Politique et association

L’association est supposée être bâtie sur le modèle de la démocratie.

En fait, il n’en est rien. En effet son conseil d’administration n’est pas payé, et il n’a donc généralement pas beaucoup de temps à consacrer à l’association. Si bien que c’est son personnel salarié qui la dirige.

Notre République paye, et même fort bien, son gouvernement.

Réformons l’ESS ?

La mutinerie du Wager

Passionnante histoire d’un naufrage (The Wager by David Grann, BBC 4). 1740, une petite escadre part faire la guerre aux Espagnols. Mais le Wager, navire de ravitaillement, s’échoue sur une île au large de la Patagonie. Elle est inhospitalière et les conditions de vie sont effroyables. Il en résulte une mutinerie. Une poignée de personnes se tirera d’affaires. L’histoire est racontée à partir des notes prises par deux des protagonistes du drame, le chef des mutins, et le grand père du poète Byron, qui deviendra par la suite vice-amiral.

Autres temps, autres moeurs. Il n’y avait pas besoin de naufrage pour mourir en mer. Les équipages étaient victimes de tous les maux de la terre, à commencer par le scorbut. A peine parti, on faisait passer quelques dizaines de corps par dessus bord, chaque jour. Mais cela paraissait normal. D’ailleurs, même les naufrages n’avaient probablement rien de surprenant. Et les gens de l’époque avaient certainement une débrouillardise que l’on a perdue : ils étaient capables de rafistoler une coquille de noix et, avec, de traverser les mers les plus méchantes du monde. Et, en plus, sans moyens de se repérer. Et en crevant de faim.

Si l’on vivait encore dans de telles conditions, on serait partis à la conquête des étoiles ? Malheureusement, ce n’est plus le cas, Elon Musk ? (Et puis, c’est peut-être plus difficile de réparer une fusée qu’un voilier ?)

(Je me suis demandé d’où venait le nom « wager », qui signifie « pari ». Peut-on appeler un bateau « pari » ? En fait, il s’agit du nom d’un amiral, dit wikipedia.)

Hormones

A l’école, on n’apprend rien, parce que l’Education nationale croit nous instruire par la terreur. Et ensuite, on n’apprend pas mieux, parce que l’on ne fait pas l’effort nécessaire pour cela. C’est ce à quoi j’ai pensé en écoutant une émission sur les « hormones ». Je n’avais pas compris que c’était ce qui permettait au corps d’assurer ses mécanismes « homéostatiques ». (In our time, de la BBC.)

J’ai aussi pris conscience que nous vivons dans un milieu ultra toxique : nos mécanismes physiologiques sont bouleversés par la pollution. En particulier, les micro plastiques pénètrent le bébé dans le ventre de sa mère. Nous serons bientôt emballés de l’intérieur. Quel peut en être de la conséquence ? A quoi ressembleront nos descendants ?

Ce qui m’a rappelé ce que j’ai pensé lorsque j’ai vu les militants du climat prendre de la vitesse. C’était un sous problème de la question dite des « limites à la croissance ». Et les auteurs de l’étude qui a débouché sur cette idée pensaient que tant que l’on attaquerait les symptômes, on ne ferait qu’empirer le mal. On avait besoin d’un traitement systémique du sujet. Aurait-on progressé ? Ou reculé ?

(Si l’environnement que nous avons créé tue ou rend débile l’humanité, elle n’émettra plus de dioxyde de carbone, et le problème du réchauffement climatique aura été résolu, sans rien faire.)

Paisible Anglais

Qui parle encore de Sartre, Foucault ou Derrida ? Les universitaires anglais. Ils ont le respect des idées.

D’ailleurs, ils l’ont aussi de nous, les Français. Ce qui peut surprendre, vues nos rivalités. Mais, en les écoutant, je pense que nous faisons partie de leur histoire. Si nous n’existions pas, il faudrait nous inventer.

En comparaison, nous paraissons des fous-furieux. Chez nous tout est bruit et fureur, autodafé et excommunication.

Comment un peuple aussi paisible que l’anglais peut-il avoir eu une telle histoire ? Peut-être le propre des démocraties, ou du libéralisme ? On y opère une division des tâches. Il y a la conscience d’un côté et la fin qui justifie le moyen, de l’autre. Le second nourrit la première, qui, à son tour, attire les proies pour le premier ? Mais sans que le connivence soit officielle, car « la société n’existe pas », comme le disait Mme Thatcher ?

Betting the farm

Je lisais que M.Trump empile les condamnations. En partie parce qu’il passe son temps à insulter la justice. Et ses avocats feraient de la surenchère.

Il fait ce qu’il a toujours fait : il joue son avenir sur un pari. Mais les paris n’ont plus les conséquences qu’ils eurent aux temps glorieux des Robber Barons : s’il perd, comme d’habitude, il se mettra en faillite (ses affaires auraient déjà connu 6 faillites – voir wikipedia) ; ce qui lui permettra de vivre tranquillement.

Curieuse histoire, quand on y réfléchit bien. Car il prétend devenir président d’un pays dont il dénonce les valeurs mêmes. Avoir tenté un coup d’Etat est presque un pêché véniel en comparaison de l’attaque de la justice à laquelle il se livre : aux USA, elle est l’âme de la nation.

A moins qu’au dessus de la loi, il y ait Dieu, et son jugement ? Façon moyen-âge ?

Para bellum

Buy American?  It may sound crazy, but one option for Germany to go nuclear is to simply ask Uncle Sam if he’ll sell some. Like Russia, the U.S. stockpile numbers about 6,000, but Washington agreed with Moscow that both sides would only keep about 1,500 activated. If Germany acquired about 1,000 nukes with its larger European allies, the Continent would have it’s own deterrent, Terhalle argues. 

Politico Berlin Bulletin de vendredi

Qui l’eut dit ? Effet Trump. L’Allemagne envisage sérieusement de s’équiper de missiles nucléaires.

Son idée est que le seul moyen de se garantir d’une attaque de M.Poutine est le nucléaire. Elle ne peut plus compter sur la protection de l’OTAN.

Alexeï Navalny

Décès d’Alexeï Navalny. On dénonce M.Poutine.

Que pouvait-on attendre d’autre ? N’est-il pas curieux, au contraire, que M.Navalny n’ait pas été exécuté plus tôt ?

Il est certainement dangereux de « diaboliser » les hommes et les régimes. Tous semblent obéir à des règles. Même la mafia a son code de l’honneur. Et probablement aussi M.Trump.

Ce sont à la fois leur force, et leur faiblesse.

Super Trump

Qu’il est grand le pouvoir de Trump ! Qu’il murmure et les élus républicains l’exaucent.

Mais aussi les gouvernants européens. Il leur a dit que s’ils ne dépensaient pas 2% de leur PIB à la préparation de la guerre, il demanderait à son pote Poutine de les envahir. Eh bien, ils s’émeuvent, envisagent sérieusement d’obtempérer, et nomment un chef de guerre commun, polonais de surcroît.

Trump, ceinture noire de changement ?

France uniforme

School uniforms linked to exercise levels
Dr Mairead Ryan (Faculty of Education and the MRC Epidemiology Unit) found that in most countries where uniform-wearing is the norm in schools, fewer children are meeting recommended exercise levels. While fewer girls than boys reach these levels in general, the gap between them also widens in countries where most schools mandate uniforms.

Lettre d’information de l’Université de Cambridge de vendredi

En France, on parle d’uniforme. Curieux. Cela ne semble pas dans notre tradition. Certes, dans mon enfance, on portait « la blouse ». Mais c’était pour ne pas se salir, je crois. je soupçonne que 68 a eu la peau de la blouse pour les raisons qu’évoque l’étude de Cambridge : elle entrave gravement la liberté de mouvement.

Le changement serait-il une histoire de balanciers ? (En tous cas, fort peu de réflexion ?)

Guerre économique

L’UE envisage de nommer un commissaire à la guerre. Ce serait un Polonais. Il devrait son poste à l’action combinée de MM.Poutine et Trump.

What it wouldn’t be: A geopolitical role that could overshadow national defense prerogatives, particularly on nuclear weapons.

What it could be: An industrial policy role geared toward shared needs on ammunition and deploying EU investments into arms development programs spread out over several countries. 

Politico.eu d’hier

Comme je le disais, c’est de nouveau une question de politique industrielle. Et l’armement, à condition qu’on ne l’utilise pas, est la meilleure des politiques industrielles. Du moins on n’a rien trouvé de mieux. (J.K. Galbraith espérait qu’il serait remplacé par la conquête des étoiles, mais il n’a pas été entendu.)

Il semblerait que les « fous du marché » aient tort : ce n’est pas la concurrence qui fait la fortune des nations, mais une forme de planification étatique, qui rend l’avenir prévisible.