appartiennent à une communauté unie et solidaire.

On apprend même que le cinéma donne une image fidèle de leur métier. Et, d’ailleurs, que celui-ci est bien plus passionnant que ce qu’en disent les films !

La recette du bonheur ?

Les raisons du populisme

Les opinions publiques des démocraties veulent-elles des hommes forts ? Sont-elles fatiguées de leur régime, de l’état de droit ? Les Européens veulent-ils dissoudre l’Union ?…

Eh bien non. La cause des succès de l’extrémisme actuel tient à la surdité des partis politiques traditionnels. Les enquêtes montrent que les populations réclament simplement ce que pensait être M.Hollande : un « gouvernement normal », qui fasse fonctionner correctement les institutions du pays. Dans cette situation, leur seule option est de voter « populiste ».

Voici ce que l’on entendait dans l’émission de Christine Ockrent.

Inintelligence collective

Chronique d’une bulle spéculative ?

How OpenAI put itself at the centre of a $1tn network of deals
The company behind ChatGPT has signed agreements with many of the largest tech groups, adding to a growing web of financial dependencies across the AI world

Financial Times du 10 octobre

J’ai vécu plusieurs bulles spéculatives. Ce qui m’étonne toujours, c’est à quel point l’humanité est désarmée face à elles. La société, collectivement, semble incapable de penser.

(Et que dire des guerres ?)

La BBC, sur le même sujet.

Elégant Trump

On racontait que l’obsession du président Trump était le prix Nobel d’économie.

Qu’allait-il se passer s’il ne l’avait pas ? Allait-il frapper la Suède de droits de douane sans précédents ? L’envahir ?

Eh bien non. Il a félicité l’élue.

A moins qu’il faille y voir l’habileté du comité Nobel, décidément très politique ? Il a fait un choix que M.Trump ne pouvait pas refuser ?