Soudainement, les journaux anglo-saxons sont pleins de l’éclatement de la bulle intelligence artificielle. A quoi va ressembler le monde d’après ?
La question est-elle là ?
Ne serait-on pas victime d’une forme de pensée magique ? Les Anglo-saxons parlent de « technofascisme » : c’est la technologie qui doit faire le bonheur humain, pas question de lui opposer la moindre entrave. L’intelligence artificielle est un désastre écologique, elle consomme des ressources immenses pour des résultats ridicules, elle tue ceux qui la prennent pour un ami, et suivent aveuglément ses conseils, etc. Mais, on ne fait rien.
Solution aux « limites à la croissance » ? Renoncer au « technofascisme » ? Réinventer toutes les activités humaines, de façon à ce qu’elles ne gaspillent plus et que leurs « déchets » soient réutilisables. Cette tendance est déjà à l’oeuvre : il faut l’encourager et cesser de gaspiller des ressources en financement d’utopies dangereuses ?
Surtout, la société doit redevenir une société. « L’homme est la mesure de toute chose ». Fini le « laisser-faire » ? Elle doit reprendre le contrôle de ce qu’elle produit pour le mettre au service de l’humanité ?
Ce qui demeure pourtant du programme du CNR, c’est son esprit, celui de la Libération, celui de l’optimisme, du volontarisme et de la solidarité nationale qui ont accompagné la liberté retrouvée. L’idée, enfin, que, face à la misère, le politique doit et peut agir.
Le Conseil national de la Résistance, sous la direction de Claire Andrieu, Folio, mars 2025
Retrouvons l’esprit du CNR ?