Naissance de la SUE. L’Etat veut encourager ses agents à créer des sociétés qui pallient ses faiblesses :
« construire des services numériques utiles, simples, faciles à utiliser afin d’améliorer le quotidien des citoyens, des entreprises et des agents tout en répondant à un haut niveau de standards techniques (impact, transparence, accessibilité, design, sécurité frugalité) ».
Voilà qui me plonge dans un abîme de réflexions :
- L’Etat suit, avec beaucoup de retard, une mode générale : innovation = start up ? (A moins que ce ne soit « l’enrichissez-vous » du PC chinois d’antan à ses citoyens ?)
- Je discutais avec un spécialiste de l’aide à la recherche de subventions, qui a pas mal de succès, mais qui constate que les procédures administratives sont kafkaïennes (l’un étant peut-être lié à l’autre ?). Une réponse ? Mais comment résoudre le problème au coup par coup, alors qu’il est général et que c’est tout l’Etat qui est victime d’un vice de forme ?
- Etat d’apprentis sorciers, qui ont démoli leur outil de travail, et qui espèrent que les « mécanismes du marché » vont leur sauver la mise ?
PS. Souvenir de mon passé d’ingénieur. Un constructeur espérait que la robotique allait lui permettre d’assembler automatiquement les portes de ses voitures. Réponse des roboticiens : quand la conception est mauvaise, on ne peut rien faire. (De mon temps, on parlait de « design for manufacture »…)