Claude Lévi-Strauss compare les sociétés primitives à des mécaniques, comme l’horloge à balancier. Il leur faut très peu d’énergie. Nos sociétés, par contre, sont des machines. Elles en consomment beaucoup.
Il en appelle à la thermodynamique. Nos sociétés cherchent l’ordre maximum, la production à la chaîne. Ce faisant, elles créent énormément de désordre dans la nature. La société primitive, par contre, se contentant d’un minimum d’organisation, est un faible perturbateur.
Théorie qui s’applique particulièrement bien à l’Amérique de Trump et de Musk (en fait à l’Amérique éternelle) qui veulent tout broyer sur leur passage, ou aux régimes « machos » tels celui de l’URSS, qui utilisait la bombe atomique comme outil d’ingénierie, ou à la Chine actuelle, qui lessive des régions entières pour en extraire des terres rares et bâtit de gigantesques barrages. Et que dire du risque atomique ?
Dommage que cette idée n’ait pas été poursuivie ? Les machos diraient peut-être qu’elle est sans intérêt : tout l’univers est là pour être bousillé. Mais ne pourrait-on pas être tout aussi heureux dans une société qui sait mieux jouer de son environnement ? Ne pourrait-elle pas être toute aussi créative que celle du 4×4 ?