Réputation de Mongol

Les mongols auraient été un peuple très civilisé, disait Concordance des temps, de France culture.

Ils étaient envahissants, certes. Mais ils étaient aussi un vecteur économique important, faisant circuler les biens d’une nation à une autre. Leur « horde » était un mode d’organisation sociale comme un autre. Horde signifierait « yourte », l’habitat idéal, chaud en hiver, et frais en été.

Pourquoi ont-ils aussi mauvaise réputation, alors ? Parce que ça les arrangeait. Mme Clinton répondrait probablement que c’était une forme de « soft power ».

L’Angleterre de Louis XIV

Et si l’Angleterre devait tout, et surtout sa gloire, à Louis XIV ?

Louis XIV a terrorisé l’Angleterre. Ce qui l’a amenée à se débarrasser de son roi catholique et à importer un roi protestant des Pays bas. Et, dans la foulée, à donner le pouvoir au parlement.

Le roi de remplacement voulait sauver son pays d’origine des griffes de la France, en le fusionnant avec l’Angleterre. Cela a permis d’unir l’Europe contre Louis XIV, et de lui faire mordre la poussière. Et il y a encore mieux, le parlementarisme qu’a dû accepter ce nouveau roi, en échange de son trône, s’est révélé la condition nécessaire du système financier qui a payé les défaites successives de la France.

Sans Louis XIV certains Anglais se demandent si leur pays aurait eu une histoire.

Voilà ce que j’ai retenu d’une émission historique de la BBC.

Histoire de France : la bêtise triomphante ?

Chaîne musicale

Un temps j’ai écouté France Musique. Occasion d’une réflexion sur ce que cette chaîne entendait par « musique ».

Je pense que c’est devenu la radio des musiciens. Elle veut faire la promotion de la musique contemporaine. Une musique qui, si l’on m’en croit, n’a plus rien de révolutionnaire comme aux temps expérimentaux de Bartok et consorts, mais est simplement « chiante ».

BBC3 a été une découverte. Au fond on ne connaît à peu près exhaustivement que Beethoven, Mozart et peut-être Bach. Les autres, Mendelssohn ou Grieg, par exemple, sont réduits à des « tubes ». Et il y a une énorme quantité de compositeurs, de tous les temps et de partout en Europe, qui sont inconnus. Et qui ne le méritent pas. Géniale musique !

Principe de Peter

On me parle beaucoup du Principe de Peter.

Il me semble tenir à la croyance en un mécanisme de sélection. La sélection efficace est celle du maçon au pied du mur. Ce que l’on démontre en réussissant des concours ou des examens, c’est que l’on sait réussir des concours et des examens.

L’exemple type est celui des ingénieurs, en France. On a cru qu’ils avaient une intelligence hors norme. Or, leur force, au dix-neuvième siècle, venait de ce qu’ils étaient les dépositaires des connaissances de la nation, et que leurs contemporains étaient analphabètes.

Aujourd’hui, la science s’est ramifiée à l’infini. On ne peut plus être « polytechnicien ». Et ses fondations, ce que la science a d’utile, sont très largement partagées.

Edgar Poe

Je n’ai jamais aimé Edgar Poe. Style froid, écrits vides. Je n’ai accroché ni à ses romans « gothiques », ni à ses histoires de crimes.

In our time de BBC4 lui accordait une émission. J’ai appris qu’il était du sud (et un tantinet esclavagiste ?). Qu’il était arrogant, et qu’il était alcoolique (à moins que l’alcool n’ait été une expérience artistique, comme la drogue ?) Ce qui explique peut-être une veine que je trouvais européenne.

Il était confirmé ce que je savais : que Baudelaire l’appréciait. Edgar Poe aurait-il été, lui aussi, un bourgeois bohème ?

(Bizarrement, il était dit qu’en France, on enseignait Edgar Poe à l’école !)

ADN messager

Faire analyser son ADN peut révéler des surprises.

C’est devenu très à la mode, en particulier dans les pays anglo-saxons. Et, comme toujours, cette mode a des conséquences imprévues. The gift, une émission de BBC4, en étudiait quelques-unes.

Certains ont ainsi découvert que leurs parents n’étaient pas ceux qu’ils croyaient. Adoption qui n’avait pas été avouée, infidélités, mais aussi erreur ou malversations. Cela a montré que les pratiques de l’insémination artificielle pouvaient se prêter à l’erreur, et les donneurs de sperme n’étaient pas toujours volontaires, et que, en ce qui concerne cette activité, certains médecins avaient beaucoup donné de leur personne, et qu’eux et d’autres se trouvaient avec des centaines d’enfants. (Avec ce que cela signifie de risque de consanguinité ?)

Plus curieux : une personne a découvert que son (excellent) père était un parricide en cavale.

Et il y a plus classique : découvrir que l’on a une maladie génétique, ou que l’on n’a pas les origines que l’on se croyait.

Surtout, c’est la fin de l’anonymat : il suffit que vos proches aient craché dans un plastique pour que votre ADN soit connu…

Ce qu’il y a de curieux est que l’on est tout à fait capables de prévoir les difficultés à venir, mais que l’on ne fait rien pour les prévenir, ou, du moins, en débattre démocratiquement :

Einstein

Einstein a-t-il inventé la relativité ? En lisant Richard Feynman, j’en suis venu à douter.

Les principes que l’on qualifie de « relativité » semblent avoir pour origine Poincaré et Lorentz. (i.e. si l’on ne regarde pas dehors, on ne peut pas savoir si l’on se déplace, en ligne droite et à vitesse constante, ou non.)

In our time de BBC4 consacrait une émission à Einstein. Mais le sujet n’a pas été éclairci. Au moins ai-je entendu qu’Einstein était particulièrement aimé des journalistes. Aurait-il été une création des médias, comme Lawrence d’Arabie ?

En fait, ce qui semble vraiment surprenant dans ses travaux n’est pas tant la relativité en elle-même que ce qui semble être nommé « relativité générale ». Elle vient d’une idée toute bête : l’accélération de la gravitation a le même effet que l’accélération tout court. Appuyer sur le champignon donne le même résultat que l’attraction terrestre. Du coup, cela produit plein d’effets bizarres. Et l’on découvre que la géométrie de notre espace n’est pas euclidienne. La masse courbe l’espace.

Comment cela se vérifie-t-il ? Simplement. Il suffit d’appliquer la géométrie euclidienne pour constater que ses prévisions ne sont pas vérifiées. Pour avoir une idée de la raison, il suffit de s’imaginer ce que donnerait le tracé d’un triangle sur la surface d’une sphère.

Gauss semble avoir été le premier à entrapercevoir cette possibilité. Seulement, il ne l’avait pas liée à la question de la masse.

(Mon savoir, peut-être pas très bien assimilé, vient de Richard Feynman, qui parvient à faire des miracles avec des outils d’une grande simplicité.)

Les nouveaux misérables

L’enquête que je mène auprès des entrepreneurs m’a fait découvrir une population que je ne soupçonnais pas. Cela vient d’un curieux phénomène : ce blog a parlé de ce sujet à sa source, mais l’a oublié. Ce qu’il avait prévu s’est passé. Avoir eu raison n’est pas d’une grande utilité, car, aujourd’hui, on est confronté à une situation nouvelle, ancrée dans les moeurs. Une nouvelle société. Une société de pauvres.

En effet, il y a une catégorie de misérables nouveaux : les entrepreneurs. Un Que sais-je ? d’il y a quelques années disait qu’il y avait alors 2,5 millions d’entreprises. Aujourd’hui, on en compte 4 millions.

La différence est constituée d’auto entrepreneurs. Ils ont été victimes du mirage de l’entrepreneuriat, mais peut-être surtout ont été la solution de facilité à l’allégement des effectifs de grandes entreprises. Ce sont des chômeurs masqués.

Ces « entrepreneurs » sont la proie du marketing « consumériste » et de charlatans, me dit-on. Ils leur donnent une idée fausse de ce qu’est l’entrepreneuriat. Ils leur font croire, par exemple, qu’il y a un marché pour le coaching, ou que vendre ses services, c’est parler de soi sur les réseaux sociaux. Une personne évoque un « piège à pauvreté ».

Comment les en sortir ?

Quantique

Je n’ai pas eu l’occasion d’étudier la physique quantique durant mes études, je vais donc parler de ce que je ne connais pas.

Je l’ai découverte grâce à Richard Feynman.

En le lisant, j’ai eu une curieuse idée : et si elle n’était pas aussi mystérieuse qu’on le dit ? Et si elle était simplement ce qui manque à « notre » physique, pour représenter les phénomènes que nous rencontrons ?

En effet, si nous étions composés d’atomes, nos pieds traverseraient probablement le sol.

En outre, lorsque l’on observe les débuts de la physique quantique, on découvre qu’ils sont exclusivement empiriques. Planck constate avec d’autres qu’il ne parvient pas à expliquer le « rayonnement du corps noir ». Alors, il ajoute « ce qu’il faut » pour que ça marche, et il débouche sur le quantique, sans autre forme d’explication.

Idem pour l’atome de Bohr. Bohr, avec d’autres, constate que le modèle planétaire de l’atome n’est pas durable. Alors, il ajoute un « coup » de quantique, histoire de voir si ça ne pourrait pas arranger les choses. Et il trouve, effectivement, des résultats qui correspondent aux observations.

Qu’est-ce qui pourrait ne pas aller dans « notre physique ». Je hasarde une hypothèse…

Elle est basée sur la notion « d’individu ». De « choses » bien distinctes les unes des autres. Dans ce modèle, même les forces sont représentées par des particules. Or, la notion de « frontière » n’existe pas. Où commence et où finit un homme, par exemple ? Et qu’est-ce qu’un homme, d’ailleurs, puisqu’il n’arrête pas de se remplir et de se vider ?

La relativité d’Einstein, que je ne connais pas mieux, semble ne recourir qu’à une modélisation spatiale. Une solution ?

Après une physique du discontinu, une physique du continu ?

Egypte

L’Egypte va mal. Un population de 108m de personnes, qui croit de 2% par an, le tout sur un timbre poste de fertilité. Elle empile les dettes. Les puissances du Golfe, loin de l’aider, sont devenues prédatrices, et lui prennent le peu qu’elle a d’actifs de valeur. Ce qui lui reste d’économie est aux mains des militaires. (Un moyen de leur éviter d’avoir envie de renverser leur confrère au pouvoir ?)

En fait, son gagne-pain serait Israël et les conflits locaux. Depuis les années 70, elle se retrouve régulièrement dans sa situation actuelle. Et elle profite de la crise du moment pour faire effacer son ardoise…

Des étrangetés de la complexité du monde !

(Ce que j’ai retenu d’une émission d’Affaires étrangères, de France Culture.)