Donald Tusk

Qui est Donald Tusk ? Un profile de la BBC ne m’éclaire guère. J’en retiens qu’il fut un disciple de Mme Thatcher, mais sinon…

Va-t-il apporter un peu de « civilisation » à une Pologne qui semblait, de loin, d’un « populisme » inquiétant ? Et qui paraît avoir pris l’UE comme un pis aller des USA ? Mais qui a aussi l’intérêt de bien connaître l’URSS, ce qui n’est pas le cas de l’innocente France.

La Pologne et la France se sont, jadis, « beaucoup aimées », d’ailleurs. Comment cela se fait-il que ce ne soit plus le cas ? Ne ferions-nous pas bien de redécouvrir, à défaut de conquérir, comme les Allemands, l’Est ?

Ricky Tomlinson

Ecouter la BBC fait découvrir des inconnus célèbres. Ricky Tromlinson est une vedette de la télévision.

Il a commencé parmi les pauvres. Il s’est trouvé leader syndical lors d’une grève bon enfant. Et jeté en prison, pour deux ans, et pour l’exemple. Un coup monté de la police et des conservateurs de l’époque, en guerre contre le syndicalisme. Voilà un des aspects abjects de la culture anglaise.

Mais les malheurs ont parfois du bon : les réalisateurs de films de gauche ont constaté qu’il avait un talent, et en ont fait un acteur à succès.

Echelle de Jacob

J’ai entendu parler de « l’échelle de Jacob ». Elle serait empruntée par les anges pour mesurer la différence entre le Jacob terrestre et son essence, dans le ciel. Voilà une interprétation, qui n’est peut-être pas unique.

Ce qui pose une question très actuelle : celle de l’authenticité de l’homme. Sommes-nous « agis » par la société, ou sommes nous mus par notre propre conscience ?

J’ai aussi pensé que la tradition juive avait probablement aussi subi des influences, car, cela ressemble fort à la théorie des idées de Platon.

Poudrière ukrainienne

EUROPE’S ARMS MAKER: Amid sustained war at home and boiling conflict in the Middle East, Kyiv doesn’t just want to keep gobbling up arms and aid from Western allies. It wants defense contractors to invest locally and help build out a modern arms industry

Politico.eu

Mise en pratique des nouvelles théories de la « supply chain » ? Produire au plus près du marché.

Risque et opportunité : la compétence clé de l’Ukraine, c’est la guerre ?

En tous cas, cela nous rappelle que « qui veut la paix, prépare la guerre »… Ce que nous avions eu tendance à oublier.

Politique et affaires

Ce blog est toujours en retard sur son temps. En août, M.Sarkozy s’est mis à défendre M.Poutine. Curieux. Récemment, j’ai lu qu’il avait beaucoup d’intérêts en jeu. (Ce serait une sorte de Schröder français ?) Il en serait de même de M.Fillon. Fallait-il entendre ses propos comme une publicité à l’endroit de ceux qui veulent faire des affaires avec la Russie, en dépit des sanctions ?

Ce que révèle cette histoire est peut-être un changement. Le « pantouflage » de polytechnique a changé de sens : désormais la politique et le « service » de l’Etat sont un tremplin vers le monde des affaires, un moyen de s’enrichir magnifiquement.

C’est le modèle américain, illustré par les familles Clinton et Obama. Seulement l’Europe n’a pas la même culture que celle des USA. Aux USA, comme chez les anciens Grecs, on tend à faire fortune d’abord, et à entrer en politique ensuite.

Et servir une nation demande un certain état d’esprit. Doit-elle élire quelqu’un qui est susceptible de se faire acheter par une puissance étrangère ?

La fin de Louis XIV

Concordance des temps de France Culture racontait les derniers jours de Louis XIV. Il aurait dit à son petit fils qu’il avait « trop aimé la guerre ». Ce que semble avoir oublié Louis XV. Mais aussi nos présidents, qui feraient bien de faire un examen de conscience de temps à autres.

J’ai aussi appris que Louis XIV avait beaucoup souffert au long de sa vie. Et qu’il avait perdu tôt ses cheveux, ce qui l’avait amené à lancer la mode de la perruque.

J’ai découvert, chez wikipedia, que les perruquiers étaient si importants en ces temps qu’ils étaient ennoblis. L’un d’eux est même promu marquis.

Reconnaissance de talent ou vengeance de Louis XIV, vis-à-vis de l’aristocratie ?

Esope

Esope a-t-il vécu ? se demandait In our time de BBC 4.

Victor Hugo, Molière, Shakespeare… ont besoin du passé pour le transformer, et le mettre au goût du jour, pour répondre à la demande de rêve du moment, qui obéit à des modes.

La faculté de l’humanité de transformer la vérité est surprenante. Qu’y a-t-il derrière Zorro ou des affaires du même genre ? Un fait divers, qui a généralement mal tourné. Mais qui a frappé les esprits. Qui a peut-être créé un « genre ». Et, ensuite, la créativité collective s’empare du sujet.

Si on croit les anthropologues, ce n’est pas la vérité qui compte, mais le mythe, car il a une fonction sociale.

Quant à Esope, c’était une sorte de fou du roi. L’esclave horriblement laid, mais qui a un esprit sans égal, et qui l’utilise pour dire, à ceux qui se croient maîtres, des impertinences désarmantes. Ses fables révéleraient la vérité « d’en bas », du petit peuple. Ce serait un coup de semonce contre l’hybris du puissant. Esope est d’utilité publique, particulièrement au temps de « l’élite » et de la « cancel culture ».

(Mais, il faut se méfier du mythe : en étudiant le changement, j’ai découvert plusieurs mythes, qui ne disent rien du changement, mais tout de l’idéologie de ceux qui les ont conçus.)

Le vol du Mexique

Les USA ont pris la moitié de son territoire au Mexique (guerre du Mexique : 1846, 1848). Impérialisme ?

C’était le temps des guerres d’indépendance de l’Amérique du sud, et le Mexique était un chaos politique. En outre, son territoire du nord était en partie occupé par les Comanches qui possédaient un « empire » dont les frontières étaient plus ou moins bien définies, et qui le soumettaient à des raids incessants. Les Américains du nord ont d’abord été appelés, au Texas, par les Mexicains pour y remettre de l’ordre. Mais, ils ne se sont pas arrêtés là, et se sont emparés des territoires qui manquaient d’occupants.

Comme quoi, les sociétés humaines s’organisent de façons qui rendent impossible la persistance de certains modes de vie anciens ? Il faut s’adapter ou disparaître ?

(Inspiré de In our time, de BBC4.)

Petite histoire des mathématiques

J’ai découvert la « petite histoire des mathématiques » de BBC 4. Elle est racontée par Marcus du Sautoy (sotoille), un mathématicien local.

Il a choisi de présenter en une dizaine de minutes la vie de quelques mathématiciens de ces trois derniers siècles. Il ne parle pas de mathématiques, mais de l’application, surprenante, des mathématiques pures à notre vie, généralement plusieurs siècles après une découverte, et à la progressive construction de la rigueur mathématique actuelle.

Ainsi Gauss invente les statistiques, sans lesquelles nous ne saurions rien faire, Fourier décrit les ondes, Euler, la théorie des graphes, fondation d’Internet, Galois, des groupes qui ont révélé la structure des particules élémentaires, Gauss et Riemann, la géométrie non euclidienne, qui rend possible la relativité d’Einstein (bien moins malin qu’on ne le dit !), et, plus curieusement, Cantor, dont les travaux sur les infinis auraient permis à Lord Penrose d’affirmer, dans les années 80, que l’intelligence artificielle n’était pas du même ordre que notre intelligence, et ne pourrait jamais la remplacer. (Question à examiner !)

En sera-t-il toujours comme cela, comme le pense Marcus du Sautoy ? La géométrie algébrique de Bourbaki trouvera-t-elle son application dans trois siècles ? J’ai tendance à penser que ce ne sera pas le cas. Les rendements des mathématiques sont décroissants. Les découvertes sont de plus en plus modestes. Et l’esprit d’exploration n’est plus là. L’histoire des mathématiques pourrait bien être finie.