Paix en Palestine

Le calcul du Hamas semble avoir été, par ses atrocités, de contraindre les Israéliens à massacrer ses frères palestiniens. D’en faire des martyrs, et de déclencher un cycle de vengeances sans fin, qui gagne le monde.

L’autre jour, j’entendais la BBC se demander si les Israéliens n’avaient pas adopté une stratégie à la Poutine (ma traduction) : le sort de leurs otages compte moins que l’élimination des terroristes.

Et si l’Europe, qui a été détruite par une guerre fratricide, aidait les Palestiniens et les Israéliens à trouver une solution à leurs problèmes ? Et à reconstruire ce qui a été détruit. Après tout cela ne devrait pas coûter aussi cher que le soutien aux Ukrainiens.

Pour cela, il faudrait sûrement s’inspirer des erreurs commises par les Américains, en Irak et en Afghanistan. Evitons de plaquer un modèle culturel sur une société. Il faut comprendre son âme. Et il ne faut pas lui envoyer ce que l’on a de plus fruste, une armée, mais, au contraire, ce que l’on compte de meilleur et de plus subtil. Car le succès du changement, selon ce blog, c’est « in quiétude » et « donneur d’aide ».

Institution durable

Pensée pour jour des morts ?

Lorsque j’observe les institutions d’enseignement par lesquelles je suis passé, deux semblent promises à une fin peu glorieuse : Centrale et l’Insead. Une autre, Cambridge, est indestructible. Et, pourtant, elle est aux prises avec un wokisme qui s’est saisi de tous ses organes de communication.

Qu’est-ce qui rend une organisation durable, ou non ?

Je pense que la France donne l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Centrale et l’Insead sont, comme notre pays, des constructions théoriques avec un pouvoir jacobin. La théorie est rapidement pervertie et tend à donner son contraire, un pouvoir fort offre à l’incompétent la capacité de démolir l’édifice.

Cambridge, par contraste, est résilient. Il n’y a pas de chef, sinon sous une forme de potiche, mais tout un écosystème compliqué de collèges et d’institutions d’enseignement et de recherche, qui cultivent leurs rites exotiques et poursuivent leur petit bonhomme de chemin depuis 800 ans.

Travaillez, prenez de la peine… ?

Vocation

Hasard des rencontres, découverte de la Fondation de la vocation. Elle a été créée par Marcel Bleustein-Blanchet il y a 63 ans. Nos présidents de la République lui apportent leur patronage.

« Vocation » est protestant. En anglais, le mot est traduit par « calling ». Appel divin ? En tous cas, cela ne signifie pas tant ce que la vocation apporte à la personne que ce qu’elle donne à la société. Exercer sa vocation est un devoir.

Faut-il un « don », pour avoir une vocation ? C’est plutôt une question de désir : comme « soigner l’humanité ». C’est la capacité qui crée la compétence, plutôt que l’envers. Il se trouve, effectivement, que le handicap est, très souvent, un facteur de vocation. Paradoxalement, c’est souvent parce que l’on n’a pas reçu, que l’on veut donner.

« Vocation », un terme qui tombe à pic ? me suis-je demandé. Un terme pour Génération Z ? Car ce qui ne lui plait pas, c’est qu’on la met sur des rails scolaires. Et qu’elle finit dans des institutions « ringardes ». Et si l’on cherchait à comprendre ce qui fait une vocation ?

Gouvernement de philosophes

Tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités, ou que ceux qu’on appelle aujourd’hui rois et souverains ne seront pas vraiment et sérieusement philosophes ; tant que la puissance politique et la philosophie ne se rencontreront pas dans le même sujet ; tant que les nombreuses natures qui poursuivent actuellement l’un ou ou l’autre de ces buts de façon exclusive ne seront pas mises dans l’impossibilité d’agir ainsi, il n’y aura de cesse, […], aux maux des cités, ni, ce me semble, à ceux du genre humain

Citation de La République de Platon, venue de wikipedia (je n’ai pas eu le courage de copier la version de la traduction que j’ai en main…)

En lisant cette opinion, j’ai pensé que nous avions réalisé le rêve de Platon. Nous sommes gouvernés par des philosophes.

Sa prévision s’est-elle réalisée ? L’état actuel du monde semble lui apporter un démenti complet.

Recettes du succès

On parle de difficultés de recrutement, de personnels peu fidèles… C’est le grand problème du moment.

Eh bien, mon association a eu l’idée, curieuse ?, de demander aux secteurs qui ont été confrontés avant tout le monde à cette question comment ils ont résolu le problème.

Il ressort de l’enquête, qu’avec un peu de bon sens, et pas beaucoup de moyens, on peut attirer du monde, et faire qu’il soit bien dans son travail. Et ce même lorsque la fatalité semble s’être acharnée sur votre entreprise.

La question de la « pénurie RH » pose, donc, une question. Si c’est aussi simple de réussir, pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt ? Le « top management » devrait-il redécouvrir la « valeur travail » ?

Paradoxal Occident

L’Occident cherche toujours à aider. Même lorsqu’il envahit l’Afghanistan, c’est pour le bien de la population. Quand il y a une guerre quelque-part, ses ONG veulent intervenir…

Comment se fait-il qu’il ait aussi mauvaise presse ?

Je me demande si cela ne tient pas à son principe premier : la liberté humaine.

C’est une émission humoristique de la BBC qui m’a donné cette idée. Il s’agit de l’histoire de l’ambassade du Royaume Uni dans un pays de l’Est, à l’époque de la Glasnost. Alors que la sphère soviétique veut adopter le modèle de société occidental, l’Occident lui envoie, quasiment, ses repris de justice, ses aventuriers, ce qu’elle a de pire.

Tout l’Occident n’est probablement qu’encadrement de cette liberté. Mais, dès que le cadre se relâche, le renard envahit le poulailler ?

L’argent du numérique

Les affaires de Microsoft, Google et Facebook vont bien, entends-je dire. Microsoft gagne de l’argent avec le cloud, les deux autres avec la publicité.

Le cloud, ça va, mais la publicité inquiète les marchés financiers, dit-on aussi. Car la publicité, ce n’est pas l’avenir. L’avenir c’est la technique. L’intelligence artificielle, en particulier.

Et si le marché se trompait ? Et si ce qui comptait, pour une entreprise, était de gagner de l’argent ?

Berkeley

Si Berkeley n’avait pas donné son nom à une ville et à une université, il serait inconnu en France.

Cet évéque-philosophe fut le pape de « l’idéalisme ». Tout n’est qu’idées. Il n’y a pas de matière. La cause ultime des idées est Dieu. Voilà ce que j’ai retenu de In our time, de BBC4.

J’ai appris au passage que son nom se prononçait quelque-chose comme « Barclay ».

J’ai aussi pensé que ce qui nuisait gravement à l’intérêt de la philosophie, ce sont les raisonnements compliqués dans lesquels elle s’enferre. On ne voit qu’eux, alors qu’à leur origine, il y a une idée, effectivement, enthousiasmante. Et si le principe du monde était l’amitié, la générosité… ne ressemblerait-il pas à ce qu’en dit Berkeley ?

Assurance électrique

even small dings to battery packs can destabilise cells, potentially causing fires and even explosions. A combination of high costs and volatile outcomes means many EVs are simply being written off for damage that traditional vehicles would survive.

Financial Times du 28 octobre

Il en faut peu pour endommager une batterie. Et une batterie vaut cher, et n’est pas facilement réparable, ou pas réparable du tout.

Trouvera-t-on des assurances pour les véhicules électriques. Si oui, à quel prix ? Que va-t-il en résulter pour les ventes de véhicules électriques ? se demande l’article. Une remarque originale : le marché des « early adopters » serait saturé. En conséquence, l’achat de véhicules électriques pourrait marquer une pause.

D’ailleurs, a-t-on une idée de toutes les conséquences d’un feu de batterie ? (Imaginons qu’il soit à l’origine de l’incendie d’un quartier…)

Curieusement, le progrès a, toujours, des conséquences imprévues. Quand notre société parviendra-t-elle à maîtriser les jeux d’intérêt qui les lui masquent ? Comment s’y prendre ?

Parasitisme

Drôle de chose que le parasitisme. Une espèce vit aux dépends d’une autre. Et il y a certains types de parasitisme qui sont féroces : un être a pour unique utilité de fournir de la nourriture à la larve d’un autre. (Il faudrait se renseigner pour savoir si l’homme ne se livre pas à ce type de parasitisme, en particulier lorsqu’il utilise les animaux comme cobayes ?)

On aimerait que le parasitisme ait une utilité, qu’il ne soit pas pure cruauté ? Au moins, il permet de nourrir le parasite, qui a peut-être un rôle à jouer dans le concert naturel. Dans certains cas, le parasitisme deviendrait coopération. Ce qui se passe durant les guerres : on se fait des amis des ennemis coriaces. Plus curieux : parasite et parasité semblent évoluer ensemble. Tout n’est que changement ?

(Venu de In our time, de BBC4. Question : dans sa lutte contre le parasite, et si le parasité acquerrait des facultés utiles ?)

(Une histoire surprenante de parasitisme.)